DU COEUR DE TEMPÉRAMENT MÉDIOCREMENT CHAUD
On a le pouls ordinairement lent quand on a le cœur médiocrement chaud, c'est-à-dire quand il n'y a qu'un peu de chaleur ; car le battement de l'artère, soit qu'il soit faible et lent, soit qu'il soit fort et haut, provient des deg-rés de ce feu qui est allumé dans la fournaise du cœur.
Il semble aussi qu'on ait toujours froid, et si l'on manie la main à ceux qui l'ont de cette sorte, on dirait qu'elle soit glacée, car on ne peut pas trouver de la chaleur au dehors, lorsqu'il n'y en a point, ou qu'il y en a peu au-dedans.
Ceux qui n'ont point le cœur chaud, n'ont pas la poitrine velue ; parce que c'est en partie la chaleur ([ui nous fait croître le poil.
Ils prennent aussi facilement l'épouvante, car quand on manque de chaleur on ne saurait avoir de forces sur lesquelles on puisse appuyer l'hardiesse.
Ils ont enfin la voix faible, et la respiration trop courte à cause qu'ils n'ont pas beaucoup d'esprits vitaux pour l'aider, et pour mettre souffle dehors, car quand le cœur a peu de chaleur, il n'a pas beaucoup de vigueur ; en suite de (juoi toutes ses fonctions sont pareillement languissantes ».
Sous ce langage curieux et fort éloig-né du lang-agc scienlih(|ue et académique de nos jours, se cachent pourtant de belles vérités que peut faire découvrir avec un peu de méditation la loi îles analog-ics.
Passons maintenant à la lig-ne de Cœur.
CHAPHRE XXII