‹ Corrigé des exercices sur le participe passéChapitre 3 sur 18 · CORRIGÉ · texte numérisé non relu

CORRIGÉ

SUR Lfi PARTICIPE PASSÉ.

Exercices sur le participe passé sans €Uixiliaires.

L'empire Ottoman fit' autrefois des conquêtes sur la republique de Venise , estimée plus sage que guerrière, défendue par des étrangers^ et mal secoù« rue par les princes chrétiens , toujours divisés entrt eux. — A la bataille de Saccia, Pierre-le-Grand se vit obligé de lutter contre cent - quatre - yingt mille hommes avec des troupes diminuées de moitié, une, cavalerie presque toute démontée, et des fan* tasssins exténués de faim et de fatigue. — On peut appeler la politesse une bonté assaisonnée : c est la politesse ajoutée au bon cœur. — La Tapeur du som«* meil ne coule pas plus doucement dans les yeux app^ santis et fatigués des corps abattus , que les paroles flatteuses ne s'insinuent dans notre ame pour Teiichanter. — Il y a des sottises bien habillées comme il y a des sots bien yétus. — L'histoire nous piontre souvent la pauvreté , cpmpagne de la vertu , élevée sur des chars de triomphe, jugée digifç des pré* inifirs trônes du monde^ et respectée par des peuples

justes et éclairés, apprédateurs du mérite. — livrés et abandoiinés à eià-mêibes , 1^ ^aWs lalents deviennent facilement de ^ands défauts, r- tes ouvrages composés par plusieurs mains , sont beaucoup moins, ^rfg^s que les ôÙTrageé conçus , cifeepris • et achevés par un seul homme. — Transportés des charmes de }a vertu, -étonnés de la m^niiicence de l'univers, pénétrés des lois admirables sur lesquelles roulent le monde physique et le monde moral , les poètes f^nrent la lyr«^ et chantèretit ,d'acUnirftble9 vérités. «jUQuel déluge de maut inondèrent alors la ' société I Tes places occupées par des hommes oorrom- {>us; les fassions , toujours punies par le ihépris , devenues la voie des honneurs ; Tautorlté des magistrats étabHe pour zbaint^nh:' Tordre, méconnue 6ii méprisée ; les moeurs coîlt>mpueS dànS leur Soilrcê ; les bienséances publiques , dont le vice lui - même éçt foujmirs jaloux, regairdées comme des usagés surannés; le désordre débarrassé de là gêtie même des ménagements ; là modération dans le vice deve^ tnie presque aussi ridicule que la vertu.

• Quelle est belle cette nature cultivée 1 que J^ ks soins de Thomme , elle est brillante et pbmpeusement parée ! Il en fait lui-même le principal ornement, et il met au jour , par soii art , tout ce qu elle recelait dans son sein, (^e de richesses iîouvelles! les fieurà, lès fruits, les grains perfectionnés à rinfiiii, les ^ëoeé Utiles d* animaux transportées , propagées, augmentées sans nombre; les espèces hui- , sibles diminuées, confinées, reléguées; les torrens contenas^ les fleuves dirigés ^ivsserrés^ lé mer somnise^

^ if) •

due aiisd tirante que ftoênde } kt colliats <^argéctde Tignes et de fruits ^ leurs SMmiiets couronnée d'tf bres utiles et de jeunes iorétS; les déserts diereunt desdtés habitées par des peuples immenses; eB&ak des comnmuieatkms établies partpùl, comme ai»* tant de témoins de la force «t de FuniiMi de la so» àétè, -* On peut tout sacrifier à Tamitiéy excepté riionnéte et le juste. — - L'expérièncte prouyé <pie. iss^. reyers éprouvés par les Russe* n'ont jamais été d'une grande importance , tu les ressources im# menses qu'ofire cet empiÉ«. -^ Les comédies d^ Molière exceptées , on peut dire que le» Sirtyres de Régnier sont la plus fidèle peinture des mceufs et du caractère des homoMS. — Noua n avons ^^e des notions ibrt inœrtaÎBes sur lès Cfainoo»^ attendu la défense faite aut EuropéeniS de pénétrer dans kitr empire. — La situation des affaires , vue et mûre» ment examinée, le -sénat décida que Hénéniut Agrippa porterait au peuplé des paroles de paix.' — lia France^ 7 compris Tile de Corse et se». colonies , renferme une population de trente mil«( lions d'habitants. — La gravitation uniterseHe supposée un principe vrai^ ions les phénomène» de la nature s*expliquent aisément; -^ L'Afrique ne renferme pas cent millions d'hâlbitants y les IM environnantes y comprises. -* Supposé les honunei sa^et modérés dans leurs dési^^ ta guerre ces* serait de dépeupler la tare» .

Mxercîeessur te participe paisé confuguéavÈc %xbm-

{ 57 . 58. ) i;itdte9lis&âttIes,rBÉps^Sne^ M ûaè yiÉtti d*

( 8.) Vàmemsifùtj étaient habitées par des étrangers de- Tenus maîtres , et par des natifs devenus serfs : telle fut lorigine du gouvernement fêodal. — L'expé- ;rience du pendule a été conârmée par les académiciens qui furent envoyés par Louis XV au Pérou j ils furent obligés vers Quito de raccourcir le pendule à secondes d'environ deux lignes ; ce qui prouve que la terre est plus renflée à Téquateur qu'aux pôles. -— L'éloquence est née avant les règles de la rhétorique^ comme les langues ont été formées avant la grammaire. — L'éloquence véritable commença à être cultivée à Rome du temps des Gracques, et ne fut perfectionnée que du temps de Cicéron.— Hortenshis, César et plusieurs autres ont été regardés comme des hommes éloquents. — Que sont devenus ces tyrans , ces factieux qui sont parvenus de crime en crime, au gouvernement de l'état? — Les longues nuits de l'hiver en Suède sont adoucies par des aurores et 4es crépuscules , qui durent à proportion que le soleil est moins éloigné de la Suède , et la lumière de la lune, qui n'y est obscurde par aucun nuage, augmentée encore par le reflet de la neige dont la terre est couverte, fait qu'on voyage en Suède la nuit conune le jour.- — La religion des Russes, avant Pierrele-Grand , était mêlée de superstitions auxquelles ils étaient d'autant plus fortement attachés qu'elles étaient plus extravagantes. — C'est à Guttembei^ de Mayence qu'est due la découverte de l'imprimerie. — Le corps le plus subtil est comme un monde où sont réunies des millions de parties arrangées dans l'ordre le plus admirable. — ^11 y a un siècle, les étaient moîi^ civilisés que les Mexicains,

quaixl ceux-ci furent découverts par Cortez* îiéstoûi ^ esclaves de maîtres aussi barbares qu'eux , ils étaient plongés dans une ignorance absolue. — Les sciences, qui ont été ailleurs le fruit taiylif de tant de siècle^ , sont venues par les soins de Pierre-le-Grand toutes perfectionnée^ dans ses états. — Ce n est point dans les écrits ignorés de la multitude , dans les systèmes qui sont produits par l'imagination, qu'il faut étudier les préceptes : c*est sur la connaissance des biens qu'est fondée la vraie morale. — O déplorable sort des cboses humaines j qui veut qu'aux succès soient toujours mêlées des disgrâces , et que nos joies soient acc(Hnpagnées de tristesse !

Exercices sur le participe passé accompagné du verbe avoir (59).

Les peuples septentrionaux ont toujours fait un usage immodéré des liqueurs fortes , et semblent les aimer d'autant phis que' la nature les leur a refusées. — Un bonne action est récompensée par k plaisir qu'on a de l'avoir faite. — Que d'hommes ont vécu trop d'un jour ! — Le souvenir des soinj qu'on a rendus à ceux qu'on aimait, est la seule consolation qui reste quand on les a perdus. — Quels héros la vertu h'a-t-elle pas formés ! — - Tous les animaux et tous les v^étaux qui ont existé, ont tiré successivement de la surface du globe terrestre^ la matière de leur corps, et la lui ont rendue à la mort. — Superbes montagnçs, qui vous a établies iur vos fondements? Qui a élevé vos têtes ju$f

f&'au^^fesst» des^ mietf Quiidus sohiées de Korét» Terdo^aâtes^ de ces plantées si utiles et si yanées^ de ces fleurs agréables où sont réunis lescDiîlenrs léê plus brillantes et les fiarfums les plus doùl? *— Dé« métdus de Phalère étant informé que les Atbéniena avaient renversé ses statues: ils nonl pas, dit-il) renversé la vertu qui me les a dîressées. — Aprèà avoir perdu là bataille de Narvâ, les Russes ont adressé à saint Nicolas une prière pul^tque, trop singuïièie pour n*étre pas rapportée; la voici : « O •4oi, qtii e^ notre consolateur perpétuel, grimd « saint Nicolas , par quel pécbé t'aTotis-notts ofien* « se dans nos sacriBces pour que tu nous aies ainsi « abandonnés? nous avions imploré ton assistance « coptre ces terribles destriicteuré , lorsque , com- « Tike des lions et des oiirs qui ont perdu leurs % petits , ils nous ont attaqués, effrayés, blessés, tués c par milliers , nous qui sommes ton peuple. G>mmeL, « il est impossible que cela ^t arrivé sans sortilège ^ * « nous te supplions , ô grand saint Nicolas , de les « cbasser bièu loiii de nos fronjtières avec la ré* « compense qu ils ont méritéci » — La liberté de Dantzick a été attaquée tour- à-tour par les Danois, la Suède et quelques princes allemands , et cette ville ne Ta conservée que par la jalousie que ces puissances ont toujours eue les unes pour les autres. — A la bataille de Fraueùstadt , livrée en 1706, et où les Moscovites ^avaient jeté leurs armes , dès qu'ils avaient vu les Suédois, Tépouvante fut si subite ^^ que les vainqueurs ont trouvé sur le champ de bataille sept mille fusils tout chargés , qu'on avait jetés

à tépiv ëaiit tirets -i-*-!! ^t bien peb de gSoènnix don! on*ait dit : Il n'a jamais «asiégé aueiine TÎlfe qu'il «e 1 mt prise, ni donné aucune bataille qu'A ne Tait ga«> |née. — De tous les con^ats que Charles XII à Ik* Très y celui de HoUosin est le plus glorieux , celui où il a essuyé les plus grands dangers et montré le plus d'habileté. — Une des choses qui ont tou* jours fort embarrassé les historiens ^ ce sont lés contradictions qu'ils, ont souvent trouvées dans lès mémoires qu'ils ont consultés. — La patrie .est une mère commune que l'Etre suprême a donnée à ceft grandes familles appelées nations. — L'àdmiraftion que quelques savants ont professée pour les ailtdens' a souvent dégénéré en fanatisme. — Le- prem^ degré du pardon est de ne plus parler di»4'i^urè qu'on a reçue. - — Racine , en parlant de Brrtanni'cus , ■ disait que c'était celle de ses pièces qu'il avait te plus travaillée. — Descartes , en nous donnant seà découvertes, nous a indiqué la route qui l'y à mené : il serait à souhaiter que tous les inventeurs ^ eussent fait de même; mais la plupart nous ont caché la marche qu*ils ont suivie^ et ce' n'est que le résultat de leurs travaux qu'ils nous ont laissé ; il semble qu'ils $dent craint ou de trop instruire les hommes , ou de s'humilier k leurs yeux , en fai« sant connaître les difficultés contre lesquelles ils ont lutté , et qu'ils ont cnfiA sunnontées* — Cest l'éloquence qui a porté les hommes à devenir vertueux , par les louanges qu'elle a données à la vertu, et qui a forc^ lés-vicietix k sr- cacher, par l'opprobre dont elle les a eouyertt. «^ Gioéitm dit quA la àstm^ hû m^ à&oBé ùm nàâsioât tll

henreitse qu'il n'eut jamais besoin d'éonre les dBsoours qu'il avait médités. -^ II. en est de l'honneur comme de la neige , fui ne peut jamais reprendre son édat ni sa pureté ^ dès qu'elle les a perdus.

Juvénal a laissé seize satires, qu'on • divisées en plusieurs livres^ ces satires ont servi de modèles à celle» que Boileau a composées ; mais Juvénal Ta emporté sans contredit sûr le poète français par la fermeté et la hardiesse de la touche , comme par la vivacité des couleurs qu'il a employées. — Le caractère distinctif de la satire de Juvénal , c'est cette haine inexorable qu'il a vouée au vice; en attaquant les hommes corrompus , il ne les a jamais raillés de leur perversité , mais il les a poursuivis, le fouet en main , et ne les a abandonnés qu'après les avoir cruellement châtiés. — Tacite, dans la vie d'Agricola, nous a laissé un historique de la Grande-^Bretagne , de la conquête ^^^^ et des progrès dès Romains , et nous a montré Tin- ^^^H|fiuence qu'ils y ont exercée. — Les recherches les ^^^^lus exactes qu on ait faites sur l'origine de la peinture n'ont produit que des incertitudes. On ne Vf sait ni les /lieux eu elle a pris naissance, ni les noms de ceux qui l'ont inventée. Les uns disent qu'elle a commencé à Sycione , et d'autres , à Corinthe. — Celui qui nous a instruits, et nous a inspiré le goût de la vertu, a. des droits sacrés à * notre reconnaissance. — Yillars disait que les deux ' plaisirs les plus vifs qu'il eût ressentis dans sa vie avaient été ,1e premier pnx qu'il avait obtenu au ooUège , et Ja. premiiere victoire qu'il avait rem^

à contre teini>s n'ont prefM]ue jamais réussi, Aé même que les semences ne poussent pas, quand on les a jetées en terre hors de saison. — Le café , ^ginaire de l'Arabie , est une des plantjes donft la culture est le plus répandue en Amérique. Quelques pieds de cet arbrisseau , ayant été transportés à Paris, y furent cultivés avec soin dans des «erres; et c*est de cette ville que sont provenues toutes les plantations que Ton a faites dans le nouveau monde. — Arthémise n'a survécu qUe deux ans à Mausole , son époux* — Dans tous les lieux de la terre où les hommes ont fouillé, depuis le sommet des montagnes , jusqu à dç grandes pro-* fimdeurs , ils ont découvert toutes sortes de productions marines , médailles incontestables des §g*andes révolutions que la terre a essuyéesu — La nature a toujours porté les hommes vers les chpses qui leur ont plu , et les a éloignés de celles' qui leur ont nui. *

Exercices sur le participe passé, des verbes pronominaux (63).

Saturne , issu de Tunion du Ciel et de la Terre ^ eut troisi fils qui se sont partagé le domaine de l'univers. — C'est la peine que s'est donnée un auteur qui fait que ses écrits sont lus avec plaisirs. — C'est à l'ombre de la paix que les arts sont n^ , ont prospéré , et se sont pa^fectionnés. — Quelles leçons nous aurions perdues , si Gcéron et Fénélon ne s'étaient pas livrés à l'étude de la sa^;es%e ! — • Les poètes épi<|ues se sont foujours pli^ à déq^e Içf

lii^aillei. -^ Fàrni les rois qui se sobI saecédé sur . lé trône de France , il s'en troure quelques -« uns r qui se soni immortaksés par le courage et les. yertus qu'ils ont montrés» — Les mauvaises nou* yell^ se sont toujours répandues plus promptement que les bonnes. — Ces hommes durs et avares qui se sont £ait une loi d'être sourds à la Toix du malheur , se sont rendus méprisables , et se sont attiré l'indignation publique. -^ Si des odeurs attirent chacune également T attention , elles se conserveront dans la mémoire y dans l'ordre où elles se sont succédé. — Combien de fois l'ignorance ne s'estelle pas applaudie de ses propres erreurs. — Dès que cette nouvelle se fut répandue , les Romains qui s'étaient réfUgiés à Veies, et tous ceux qui s'étaient dispersés dans les villages voisins, s'assemblèrent, et lorsqu'ils se furent choisi un chef, ils marchèrent Contre les ennemis , qui s'étaient avancés. — Les Ko* mains , 'naturellement satiriques, se sont toujoiM plu aux jeux de mots et aux équivoques que leurs auteurs comiques se sont empressés de répandre avec profusion dans leurs ouvrages, — Cicéron , dans sa jeunesse ; s'était livré à la poésie ; Juvénal et Quintilien se sont accordés à le regarder comme un poète médioere. -^ Les victoires que cet orateur romain avait remportées lui ont donné à Rome un grand crédit , et jjp^us d'une fois les partisans de César et de Pompée se sont disputé le suffrage de cet homme si important , dont la république s'est enorgueillie à

Scids Aeê èih^erieiM , T^oquenee lalbie â eesêif' de jeter cet édlat qii'ellë avait èik sélis les consuls i alors les formel répubKcames se sont effacées,- Tek)- ^ence s* est éloignée de la tribune asservie, et s'est réfugiée dans les ^fcoles j bientôt elle y e§t devenue verbeuse et sans but ; et c'est alors quç les rbéteurs se sont avisés de ne donner à leurs élèves, pour exercer leurs talents, que des sujets imaginaires , ^u des discours déjà traités par d'arfeienS orateurs* — La corruption qui avait fait de si grands progrès sous les empereurs qui se sont succédé après Auguste , a Ati inspirer là plus vire indignation aux poètes qui se sont senti du pencbantpaur la satire : c'est alors que Perse et Juvénal ont paru et se sont illustrée. — Les Romains, conmië les bistoriens se dc^. accordés à les représenter , étaient turbulents, ^eriiei^s, agités dé troubles intérieurs, él se sont fà^ la guerre pendant tui espace dé h^ sièèlès. — Les seul^ événements dont la mémôn^è se soit conservée , sont ceux qui ont produit de grandes révolutions, ou ceux qui, ayant été décrits par quelque écrivain excellent, se sont^uvés de la fouie , comme des poi^raits d'hommes obscurs que d'habiles maîtres se seraient plu k pdndre. ^^ L'arcbetêque d'Upsal a toujours Joui du privUégé de iacrèr tes rois de Suède : c'est un droit que ses prédécesseurs s'étaient aiTogé. — La Livonie avait appairtenu autrefois aux chevaliers de l'ordre teutènique ; le» Russes , les Polonais , hs Suéd(^ s étaient emparé» dé eette o6nbée; et s'en

seraient loiig[<-teinp8 disputé la possessicMi) si un traité de paix ne l'eût cédée définitivement à la Suède. — Dans le doute , les historiens prudents se sont ordinairement contentés de raconter les faits , et se sont abstenus d'en pénétrer les motifs , persuadés qu'il vaut mieux dire les choses qu'on a sués ou Tués, que de chercher à deviner celles qu'on a ignorées. — Les corps savants se sont fait des objections, et se sont répondu sur les difficultés qu'ils s'étaient faites.

Exercices sur les quatre règles du participe.

Le travail et le courage joints ensemble et long-, temps soutenus, Ibnt surmonter tous les obstacles. — La mort n'est prématurée que pour celui qui meurt sans vertus. — Que de gens ne savent pas oublier les torts qu'on a eus envers eux, ni pardonner les offenses qu'ils ont reçues ! — Quelques savants ont attribué la découverte de la boussole aux Chinois , mais il paraît qu elle est due à un Génois. — Les grands hommes qui ont paru dans chaque âge^ sont les seuls qui aient résisté au torrent des siècles. — - Quels hommes ont ignoré combien il est doux et glorieux de secourir l'innocence et la vertu qu'on a injustement opprimées? — O Télémaque! craignez de tomber entre les mains de Pygmalion : il les a trempées, ses mains cruelles, dans le sang de Sichée, mari de pidon, sa sœur, pidon, pleine du Aé»k de 1^ v^f)*i

gMUDcei s'estBauvée de Tyi' avec pliiBieiiFS vaîMeam-' La plupart de cefux qui aiment la yerbr Font suivie. Elle a fondé;sur la côte d' Afrique^ une superbe yiUe qu'on a nommée Garthage. — ^La calomnie s'est tou<^ jours plu à répandre son venin sur les vertus les plus» pures. — Il est arrivé à Britannicus ce qui arriverai toujours à des ouvrages qui se seront distingué» par quelque bonté: les critiques se sont évanouies y, la pièce est demeurée. — Nées le plus souvent danSi l'orgueil et dans l'amour de la gloire, les vertus humaines y trouvent un moment après leur tom-^ beau ; formées par les regards publics, elles vont s'éteindre le lendemain dans les ténèbres ; appuyéessur les jugement;^ des hommes, elles tombent sans œsse comme ces appuis fragiles. — Nous sommes assez vengés, quand la personne par qui nous avons été offensés, est persuadée du pouvoir que son offense nous a donné. — Lé dépôt de la tradition se conpose de souvenirs que le temps a altérés, et de fictions que l'imagination a créées. — ^Beaucoup de héros ont subjugué des provinces, mais peu ont réprimé leurs passions, et se sont vaincus eux* mêmes.

Elle est enfin arrivée la plus belle des saisons de l'an^ née, cette époque dont nous. avons si vivement désiré le retour, et où la nature, sortie de rengourdisse-> ment dans lequel nous l'avons vue si long-temps, sem» ble s'être ranimée, et voua inviter à suivre sonexem^ pie. Qu'elle se renouyelle donc en vous, jeunes élèves, cette ardeur dont vous étiez animés pour l'étude peiv

dtSA fànnéé^f i^eétéfibtdéei. 'jfe appose q^'èi pria» temps une belle càmpa^e se soit ptéserttée à vos regards, et que vous vous ioyez enipréssés d'a^mirér toutes les merveilles qu'elles vous a offertes : quelles sensations n àvez-vous pas éprouvées, en prësetfcc d'une nature aussi animée qu'elle vous avait semblé morne avant que quelques moi^ se fussent succédé. Quelles douces émotions ce spectacle ravissant n'a-t-îl pas excitées eh Vous ! Quels sentiments d* admiration et de reconnaissance se sont eitopàrés de votre ame à la vue de tant de ^icheâses unies à tafïtdtebesiutés ! Qui de vous hésiterait dé concourir de tout son pouvoir au but général que la Uature s'est proposé ? B^à paraissent les geimes des fruits ^J^ l'o^i attend de vous. Gardez-vous de ressembler à èes arbres stériles qui se sont couverts de fleurs, et qui n'ont pas doniié de frititis. En cultivant l'intelligence dont la nature s'est plu à vous douer, vous répondrez aux espérances que nous avons conçues^ et vous comblerez les vœux que nous avons formés pour votre bonheur.

Exercice sur le participe passé suiçi, soit du su-^ jet (75), soit cTun adjectif, dun autre participe ùudunsubstandf{71).

Plusieurs des altérations qu'a soufFeHes notre globe ont été oocasionnéès par le mouvement des eaux. — Les noms de l*roie et d'Hector ont toujours disposé l'ame à l'attendrissement : ils rappellent de grandes et mémoires Isfôitttiiescpie tes ouvrages d'Home^

t«ét m y^è Uni bût renineB fsMheB. — ÏÀ ^Àûré $*est inontrée sévère ii l'égarà cle pliisieuré peuples comme envers beaucoup d*incllvidus. — Malheur aux hommes durs et impitoyables que n*ont jamais attendris les Infortunes de leurs semblables. « — Ils poussèrent des cris de joie en revoyant les Compagnons qu'ils avaient crus perdus. — Jacques Sbbieski, que Charles ilï avait destiné au trône dé Fblogne; était 4 Breslau, attendant avec impatience là couronne qu'avait portée son père, quand il fut enlevé par trente cavaliers Saxons qu'avait envoyés secrètement le roi Auguste. — Appelés à rendre les J)èuple^ heureux, les monarques doivent être justes ci bienfkisants comme Fétre éternel qui les a faits rois. — Cest au milieu des camps romains et des débats populaires que se sont formés ces esprits vigoureïix , ces génies éloquents ihcoùnus aux peuplés qui leur ^nt succédé. — Charles XÎI, dans ses sévérités, n'avait pas épargné ne» sùjetis, qui s'étaient vus dépouillés des privilèges auxquels ils s'étaient toujours montrés si attachés. — La puissante république de tarthâge ]roi*cée de demander la paix aux Syracusains, les oppresseurs de la Sicile successivement détruits, lel villes rétablies dans leur splendeur, les champs couveHs de moissons, partout l'image de là richesse unie àû bonheur : voilà lès bièiifaits qu'a répandus Timoïéohsùr ckûe belle contrée. — Lorsque Céàar eut fait gracé ^ ]ttarcellus,Cîcéron improvisa une harangue, qu'il a retouchée depuis, et que la postérité a jugée un chef-d'œuvre. — Pierre-le-Grand a fondé la ville de Saliit-Pétexist^uiig dans laquelle s'est Formée de noi

jours une cour brillante, où se «ont naturalisés les plaisirs délicats et le goût des beaux arts. — - Les bommes qui se sont rendus les plus dignes des regards de la postérité sont ceux qui se sont faits les bienfaiteurs du genre bumain. — La réforme des Russes y ainsi que l'avait conçue Pîerre-le-Grand, est un de& plus grands desseins t[u ait jamais formés l'imagination bumaine. — Les anciens ont représenté la nature comme une divinité qu'ils ont faite mère, femme ou fille de Jupiter* — 11 y a de la bonté à descendre ou à reculer ; il y en a même à rester immobile dans le lieu où nous a placés la fortune. — Des enfants étourdis deviennent des bommes vulgaires; c'est une observation qu'on n'a jamais vue démentie, et que l'expérience a toujours confirmée.

Exercices sur le participe passé dun verbe imper^ sonnel (80); sur le participe entre deux que (86) ; et sur le participe précédé de h (90)

Les vents qui ont soufflé , la pluie qu'il y a eu ^ les cbaleurs qu'il a fait sont les effets de la bonté de Dieu. — Les moyens de défense que Tbémistocle avait déclaré qu'il fallait employer sauvèrent la Grèce entière du joug dont l'avaient menacée les Perses. — L'affaire paraissant plus grave qu'on ne l'avait cru d'abord^ les consuls résolurent de continuer la guerre qu'ils avaient commencée. — Que de livres il s'est imprimé depuis la décou* verte de cet art admirable qui conserve à chaque siècle le dépôt des connaissances que lui ont léguées les siècles précédents.— lia victoire a été aussi funeste aux

ei^eaûB que nous l'àyions pressenti. «— Le figfkië de Gharlemagne est un des plus glorieux qu'il y ait eu en France. — Les bons effets qu'on a vu que ces rigueurs salutaires ont produits ont démontré la sagesse qui les avait dictées. -— Louis XIY trouva dans le château de Versailles, que les arts s'étaient plu à embellir^ une résidence telle qu'il Tarait désirée. — La perte de la réputation, celle de la fortune, voilà les malheurs qu'il en a coûté à Eschine pour avoir vécu du temps de Démosthènes. — Que de monuments célèbres il s'est construit en Italie;* on peut dire que cette terre est peuplée de débris et de souvenirs. — Tout le monde a été à même de remarquer qu une grande nouvelle est presque toujours exagérée dans le principe, et ne se trouve jamais aussi importante qu'on Favait annoncé. -^Les oliviers ont gelé dans nos provinces méridio* nales pendant les hivers rigoureux qu'il y a eu en 4709 et en 4788; les froids excessifs qu'il a fait, il y a quelques années , ont produit le même malheur. — Les succès que Démosthènes avait prévu que Philippe obtiendrait , obligèrent les Athéniens à fortifier leur ville. — ^Nous ne tardâmes pas à comprendre que la menacé des ennemis était Plus sérieuse que nous ne l'avions pensé. — La France, comme nous l'avons vue sous les Valois^ ne ressemblait en rien à la France que toute l'Europe a admirée, quand, réunie sous Louis XIY, elle a triomphé dans les lettres et les arts, comme sur les champs de bataille. —• Quand Rome, oommo lious l'avons vu dans l'histoire^ s'çst crut en i9»

QISK9 PU gu*ç% % -mviJ^vL réparer ^ pertes qu'elle ^Tai( ef»suy^es^ son premi^ soîd a été d'af&rmir la 4isçipliiie militaire dont les premiers consuls ne s'étaient pas. assez occupés.^— Le$ ambitieux ont presque toujours échoué, parce que presque tous n^ont pas eu la modération qu'il eûjt fallu au milieu des embarras sans nombre où ils se^ sont trourés placés. 7-En lisant la Phèdre d'Euripide , on trouve plusieurs situations pleines d'intérêt que Bacine setuble avœr dédaignées , pei^t-être parce qu'il a trouvé ^u elles s'éloignaient trop des formes cérémonieuses de la tragédie, telle que l'ont imaginée les elassiquesr 4u siècle de Louis XI Y.

Èûèercices sur le participe passé précédé éCun régime direct et suivi étmi it\finitif ^^).

Lespersounes qi^e j'ai eaitenduès oh^t^ m'ont £ait iD^eaucoup de plaisir.-r-t^s acteurs que j'âd vus jouer se sont trouvés médioicres. -«^ Les airs que nous avoQç entendu chanter y n'étaient pas d'un iovi ]fon goût* — Les pièces que j'ai vii jouer ont été yivement applaudies. — Le Czar Pierre faisaiit partir des artisans de toute e4>èee pour Moscou y et n'epjToyai^ que ceux qu'il avait vus travailler lui-même. "T-L'ignorance et L'erreur nous ont toujours écartés de la perfection des arts et des sciences, et privés je tous les çuccès que nous aurions pu y trouver, r-JIenri lY est un des meilleurs rws que la France ^ vijis i^aitre. -r-*- Pour étane s&r de la vérita^ il faut l'avoÂr entendu annoncer d'uiie manière claire et .|^QfU;^ç.ir-Lçs boQunes qiu'on a vus abuser 4e^ plai« iirs sont ceux qui s'en sont lusses le plus &dle«

' ment. -^ €^t 9Pm à^omrété se yajtot *p^ w^ "heore qu'on a sa biea eiiq4ayar. -^ J'ayaii deux âls, ma plus belle espérance, je les ai yus mourir à mes câtés. — Dans les tepps de coiTiiptiûDy à Rçno^ comme à Athëoes^ les hommes qu'on a yu.réooni^ penser, étaient ceux qui Taraient le moins mérité. — - Pierre-le^rand^ après avoir vaincu les Suédois sur teri^e, les a vus fuir devant sa marine vidorieusQ, composée de la première flotte russe que la mer Baltique eût encore vue navigua. -«* L'action de cette )Mèce est tellement compliquée que ceux qui l'ont vu leprésenter, ont encore de La peine k l'entendre. — ^La plupart des philosophes grecs étaient , en quelque sorte, des professeurs ambulants, que les {Hnemiers peuples ont tus aller de ville en ville pour enseigner les éléments des sciences et des arts. t — Que restert-il des monuments qu'Alcibiade et Démosthène ont vu constriâre? Quelques ruines que îles barbares n'oirt pas ménie respectées.-^ Loin des bords qui nous ont vu naître, nous i^e saurions jouir d'un bonheur psyrfait. — Les mauvaise nouvelles qiie non» avions entendu débiter se sotA trouvées fausses. *- Nous l'avons v^e^ h^ fille é^ p^ché, l'affi'euse et enidle mort; npus l'avons vUe venir dans nos cabanes, où leciime racqndiiite.-r-Quell^ que fCMcnt les explications .salte&i^wtef qu'ils oipt prétendu a;rolr données , ^s n'en ont pas moins paru blâmables. — Adieu ^ p^ûsible^ bçureupe conti;^ que j'ai vue tant de fiiis s'embeUir aux rayoïv de i'^istre du jour, et que j'm entendu chanter p^ l'Hnnftçrtd aute|ur d'Abel, digne jnfdl de Horiao;

èpi^ûvè de fi douces jouissances, et que, comme de jeunes plantes aimées du ciel, nous aronsTus s'élerer "par les tendres soins d'un rénérable patriarche; adieu, terribles ayaianches, que j'ai entendues s'écrouler avec fracas, et qui nous avez menacés tant de foks de la mort, vous nous effrayez moins que les dangers toujours renaissants auxquels nous allons être exposés dans le tourbillon du monde •

Exercices sur les participes tait (^04), LAissi (H<), suii>is d^wi infinùij , et sur certains participes lèpres lesquels Vù\finitif est sous^-entendu (i i 5).

Quels fruits pouTons-nous attendre des injustices "que nous avons fait éprouver aux autres, des mépris que nous avons eus pour eux, si ce ne sont les fruits amers et empoisonnés de la haine et de la Tengeance? — Les passions que nous avons laissées Ibmenter finissent par nous sulijuguer. — Tel est l*attacbement naturel des hommes pour le sol qui les a vus naitre, qu'on relève aujourd'hui les bâtiments que réruption du Mont-Etna a fait écrouler. — Un général, ayant vu que tous ses soldats s'étaient laissé prendre, dit de sang-froid à quelques officiers qui lui étaient restés fidèles : marchons à l'ennemi, et sachons mourir. — Les rms qui ont gouverné leurs peuples avec justice et modération y en ont toujours obtenu les sacrifices qu'ils ont voulu, -;— On a eu pour son Âge et pour sa faiblesse tous les «égards qu'on a dû. — Les Romains ont souvent accusé leurs orateurs de n'avoir pas pratiqué une HMiale trt§-4ri^9 et de s'être laissé oorromprepeT

^ les |tt*és€nts qu ils recevaient de leurs clients. — Ijcs ^ I* serpents paraissent privés de tout moyen de U ')• se mouvoir , et uniquement destinés à ' vivre sur ^-^'"- là place où le sort les a fait naître. — Je lui al lu mon épître très posément^ jetant dans la lecture touffe la fo^ce et tout Tagrément que j'ai pu. — ^ Quelque sévères que soient ces décrets, la force des è circonstances les a fait admettre, et les a laissés passer. — Néron, une fois maître du souverain pouvoir, a fait tous les maux qu'il a pu, et a commis toutes les cruautés qu'il a votulu. — On a retrouvé rarement les occasions qu'on a laissées échapper. — Charles XII, fâché de ce que les trois cents soldats avec lesquels il avait soutenu un siégé contré toute une armée turque, s*étaient laissé prendre dans* leiu^ retranchements, dit au pacha dont il était i ' j prisonnier : Ah ! s'ils tétaient défendus comme As l'auraient dû, on ne hous aurait pas forcés en dix ^ jours. Hélas ! dit le Turc, voilà du courage bien mal employé.

il Exercices sur le participe passé précédé d'un ré~ gime direct, et suii^i d'une préposition ejt d'un infinitif [M S),

Les orateurs romains se sont perfectionnés, en s*aidant des conseils des savants grecs que la guerre dé Mithridate avait forcés de se réfugier à Rome. — Partout les rayons perçants de la vérité vont venger la vérité qu ou a négligé de suivre. — L'éruption du Tésuve est un de ces spectacleà que ta dâf» GckauGsoEs PiaTidPss. 2

ture s'est réservé de montrer seule à Tadmiration de Fhomme. — Les premiers philosophes se sont bornés à en^igner une morale naturelle, -i- Nous demandons que tu pardonnes à ceux que tu as résolu de punir. Timoléon fit revenir les habitants

que la cruauté du tyran avait forcés da s'exiler-^ La philosophie qu^Anaximandre a commencé à répandre dans la Grèce, fut illustrée par les Socrate, les Platon, les Aristote, qu'on a vus briller* avec tant d'éclat. — Les bons rois sont immortels: la reconnaissance des peuples s'est chargée dVéterniser leur mémoire. — Ne faites rien qui ne soit dipne des maximes de vertus qu'on a tâché de v#us inspirer. — Les problêmes que le célèbre Pascal f vait donnés à résoudre aux savants de l'Europe , n'ont point été résolus, bien que ceux-ci aient fait tous les efforts qu'ils ont pu pour en trouver la solution. — Pénélope n'aur^ pu résister à tant de prétendants ; son père l'aura contrainte d'accepter un nouvel époux. — L'habitude que nous avons contractée de juger trop promptement, nous faft tomber dans bien des erreurs. — Voilà les ennemis que la reine a eus à combattre, et que ni sa fermeté, ni sa prudence n'ont pu vaincre. — Quand les sénateurs s'aperçurent que le peuple romain persistait dans la résolution qu'il avait formée de quitter la Tille, ils comprirent enfin que la sédition était plus sérieuse qu'on, ne l'avait pensé d'abord. — Un bonheur constant n'est pas fait pour l'homme : quelles tempêtes n'ont pas eues à essuyer ceux qui son^ enfin eptvé^ dans le port J '^ Notre langue que

des hommes de géi^ie se sont appliqua k perfectîomier, s'est répandue partoul;, et est, en quelque sorte, devenue universelle. — Les erreurs qu'il a contribué à propager, ont étouffé U véritë. — Les hommes véritablement bienfaisants ne se sont jamais lassés de Fétre, et la crainte' de faire des mgra^s ne les a jamais empêchés de faire du bien. — Les difficultés qu'on a cherché à vaincre, deviennent plus faciles à surmonter. — Quels reproches n'ont pas eus à se faire ces princes que leur ambition a rendus le fléau de leurs peuples ! — Ëschine reprochait à Démosthènes tous les maux qui étaient résultés de la guerre qu'il avait cofaseillé aux Athéniens d'entreprendre. ♦

Exercice» sur le participé passé de certains verbeê

pronominaux (127).

Les méchants se sont toujours attaqués aux honnêtes gens.— Les paroles qui se sont échappées de sa bouche avaient toute l'éloquence du Sentiment» — JiCS juges se sont aviség d'un singulier expédient pour lui faire avouer la vérité, qu'il avait jusqu'alors tenue cachée. — Rarement nous noua sommes aperçus de nos défauts, tandis que ceux ' des autres ne fous ont presque jamais échappé. — !Ne vous fiez point à ces hommes qui se sont toujours joués de leurs serments. — Les hommes se sont toujours plaints de la fortune, à laquelle ils ont attribué tous leurs malheurs ; mais quand leurs entreprises ont échoué^ ont-ils bien fait tous les efforts qu'il eûtfaUu? -«Le^tissês, avant Pierr«»le«Grat)d |

avaient ignoré Tusage des cliifîre« ; ils ne s*étaient servis jusqu'alors, pour leurs calculs, que de petites boules enfilées dans des fils d'archal. — On dit qu'une femme de Scame, qui s'était étudiée k supporter le8 plus grandes rif?;ueurs que la nature hmnaine puisse soutenir, a vécu plusieurs mois^ sans psendrè d'autre nourriture que de l'eau. — Que d'hommes ne se Sbnt jamais doutés qu'il est plus agréable^ . de faire du bien que d'en recevoir ! — Les âmes honn'êtes qui se sont toujours livrées à la vertu, ne se sont jamais aperçues des sacrifices qu'elle exige. — Les hommes qu'on a vus abuser de la fortune ne se sont jamais persuadés que le malheur pouvait les atteindre. — Les dieux dont ils s'étaient joués se sont plu à leur susciter des ennemis. — Les hom-* mes se sont toujours imaginé qu'ils ont le temps de penser à la mort, et ils passent leur vie sans y penser.

— De tout temps, les sages se sont servis des fous. -^ Les anciens ne s'étaient point figuré que le soleil eSf immobile, au centre de l'univers. — Les hommes d'mf mérite supérieur ne se sont jamais prévalus des avantages que la nature leur a départis. — ^Tou^ ceux qui se sont persuadés qu'une intrigue froide pourrait soutenir leurs pièces , les ont vues tomber.

— Les Etoliens qui s'étaient imaginé qu'ils domineraient dans la Grèce, furent au désespoir, quand ils virent qu'ils s'étaient donné des maîtres;

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