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PLANÈTES TÉLESCOPIQUES. — ÉTOILES FILANTES

SU. Ziol de Bode. — Les anciens ne connaissaient que 6 phnètcs, y compris la Terre : Mercure, Vénus, la Terre, Mars, Jupiter et Saturne; Uranus fut la première planète ajoutée à celte liste. Lorsqu'on prend pour unité la distance de la terre au soleil, les distances respectives des six planètes au soleil sont exprimées par les nombres : Mercure, 0,387; la Terre, 1; Mars, 1,523; Jupiter, 5,203; Saturne, 9,539. Un astronome du xviii' Biècle, Titim, trouva entre ces distances un rapport assez simple, connu depuis sous le nom de loi de Bode; on ne doit plus con-

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sidérer aujourd'hui cette loi que comme un moyen mnémonique propre à fournir approximativement les distances moyennes des principales planètes au soleil.

Écrivons la série 3 6 12 24 48 96 192 dont chaque terme se forme, à partir du second, en doublant le terme précédent; ajoutons k à chaque terme de la série et diyisons par 10, tiou.> obtiendrons ainsi la série 0,4 0,7 1 1,6 2,8 5,2 10 19,6. Si nous mettons de côté le cinquième terme, nous voyons que les autres représentent avec une assez grande approximation les distances des planètes au soleil. Aucune planète ne correspond à la distance 2,8. Uranus satisfait encore à la loi de Bodc, puisque sa distance moyenne au soleil est exprimée par le nombre 19,182, tandis que la série donne 19,6. Quant à la planète Neptune, il y a une différence de près de 9 unités entre le nombre qui exprime sa distance moyenne au soleil et celui que fournit la loi de Bode.

212. Planètes télescopiques. — A Tépoque où fut formulée la loi de Bode, la planète Uranus n^était pas connue. La découverte de cette planète, dont la distance au soleil correspond précisément au huitième terme de la série de Titius, donna lieu de croire qu'il devait aussi y avoir une planète qui correspondît au cinquième terme de la série. Le !•' janvier 1801, Piazzi découvrit à Palerme une planète qu*on appela Cérès et qui se trouva combler exactement la lacune que nous venons d'indiquer. Quinze mois après, on découvrit la planète Pallas, L'auteur de cette découverte, Olbers, considéra les deux nouveaux astres comme les fragments d'une même planète. Harding, en 1804, constata l'existence de la planète Junon; enfin, Olbers découvrit Vesta en 1807. Ces quatre planètes reçurent le nom de planètes télescopiques, parce qu'elles ne sont visibles qu'avec le secours du télescope (fig. 134).

La liste des planètes demeura stationnaire jasqu'en 18i5. Depuis cette époque, on en a découvert 441 , de sorte que le nombre des planètes télescopiques aujourd'hui connues est de 445. La plus voisine du soleil est Hungaria,ei la plus éloignée est la planètelV, découverte Iel8marsl893 parMaxWolff. Toutes ces planètes sont comprises dans une zone située entre Mars et Jupiter, et dont la largeur est de 46 300 000 lieues ; mais elles sont très irrégulièrement distribuées dans cet intervalle. Les trois quarts se trouvent dans la moitié de la zone du côté de Mars.

213. Étoiles filantes. — Nous allons maintenant dire quelques mots de ces météores lumineux qui sillonnent le ciel pen- "■"' la nuit et qu'on a appelés étoiles filantes. Ordinairement,

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leur nombre est assez restreint; on peut en observer de 4 à 6 pendant une heure. Mais, deux fois par aa, vers le 10 août et le 11 noTembre, les apparitions deviennent beaucoup plus fréquentes. Ainsi, M. WalTerdin en a compta jusqu'à 316 en une

heure, à Bourbonne-les-Bains, dans la nuit du 8 au 9 août 1836. Les observalions Taitcs au mois de novembre ont permis de constater des phénomènes bien plus extraordinaires. Pendant la nuit du 13 au 13 novembre 1833 le nombre des apparitions CODStatèes à Boston par M. Olmsted, dans un intervalle de 7 heures, ne doit pas être évalué k moins de 240000. Sans doute, ce sont là des faits exceptionnels, mais il est certain que pendant les périodes des mois d'aoQt et de novembre te nombre des étoiles niantes est au moins décuple de celui des nuita ordinaires.

L'éclat et la couleur des étoiles filantes sont variables. Quelques-unes dépassent en grandeur apparente Vénus et Jupiter; la plupart sont blanches, mais te tiers au moins offre une coloration, soit jaune, soit rouge, soit verte. En général, la trajectoire est rectihgne, mais il ; a quelques exceptions. Ce dont on est bien certain aujourd'hui, c'est que presque toutes ces apparitions semblent diverger, pour une même époque, du même point du ciel. Pour la période de novembre, le point central est l'étoile T de la constellation du Lion; pour la période du mois d'août, le point central est Algol de Persée. Or, c'est précisément vers ces deux points du ciel que notre globe se dirige i ces deux époques. Cette coïncidence a conduit à l'hypothèse suivante qui attribue aux étoiles Plantes une origine cosmique cl ics fait rentrer dans le système solaire.

On a ailmis l'existence d'une quantité prodi^euse de curjiua-

COSMOCnAPIIlB éLÊMGNTAIRB.

ules circulant autour du soleil et formant une espèce d'anneau elliptique dont les diverses régions sont plus ou hioins riches en matière cosmique. Ces corpuscules seraient solides et leur frottement contre les couches supérieures de l'atmosphère suffirait pour produire Tincandescence des matières inflammables qui les composent; la différence des couleurs proviendrait uniquement d'une différence dans la composition chimique. Certains de ces corps une fois entrés dans la sphère d'attraction de la terre ne pourraient plus en sortir et viendraient tomber à la surface du sol, ce qui permettrait d*expliqucr les chutes de pierres et de matières ferrugineuses, phénomènes dont oo ne peut plus nier Tcxistence aujourd'hui.

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