DEUXIÈME PARTIE
Ll TEBRE.
Forme de la terre, densité, température et tension électro-magnétiqae du globe. Recherches sur l'aplatissement et la courbure de la terre faites à l'aide des mesures de degré, des oscillations du pendule et d^ inégalités lunaires. — Densité moyenne de la terre. — Écorce du globe; i quelle profondeur nous est-elle connue? p. 175-193. — Propagation de la chaleur dans le globe terrestre; accroissement continu de la température depuis la surface jusqu'au centre, p. 193-200. — Magnétisme, électricité dynamique, variations périodiques du magnétisme terrestre. Perturbation dans la marche de Taiguille aimantée. Orages magnétiques. La force magnétique manifestée à la surface de notre planète par trois classes de phénomèies : lignes d'égale force (isodycamiques), d'égale inclinaison (isocliniques), d'égale déclinaison (isogoniqnes). — Situation des pôles magnétiques; ils peuvent être considérés comme des pôles de troid. — Ifobilité dans les phénomènes du magnétisme terrestre. — Vaste réseau d'oèservatoires magnétiques établis depuis 1828, p. 200-214.— Prodoctioo de la lumière aux pôles magnétiques; phénomènes lumineux dus à l'activité électro-magnétique de notre planète. Hauteur des aurores boréales. L'orage
magnétique est-il toujours accompagné de bruit? — Autres exemples de lumière terrestre» p. 214-226.
Activité vitale de notre planète considérée comme la source principale des phénomènes géognostiques. Liaison entre le soulèvement des continents ou des chaînes de montagnes et l'éruption des gaz et des Tapeurs^ des boues chaudes, des roches ignées ou des laves en fusion qui se transforment en roches cristallisées. — La yulcanicité considérée dans sa plus grande généralité est la réaction que l'intérieur d*une planète exerce contre ses couches extérieures. Circonscription et agrandissement successif des cercles de commotion. — Les secousses volcaniques sontrelles en rapport ayec les variations du magnétisme terrestre et les phénomènes atmo* sphériques? Bruits qui accompagnent les tremblements de terre. Tonnerre souterrain, sans ébranlement sensible. — Influence de la structure des roches sur la propagation des ondes d'ébranlement. — Soulèvements, éruptions d'eau, de Tapeurs ardentes^ de boue, de mofettes, de fumée et de flammes pendant les tremblements de terre, p. 226-244.
Examen plus attentif des matières produites par l'activité intérieure de notre planète, qui s'échappent du sein de la terre par les fissures et les cratères d'éruption. — Les volcans considérés comme des espèces de sources intermittentes. Température des eaux thermales, leor constance et leurs variations, p. 244-252. — Salses ou volcans de boue. De môme que les volcans donnent naissance aux roches volcaniques, les sources thermales produisent, par voie de dépôt, des couches de travertin. Production continue de quartz ou roches sédimentaires, p. 252-264.
Diversité des soulèvements volcaniques. Dômes arrondis de trachyte. — Volcans proprement dits s'élevant au centre d'un cratère de soulèvement ou entre les débris dont ce cratère était originairement formé. — Communication permanente de l'intérieur du globe avec l'atmosphère. Rapports entre la hauteur des volcans et la fréquence des éruptions. Hauteur du cône de cendres. Particularités des volcans qui s'élèvent audessus de la limite des neiges. — Colonnes de fumée et de cendre. Orage volcanique pendant la durée de l'éruption. Composition minéralogique des laves, p. 254-272. — Distribution des volcans sur la surface de la terre; volcans centraux et chaînes volcaniques; volcans situés dans des îles ou sur des côtes. Distance des volcans aux rivages de la mer. Épuisement de la force volcanique, p. 272-281.
Rapport de la vulcanicité avec la nature des roches; formation de roches nouvelles et modification des roches préexistantes par les forces volcaniques. L'étude des volcans conduit ainsi par une double voie à la partie niioéralogique de la géognosie (structure et succession des couches terr<'Stres) et à la formation des archipels et des continents soulevés audessus du niveau de la mer (disposition géographique et contour des différentes parties de la terre).— Classification des roches, d'après les phénomènes de formation et de modification qui se produisent encore sous nos yeux : roches endogènes ou d'éruption (granit, syénite, porphyre, grunstein, hypersthenfels, enphotide, mélaphyre, basalte et phonolithe) ;
rockêi de MknmU^ (schiste argileux, lits de charbon de tarre, calcaires, traTertin, bancs d'infnsoires); roches transformies on métamorphiqms, contenant^ avec des débris de roches d^émption on de sédiment, des débris de gneiss, de micaschiste et d'antres masses métamorphiques i^os anciennes; conglomérats et grès (roches détritiques), p. 28i-S94. — Piiéoomènes de contact éclaircis par la formation artificielle des minéranx. Kffets de la pression et dn refroidissement pins on moins rapide. ¥ùnu^ tiou dn calcaire granulaire ou marbre saccharolde, transformatioa da schiste en jaspe mbané par la silification; la marne calcaire diangée par le granit en micaschiste; conversion du calcaire en dolomie, Cormatioa des grenats dans le schiste argileux en contact avec le basalte ou la dolente. — Fiions poussés de bas en haut. Phénomènes de la dmentation dans la formation des conglomérats. Conglomérats produits par le frottement, p. S95-810. — Âge relatif des roches ou chronologie du globe. Couches fossilifères. — Age relatif des difiérents organismes. — Gradation physiologique des espèces suivant la superposition des terrains. — Horixon géolo^que d'après lequel on peut arriver à des coDclnsions certaines SBT l'identite ou l'ancienneté relative des formations, sur la répétition de certaines couches, sur leur parallélisme ou leur sui^ression oomplëte. — Type de couches sédimentaires considérées dans leurs traits les plus généraux et les pins simples; couches siluriennes et dévoniennes, nommées autrefois terrains de transition. Trias inférieur (calcaire de montagne), terrain honiUer, nouveau grès rouge inférieur et calcaire magnésien; trias supérieur (grès bigarré, calcaire coquillier etkeuper); calcaire jurassique (lias etoolithe); grès massif (craie inférieure et supérieure, ainsi que les dernières couches qui coomiencent au calcaire de montagne); formation tertiaire comprenant trois subdivisions caractérisées par le ezdcaire grossier, le charbon brun et les graviers sobapennios. — Faunes et flores des temps primitifs; leurs rapports avec les espèces actuellement vivantes. Ossements gigantesques des mammifères de Tancien monde dans les terrains de transport. -^ Règne végétal des anciens temps. Terrains dans lesquels certains groupes de plantes atteignent leur maximum de développement (les cicadées dans le keuper et dans le lias, les conifères dans les grès bigarrés). Lignites ou couches de charbon brun. ~ Gisement et blocs erratiques. Doutes sur Forigine de ces masses, p. 310-381.
La détermination des époques géologiques amène à étudier la répartitioa des masses solides et liquides et la configuration de la suiiiause terrestre. Rapport d'étendue entre Télément liquide et l'élément solide. La hanteu des continents due à l'éruption du porphyre quartzenx. — Configuration particulière de chaque grande masse dans le sens horizontcU (forme articulée des continents), et dans le sens vertical (hypsométrie des chaînes de montagaes). — Influence de l'étendue relative de la mer et de la terre ferme sur la température, la direction des vents, Tabondance on la rareté des productions organiques et l'ensemble de teus les phénomènes météorologiques. — Direction des grands axes dans l'aocien et dans le nouveau continent. Articulation des cètes. Forme pyramidale des extrémités i
dioaales. Vallée de l'Océan atlantique. Formes analogues en différentes contrées, p. SS1-S43. — Chaînes de montagnes discontinues. Systèmes de cbalaes de montagnes et moyen d'éralner leur âge relatif. Tentative pour déterminer le centre de gravité des contrées élevées aujourd'hui au-dessus du niveau de la mer. Progrès lent que fait encore de nos jours le soulèvement des masses continentales ; compensation apportée sur certains points à ce progrès par des abaissements considérables. Alternatives périodiques d'activité et de repos révélées par tous les phénomènes géognostiques. Il est vraisemblable que des rides nouvelles se produiront encore à la surface de la terre^ p. 348-854.
Enveloppe liquide et enveloppe gazeuse de notre planète, contrastes et analogies de ces deux enveloppes (la mer et l'atmosphère) par rapport à l'élasticité et au mode d'agrégation de leurs molécules^ aux courants, et à la propagation de la chaleur. Profondeur de la mer et de Tocéaa aérien dont les plateaux et les chaînes de montagnes sont les bas-fonds. —Température de la mer à la surface et dans les couches inférieures, sous différentes latitudes. Tendance de la mer à conserver la chaleur de sa surface dans les couches les plus voisines de l'air en raison de la mobilité de ses molécules et des variations de densité. Maximum de densité de l'eau salée. Zones où les eaux atteignent le maximum de chaleur et de salure. Influence thermique des courants polaires inférieurs et des contre-courants qui existent dans les détroits, p. 864-357. — Niveau général des mers, et perturbations permanentes causées dans cet équilibre par des influences locales; perturbations périodiques, telles que le flux et le* reflux. — Courants pélagiques, courant équatorial ou courant de rotation. Courant d'eaux chaudes dans TOcéan atlantique (Gulfstream); courant d'eaux froides dans la partie orientale de l'océan Pacifique. — Température des bas-fonds. Vie et mouvement universellement répandus dans Tocéan; influence des forêts sous-marines, formées par les loogues herbes qui crois- S4*nt sur les bas-fonds, ou par des bancs flottants de fucus^ p. 357-367.
Enveloppe gazeuse de notre planète (océan aérien). — Composition chimique de l'atmosphère, diaphanéité, polarisation, pression, température, humidité et tension électrique. — Rapports de l'oxygène et de l'azote ; acitie carbonique; gaz hydrogène; vapeurs ammoniacales; miasmes. — Variations régulières ou horaires de la pression atmosphérique, hauteur moyenne du baromètre à la surface de la mer, dans les différentes zones du globe. Courbes isobarométriques. —Roses barométriques des vents. Loi de rotation des vents et importance de cette loi pour la connaissance d*un grand nombre de phénomènes météorologiques. Brises de terre et de mer ; vents alises et moussons, p. 867-376. — Distribution de la chaleur atmosphérique dans ses rapports avec la disposition relative des masses transparentes ou opaques, de la terre ferme et des eaux de la mer. et avec la configuration hypsom trii^ue des continents. — Flexion des lignes isothermes parallèlement ou ^>erpendiculairement à l'équateur. Sommet convexe et concave des lignes isothermes. ~ Chaleur moyenne des années, des saisons, des mois, des jrturs. Ëuumération des causes qui modifient la
direction des lignes isothermes. — lignes isochimènes et isoitiières (cTestà-dire d*égales températures d'hiver et d'été). ^ Ganses qui tendent à éleyer la température et caoses qui teiulent à l'abaisser. Rayonnement émanant du sol ; — la forme des nuages annonce ce qni se passe dans les hautes régions de l'atmosphère et dessioe sur le ciel d'une chande jonmée d'été l'image projetée du sol d'où rayonne le calori([ne. Contrasta entre le climat des îles ou celui des côtes, dont jouissent les continents richement articulés, découpés par des golfes et divisés en presqu'îles, et le climat intérieur des grandes masses de terre. GMes orientales et ooddentakt. Différence entre l'hémisphère du nord et celui du midi. — Échelle thermique des différents genres de culture depuis la yanîUe, le cacao, k pisang, jusqu'au citronnier, à l'olivier et à la vigne dont le vin est potahle. La maturité des fruits expliquée en grande partie par la diflî^enoe entn la lumière diffuse et la lumière directe, entre un ciel serein et un del couvert de nuages. — Tableau général des causes qui procurent à la majeure partie de TEurope un climat plus doux qu'à la presqnlle oeckkDtale de l'Asie, p. 376-892. ^ A quelle fraction de la chaleur thmmométrique moyenne de l'année on de l'été r^nd une variation de 1* en latitude? Rapport entre la moyenne température d'une station, snr une montagne, et la distance au pôle d'un point situé au nivean de la mer.— Diminution de la chaleur à mesure que la hauteur augmente. Limite des neiges étemelles et oscillation de cette limite. Causes de perturbatioo dans la régularité de ce phénomène ; chaînes septentrionale et méridionale de l'Himalaya, p. 892-398. — Vapeurs atmosphériques viriablef suivant les heures, les saisons, les degrés de latitude et Télévatian te «aux. Extrême sécheresse observée dans TAsie septentrionale entre les bassins de Tlrtysch et de l'Obi. — Rosée produite par le rayonnement Quantité de pluie annuelle, p. 898-411. — Électricité de l'atmosphère et perturbation dans l'équilibre des forces électriques. Distribution géographique des orages. Prévision des changements atmosphériques; les perturbations climatologiques les plus importantes ne doiv«it pas être rapportées à une cause locale existant au Deu môme de l'observatioD; elles sont l'effet d'un événement qui, dans des régions lointaines, a troublé l'équilibre des courants aériens, p. 401-408.