LE MONT DE SATURNE
Saturne Dieu du Temps, père des Dieux, c'est l'Infini qui nombre hi Fini, l'Absolu immuable néces-
sitanl la Fatalité, l'Ordre, le Mouvement, la Force implacable, immobile, qui oblige la Force contraire à flamber, à brûler, à incendier, à consumer. De ce froid immense, ce froid qui brûle, dépend l'équilibre du Feu qui dévore sa proie.
Croix divine où s'accomplit à chaque seconde l'Holocauste suprême, sommet idéal où tend sans cesse l'âme qui subit sa torture dans les anneaux du mal. 0 Humanité! qui fais sombreriez dernières victimes, prends courage et oublie si peu que ce soit, cette obligation de passer dans cette vie expiatrice.
La mauvaise influence de Saturne sera signalée comme pour les autres planètes par des lignes mal apparentes ou défectueuses. On sait qu'il réduit à la misère, qu'il occasionne les plus graves maladies et conduit à l'exil et à la prison. Un mont de ï) uni et calme appartiendra certainement à une main [)rédeslinée. On aura non seulement la joie de viviez heureux, mais de vivre tranquille. Toutes les lignes entrecroisées, hachées, toutes les lignes en fourche ou coupées sur ce mont annonceront des périls et de graves ennuis, et il faudra bien voir quel écjuilibre apporteront les autres lignes et signes pour combattre cette mauvaise influence.
Une ligne montant de la concavité ou du (|ua(lrangle à ï) , si elle est coupée sui- le mont indique des blessures à la tète si ces lignes sont giosses, et à la poitrine si elles sont rouges ; aux autres parties si elles sont sans apparenc(» particulière. Les petites lignes dans la joinlure dn médius indi(juenl aussi des blessures. On sait (|ue la ligne (jui dépasse les phalanges, c'est prison. Une croix de Lorraine : caj)-
tivltc, exil; le contraire s'il n'y a qu'une croix dont les extrémités touchent la racine du doigt. (L'action quaternaire qu'elle représente sur ce mont est l^ivorable comme sur ^). Une ligne descendant de la racine du médius et allant en demi-cercle sur le mont du O : obstacles dans ses entreprises, on ne rencontrera que le mépris. La racine du médius coupée par plusieurs lignes très nettes indique une personne martiale qui a le mépris du danger (^, ï) ). Une ligne droite reliant la première et la deuxième jointures : pertes et disgrâce militaire. Cinq ou six lignes entre la première et la deuxième jointure : à une femme autant de garçons qu'elle aura consécutivement et qui la plupart seront malheureux. Au sommet du doigt et par côté une étoile ou une croix : on mourra pour des idées politiques ou relig^ieuses. On indique également que l'étoile est un signe de stérilité pour les femmes, et aussi d'assassinat et de meurtre. Enfin un carré ou un quadrangle a été pris pour un signe de servitude par la tradition et un signe de protection dans les chutes pai' les modernes.
Passons au mont du O.