LES GÉMEAUX
Les Gémeaux sont le complément du Bélier et du Taureau et les deux lignes opposées viennent se réunir à leur base ; ces trois signes peuvent se réunir, former l'union des opposés et produire ainsi les deux sexes en un seul sans séparation (fig. 19 et 20) en formant le caducée d'Hermès. L'Air domine les Gémeaux, la plus g-rande extension de cet élément est à la Balance et sa lin au Verseau ; ces trois signes forment le triangle de l'Air. Ici se place le mystère de la vie Adamique et celui de la création.
Nous n'avons ici que les trois i Fig. 19 et 20.
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premiers éléments, le quatrième qui est l'Eau semble être le mobile qui va les différencier, les mêler. Le premier |)rincipe serait donc l'eau, et n'esl-il pas dit : (( Dieu sépara les eaux du Ciel, les eaux d'avec les eaux après avoir séparé la Lumière des Ténèbres », car il V avait des eaux au-dessus du firmament et des eaux au-dessous.
Voilà la preuve du commencement du Monde, la preuve de l'exactitude du signe de.Iupiter ^^ lelque nous l'avons détaillé, la preuve de l'action éthérée, celle de Dieu créateur, la preuve de la vie de l'Adam double intimement uni à l'Univers sans autre besoin que celui de vivre de l'amour de son Créateur. Aussi ce troisième signe est-il donné à Mercure comme trône, indiquant cette union intime de l'homme et de la femme ou de la nature et de Dieu, le Cosmos céleste et le Cosmos humain.
Les Gémeaux président aux épaules, aux bras et aux mains c'est-à-dire aux membres les plus nobles (|ui servent à exprimer et à manifester l'intelligence et l'activité (jui siègent au cerveau. Cette dualité d'action agit ici d'ensemble, le positif et le négatif s'unissent dans une même direction et toute la vie universellecircule et obéit. La fable de Castor et Pollux que nous indi(|U()ns ici incidemment prouve cet étal et celte force du |)remier homme, ainsi que son triple et (juadriij)le état suivant les auteurs. En effet, on dit quc.lupiler transformé en cygne séduisit Léda et(jue celle-ci lit deux œufs d'où sortirent Castor et Clylemnestre, et Pollux et Ib'lène. Cet (l'iif n'est autre (juc l'ellipse du Zodiacjiu' (jhc la Mythologie compare au ventre de Léda et cette double naissance en
positif et négatif exprime la vie mortelle et la vie immortelle. C'est ce qui fait que Jupiter ne peut accorder l'immortalité à Castor qu'à la condition que Pollux, principe immortel prenne la vie mortelle de son frère. C'est là la preuve de l'âme accomplissant sa rédemption en ce monde à travers le corps matériel. Il faut encore dire que c'est Mercure qui eut soin des Gémeaux pour les nourrir et qui les emporta en lieu sûr. Car Mercure, nous l'avons déjà dit n'est autre chose que cette puissance divine que possède l'esprit humain, comme Pollux est l'unité qui préside ou qui domine cette dualité de la vie humaine composée du masculin et. du féminin.
Mercure maître de ce signe dont nous avons donné la composition ternaire est dit messager des âmes et des dieux et instituteur des cultes. L'homme eut donc ce divin privilèg-e de tout connaître, de tout savoir, de tout ordonner dans la nature et cette nature produisait d'elle-même la nourriture des habitants du Céleste royaume. Il est facile de comprendre que TEther seul qui est la vraie nourriture, celle que nous cherchons à travers la quantité de matières que nous absorbons est dans l'air que nous respirons. Il contient toute la vie et en supprime toutes les nécessités. On voit que ce n'est pas sans raison très ancienne que le Caducée fut consacré à la médecine et à la navigation. Enfin les anciens ne représentèrent que des sig-nes, et quand plus tard ils fig-urèrent un ange ou une divinité, ils ne lui mirent pas de corps.
Voici le ternaire sacré du passé qui semble avoir été chassé du centre à la périphérie, car dans cette
COSMOGONIF, HUMAINE
maison Jupiter lu est en chute et fait sentir son influcnceconlrairc. Comprenons quel'hommene doit point s'élever contre son Créateur ni trafiquer de ses dons, et que les sciences et toutes les complications mathématiques et naturelles se brisent au pied de son trône.
C'est la demeure de la faute, le lieu de l'exil du bonheur, le lieu du mensonge et du vol, car toutes les fonctions de la nature échappent à nos yeux, et l'inattendu ou le destin guette l'homme à chacun de ses pas.
La mort apparaît, mais l'immortalité est le précieux gage donné par Dieu à l'humanité, car l'àme viendra à travers le temps innombrable soutenir le fardeau de sa faute, et à travers la multiplicité des causes et des effets parcourir les cycles de son rachat, assister impuissante à l'éviter à la résultante immense des ondes résonnantes de sa première volonté, dont la conséquence eng-endra le destin.
L'étude de ces signes est faite pour en démontrer la violence et l'exactitude.