‹ Cosmos; essai d'une description physique du monde; (volume 2)Chapitre 34 sur 36 · VÉRITABLES · texte numérisé non relu

VÉRITABLES

RÉSOLTATS

ttriM.

Mercure

0,38806 0,72iOÛ 1,000»

Vénus

Junon

Jupiter

Uranus

Npptune

3,a,i,zMbvGoOgIe

(22) [page 38d]. Kepler qui, sans doute, par enthousiasme pour les (I divines découvertes » de son contemporaiD, d'ail> leurs justement célèbre, William Gilbert, regardait le Soleil comme un corps magnétique, et affirmait que cet astre se mouvait dans le même sens que les planètes, avant même que les taches eussent été découvertes, Kepler, déclare, dans le Commenlarius de moliùus StelU Martis (cap. 23), et dans son Astronomix pars optica (cap. 6), u que le Soleil est le plus dense de tous les corps célestes, parce qu'il met en mouvement tous ceux qui appartiennent à son système. »

(23) [page 389]. Newton, de Mundi Systemate (Opuseula, t. Il, p. 17):aCorporaVenerisetMercuni majore Soliscalore magis concocta et coagulata sunt. Planelœ ulteriores, defectu csloris, carent substantiis illis metallicis et mtneris ponderosis quîbus Terra referta est. Densiora corpora qua Soiî propiora : ea ratione conslabît optîme pondéra Planetarum omnium esse inter se ut vires. »

(ih) [page Z%]. Mœdler, Astronomie. $ 193.

(25) [page 39^]. Humboldt, de Disiributione Geographica Planutrum, p. lOà, et Tableaux de la Nature, t. I, p. 125-127 de la traduct. franc., publié par MM. Gide etBaudry, 1851.

(26). [page 396]. u L'étendue entière de cette variation serait d'environ 12 degrés, mais l'action du Soleil et de la Lune la réduit à peu près à S degrés (centésimaux). » (Laplace, Exposiiûm du Systitne du mande, p. 303.)

(27) [page 396]. J'ai fait voir ailleurs, parla ctHoparaison de nombreuses moyennes de température annuelle, que, en Europe, du Cap Nord jusqu'A Païenne, la différence est à trèspeu près de 0*,5 du thermomètre centigrade, par chaque degré de latitude, tandis que dans le système de température qui règne sur les côtes d'Amérique eatre Boston et Cbarleslown, à chaque degré de latitude correspond une différence de O",*. Voyez Humboldt, Atie centrale, 1 111, p. 229.

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(28) [page 397]. Gotmos, t. Il, p. ^77 (note 6).

(29) [page 398]. Voyez Laplace, Exposition du St)ttimeda Monde, b* édit., p. 303, 3^5, A03, b06 et A08, et dans la Connaissance des temps pour 1811, p. 386. Voy. aassi Biot. TraiU élémentaire d'Astronomie physique, t. I, p. 61 ; t. IV, p. 96-99 et 61/1-623.

(30] [page 399]. Gwcilaso, Commentarios Reoies, parte I, lib. Il, cap. 22-26; Prescott, Bislory of the Conquest ofPem, t. I, p. 126. Les Mexicains, parmi les 20 signes hiéroglyphiques à l'aide desquels ils désignaient les parties du jour, eo avaient un, nommé Ollio-tonatiuh, c'est4-dire a le signe des quatre mouvements du Soleil, n pour lequel Us professaient une vénération singuRère. Ce signe présidait au grand cyde ou période de 52 ans(52 = /i x 13), etreprésenuitlamarche du Soltùl à travers les solstices et les équinoxes, que l'on avait coutume de figurer en caractères hiéroglyphiques par des traces de pas. Dans le manuscrit aztèque, peint avec un grand . swn, qui était autrefois conservé dans la Villa du cardinal Bor^ gia, ù Velletri, et auquel j'ai fait beaucoup d'emprunts împo^ tants, on rencontre avec étonnement un signe astrolt^ique, formé d'une oroix, auprès de laquelle sont placés des signes représentant les parties du jour, et qui auraient figuré parftiitement les passages du Soleil au zénith de Mexico (Tenocbtitlan), à l'équateur et aux solstices, si les points ou disques ronds que l'on y a joints, afin de marquer les retours périodiques, étaient complets pour ces trois passages. (Huniboldt, Vues des Cordillères, pi. XXXVII, n<> S, p. 16Z|, 189 et 2S7). Le roi de Tezcuco, Nezahualpillî, pas»onnément adonné à l'ohservation des astres, et appelé fils du jeAne, parce que son pfere s'était soumis au jeAae longtemps avant la naissance du fils qu'il appelait de tous ses vœux, avait élevé un édifice que Torquemada nomme un peu complaisamment un observatoire, et dont il vit encore les ruines (Konarquia Indiana, lib. II, cap. 6/i). Dans la Raccolta di Mmdoza, nous voyons

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représenté un prêtre qui observe tes étoiles : cette occupation est indiquée par une ligne ponctuée qui va de l'étoile à rœil de l'observateur {Vues dts Cordillèret, pi. LVIIl, n" 8, p. 289.)

(31) [page fiOl]. Voyet John Herschell, on ihe astronomical causes whieh may ir^uenoe geological Phœnomena, dans les Trantaetiom of the Geological Society ofLondon, 2* série, t. III, l" part., p. 298, et Traité d'Astronomie, traduit par M. Cour- DOt, S 315.

(33) [page &02]. Arago, t. V, des Notices scientifiques (t. Vlll des Œuvres).

(33) [page ^02]. « Il suit du théorème dit à Lambert que lu quantité de chaleur envoyée par le Soleil à la Terre est la même en allant de l'équinoze du jNrintemps à l'équinoxe d'automne qu'en revenant de celui-ci au premier. Le temps plus long que le Soleil emploie dans le premier trajet est exactement compensé par son éioignement aussi plus grand ; et les quantités de chaleur qu'il envcùe à la Terre sont les mêmes pendant qu'il se trouve dans l'un ou Vautre hémisphère, boréal ou austral, n (Poisson, sur la suà>iiité du SystétJts planitaire, dans la Connaissance des temps pour 1836, p. bh.)

(3fi} [page f|03]. Voyez Arago, t. V des Notices scimlifiquês (t. Vlll des ŒuAtrea). n L'excentricité, dit Poisson {Connaissance des Umps pour 1836, p. 38 et 52), ayant toujours été et devant toujours demeurer trës-petite, l'influence des variations séculaires de la quantité de chaleur solaire reçue par la Terre sur la température moyenne parait aussi devoir être très-limitée. On ne saurait admettre que l'excentricité de la Teire, qui est actuellement environ un soixantième, ait janisis été ou devienne jamais un quart, comme celle de lunon ou de Pallas. ■

(35) [page ùOCi]. Outlines ofAslron., § 1132.

(36) [page (i07J. Outlines, $ 5{|8.

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(37) (page A07]. Voyet, dans \'ÀUronomie de HmUer. p. 218, la tentative foila par cet aslrODOme |pour détarminer. avec UDgrossissementde 1000 fois, le diamètre de Vesta, qa'il évalue environ à liO myriamètren.

(38) [page fiOS], J'avais pris povr base des calculs que j'ai donnés dans le premier volume du Cotmos (p. 106), le demidiamètre équalorial de Saturne.

(39) [page 609]. Voyez le Cosmos, t. 111, p. 236.

(AO) [page (|09]. l'ai exposé en détail, dans le Tableau de b NatuTO placé en tête du Cosmot. (t. I, p. 161-163), tout ce qui est relatif au mouvement de bwislation du Soleil ; voyet uutl t. III, p. 218.

(Al) [page Iil2]. Cosmos, t. 111, p. AbO.

(A2) [page AÏS]. Voyez les observations laites par le mathématicien suédois fiigerus Vassenîus, & Gothembourg, pendant l'éclipsé totale du 2 mai 1733, et le commentaire qu'en a donné Arago, Nolicts scientifiques, t. IV (t. Vil des CEwms), p. 266 i SSO. Le C Galle, qui observait à Frauenbourg le 28 juillet 1851, vit «que de petits nuages flottants librement étuent rattachés par trois filaments déliés, ou davantage, à la gibbosité crodiue. »

((i3) [page AÏS]. Voyez dans le même volume, p. SU, les remarques faites à Toulon, le 8 juillet 18(|2, par un observateur exercé, le capitaine de vaisseau Bérard. u 11 vit une bande ronge Irès-mince, dentelée îrr^liërement, n

(kh) [page A13]. Ce contonr de la Lune, aperçu d ment pendant l'éclipsé solaire du 8 juillet 16(|2 par quatre observateurs, n'avait pas encore été décrit dans les oecuioas analf^es qui se sont présentées. La posàbiiité de voir les bords de la Lune extérieurs au disque solaire parait tenir fc la lumière qui provient de la troisième enveloppe du Soleil et de

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la couroniM qui l'entoure. uLa Lune se projette m partie sur l'atmosphère du Soleil. Dans la portion de la lunette où l'image de la Lune se forme, il n'y a que la lumière provenant de l'atmospbëre terrestre. La Lune ne fournit rien de sensible et, semblable à un écran, elle arrête tout ce qui provient de plus loin et lui correspond. En dehors de cette image, et précisément à partir de son boni, le champ est éclairé à la fois par la lumière de l'atmosphère terrestre et par la lumière de l'at' mosfMre solaire. Supposons que ces deux lumières réunies forment un total plus fort de ^ que la lumière atmosphérique terrestre, et, dès ce moment, le bord de la Lune sera visible. Ce genre de vision peut prendre le nom de vision négative; c'est en effet par une moindre intensité de la portion du champ de la lunette où existe l'image de la Lune, que le contour de cette image est aperçu. Si l'image était plus intense que le reste du champ, la vision seraU positive, n (Arago, Notices scientifiques, t. IV (t. VU des Œuvres), p. 221. Voyez aussi le Cosmos, t. III, p. 62 et 291 (note 8).

(&5) [page I|I3}. Cosmos, t. III, p. (i3H36.

(I|6} [page (ilA].Lepsius,dronoIoi;ûderj£j^ter,l'* part., p. D2-96.

(67) [page 'il^]- Cosmos, t. III, p. 682 (note A3).

(h6) [pege MIi]- Cosmos, t. II, p. 270.

{Ii9) [page ftlù]. Voyez Lalando, dans les Mémoires de VAcadèmie des Sciences pour 1766, p. /|98.; Delambre, Histoire de l'Astronomie ancienne, t. Il, p. 320.

(50) [page Itib]. Cosmos, t. III, p. 681 (note (|9).

(51) [page dis]. Lon du passage de Mercure sur le Solejl, le k mai 1832, Medler et Wilhelm Béer [Beitrxge gwpkysiscAm Kenntniss der UmmfùchM Kcerper, 18iil, p. IfiS), ont trouvé te diamètre de cette planète égal à ti&2 miryamètres;

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mais, daos l'édilion de son Atironimie pubUée en iHfi, Mœdler a préféré le résultat donné par Bessel.

(52) [page /|15]. Laplace, Exposition du SysUme du Monde, 182A< p. 209. L'illustre auteur convient lui-même que, pour déterminer la masse de Mercure, U s'est foudésur «l'hypothèse très-précaire qui suppose les densités de Mercure et de la Terre réciproques !t leur moyenne distance du Soleil, a — Je n'ù cru devoir parler ni dea chaînes de montaignes hautes de 58000 pieds, que Schrœter prétend avoir mesurées sur h surface de Mercure, et qui ont été déjk mises en doute pu Kaiser {Stemenhimmd, 1850, $ 57), ni d'une atmosphère signalée par Lemonnier et Messier, comme ayant été vue antoor de cette planète, lors de son passage sur le Soleil (Delambte, Histoire de l'Âttronomie au xTm* siècle, p. 222), i de nuages qui auraient traversé son disque, ou des 0 sements que sa surface aurait subis. le n'ai, pour ma put, rien remarqué qui d^I&t une atmosphère, lors du passage que j'observai au Pérou, le 8 novembre 1802, bien que, pmdant l'observation, je fusse très-attentîf à la netteté des okh tours.

(53) p^e [&16]. a La région de l'orbite de Vénus ob cette planète peut nous apparaître avec le plus d'éclat, lu point même d'être visible sans télescope en plein midi, est placée entre la conjonction inférieure et la plus grande élong&tion, à peu de distance de ce dernier point, et à ùO degrés du Soldl ou de la conjonction inférieure. En moyenne, Vénus brille de son plus vif éclat à ^0° à l'est ou à l'ouest du Soleil, lorsque son diamètre apparent, qui, en conjonction inrteieare pc»t atteindre jusqu'à 66", n'en a que ùO, et que la U^ur de sa partie éclairée est b. peine de 10". La proximité de la Tem donne alors à son étroit croissant une lumière si iutraae qu'elle fait naître des ombres en l'absence du Soleil, n (Littrow, Theorische Astronomie, 183/i, 2* part., p. 68.) Cktpemic a-t-il, ta fiffet, prévu et annoncé comme nécessaire la future découverte

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des phases de Vénus, aiasi que cela est affirmé dans le livre de Smith {Opties, sect. 1050), et dans l3eaucoup d'autres écrits? C'est ce qu'ont rendu extrêmement douteux les recherches approndies du {Hrofesseur De Morgan, sur l'ouvrage de RevoliUionibus, et sur la manière dont il nous est parvenu. Voyez la lettre d'Adams au R. P. Main, en date du 7 septemhre f 8/i6, dans les Répons af the BoytU Astron, Society, t. VU, a' 0, p. ihi, et le Cosmos, t. H, 388.

{5k) (page &17]. Delambre, Histoire de l'Astronomie au xvm* tiicle, p. 256-258. Le résultat de Bianchini a été défendu par Hussey et Fkiugergues.

(55) [page M8]> Voyez sur la remarquahie observation fUle k Lilientbai, le 12 aoCtt 1790, Arago, Astronomie populaire, t. Il, p. 528. — K Ce qui favorise aussi la probabilité de rexistence d'une atmosphère qui enveloppe Vénus, dit ailleurs Arago, c'est le résultat optique obtenu par l'emploi d'une lunette prismatique. L'intensité de la lumière de l'intérieur du croissaot est sensiblement plus (aible que celle des points situés duDS la partie circulaire du disque de la planète. » {ManascrUt de 18U0

^) [po8« hiA]. Wilhelm Béer et Mœdler, Beitrxge zur ptt^sitchen Kmmtnits der himmiischen Kasrper, p. HS. Le prétendu satellite du Vénus, que Pontana, Dominique Cassini et Sbort préteodirent avoir découvert, pour lequel Lambert calcula des tables, et que l'oo dit avoir vu à Creefeld au milieu du disque solaire, trois heures au moins après l'immersion de Vénus (0err>n«r JahrbwA, VJ1%, p. 186), est une de ces fables -«tronomiqaes nées à une époque où la critique avait encore bit peu de progrès.

(57) [page bl8J. Philosophtcal Transaci.. 1795, t. LXXXVI, p. 21ÎI.

(58) [page ti21]. Cosmos. (. ili, p. 101 et 313 (note 62).

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(f>9) [ptge t|21]. a La lumibre de la Lune eat jaune, tandis que celle de Vénus est blanche. Pendant le jour la Lune parait blanche parc« qu'à la lumière du disque lunaire se mêle b lumière bleue de cette partie de l'atmosphère que la lumière jaune de la Lune travuse.» (Arago, Manuscriu de 181|7). Les couleurs les plus réfrangibles du spectre solaire, comprises entre le bleu et le violet, peuvent former du blanc, lorsqu'elles sont combinées avec les couleurs moins réfrangibles, comprises entre le rouge et le vert. Voyez le Comua, t. III, p. 361 (note tP).

(60) [page Ii22]. Forbes, on the Ref^'oetvm and Polariiatùm of Beat, dans les Transacliom of the Boytti Soàety of S<tàibargh, t. XIII, 1836, p. 131.

(61) [page li22]. Lettre de M. Melloni i M. Arago lur/apuiitance calorifique de la ltnnière de la lune dans les Compta rendus, t. XXII, 18A6, p. 5lii-5Uk. Voyez aussi, pour les données historiques, UJahresberichtderphysikdisdienGeseUîehaft 2U Berlin, t. Il, p. 372. — Il m'a toujours semblé digne de remarque que dans les temps les plus reculés, oîi la chaleur ne se renconnaissait qu'à l'impression qu'elle produisait sur les sens, la Lune ait la première fait naître l'idée que l'on pouvait rencontrer séparément la lumière et la chaleur. En sanscrit, la Lune, honorée cbei les Hindous comme la reine de* étoiles, se nomme Vastre froid {'sitala, hima), ou Inea encore l'iulre d'où le froid rt^onae (him&n'su), tandis que le Soleil, représenté avec des rayons de lumière qui tombent de ses mains, est appelé le créateur de la chalew (nidftgbakaia). Les taches de la Lune dans lesquelles les peuples occidenUBX croient reconnaître un visage, représentent, d'après les idées indiennes, un chevreuil ou un lièvre ; d'oii viennent au Soleil les noms de porteur de chevreuil (mrigadfaara) ou de portev de lièvre (sa' sabhrit). Voyez SchûU, five Canios oftheBhaXti- Kâvya, 1837, p. 19-23. — On s'est plaint, chez les Grecs, de ce que n la lumière solaire, réfléchie par la Lune, parlait

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tonte sa chaleur, et qu'il ne nous arrivait qu'un faible reste de son éclat. » (Plutarque, de Fade qvx in orbe Lunx apparet ; éd. Wyttenbsch, t, IV. Oxon., 1797, p. 793). On lit dans Macrobe (Comment, m Somnium Scipionis, lib. I, cap. 19, BJponti, 1788, 1. 1, p. 93 et %) : a Luna apeculi instar lucem que illtutratur... rursus emiltît, nullum tamen ad nos per- IbrMitem seosum calons : quia lucis radius, cum ad nos de origine sufl, id est de Sole, pervenit, naturam secum ignisde quo nascttur devebit; cum vero in Lunœ corpus infiinditur et iode resplendet, solam refuodit ciaritatem, non calorem.» Comp. Macrobe, Satumal., Ub. VU, cap. 16, Biponti, t. Il, p. 277.

(62) [page bas]. Medier, AitronomU. §112.

(63) [page 423]. Voyez Lambert, <ur la iumièr« cendrée d« la Lime, dans les Mémoires 4e l'Àcadimie de Berlin, année 1773, p. 66 : " La Terre vue des planètes pourra paraître d'une lumière verdfitre à peu près comme Mars nous paraît d'une couleur rougefltre. n Nous ne pouvons cependant pas adhérer à l'hypotèse proposée par ce savant ingénieux, que la planète Uara est couverte d'une végétation rouge, semblable aux buisaoaa du Bougainvillsa {Humboldt, Tableaux de la Nature, t. II, p. 323, de la traduct. franc, publiée par MM. Gide et Baudry, 1851). — « Quand, dans l'Europe centrale, la Lune, peu avant son renouvellement, est placée le matin à l'Orient, elle reçoit la lumière terrestre principalement des grands plateaux de l'Asie et de l'Afrique. Lorsque, le soir, la nouvelle Lune est au contaire placée à l'Ouest, elle ne peut recevoir qu'un reOet moins intense de la lumière terrestre qui lui est envoyée par le continent américain, moins étendu que l'autre, et surtout par l'Océan, n (Wîlhetm Béer et Mfedier, der Mond nach seinenkosmischen Yerhxltnissen, § 106, p. 162).

(61k} [page &23]. Séance de l'Acadimie det Sciences, le 5 août 1B33 : a H. Arsgo signale la comparaison de l'intensité lumineuse

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de la portion de la Lune que les rayons solaires édairent directemeat avec celle de la partie du même astre qui reçoit seulement les rayons réfléchis par la Terre. Il croît, d'après les expériences qu'il a déjà tentées à cet égard, qu'on poum, avec des iDstniments perfectionnés, saisir dans la luimère cendrée les différences de l'éclat plus ou moins nuageux de l'atmo^hère de notre globe. Il n'est donc pas impossible, malgré tout ce qu'un pareil résultat exciterait de surprise au premier coup d'œit, qu'un jour les météorologistes aillent puiser dans l'aspect de la Lune des notions précieuses sur l'Uat moyen de diapbanéité de l'atmosphère terrestre, dans les hémisphères qui successivement concourent à la reproduction de la lumière cendrée, n

(65) [page ti2li]. Venturi, Essai lur tes owrages de Léonard deVinei, 1797, p. 11.

(66) [page &2(i]. Képier,Paralipomena vei Attronomûepars optica, 160&, p. 297.

(67) [page (t25]. « On conçoit que la vivacité de la lumière rouge ne dépend pas uniquement de l'état de l'atmosphère, qui réfracte, plus ou moins affaiblis, les rayons solaires, en les infléchissant dans le cdne d'ombre, mais qu'elle est modifiée surtout par la transparence vaiiable de la partie de l'atmosphère à travers laquelle nous apercevons la Lune éclipsée. Sous les Tropiques, une grande sérénité du Cîet, uue dissémination uniforme des vapeurs, diminuent l'extinction de la lumière que le disque lunaire nous renvoie. » (Humbt^dl, Voyage aux Régions équinoxiales, t. III, p. 5!ilt, et RrcueU ilObserv. astronomiques, t. II, p. 1I|5). On lit dans l'Astronomie populaire, t. III, p. &9/i, cette remarque d'Arago : « Les rayons solaires arrivent à notre satellite par l'eflet d'une réfraction et à la suite d'une absorption daps les couches les plus basses de l'atmosphère terrestre ; pourraient-ils avoir une autre teinte que le rouge 1 »

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(68] [page hî5]. Babinet, dans une NoUce sur les différentes proportions des lumières blanche, bleue ou rouge, qui se produisent lors de l'inflexion des rayons, présente cette coloration rouge comme une conséquence de la diffracUon ; vpyei le Rèpmoire d^Optique moderne de Moigno, 1850, t, IV, p. 1656. a La lumière diffractée, dit Babinet, qui pénètre dans l'ombre de la Terre, prédomine toujours et même a été seule sensible. Elle est d'autant plus rouge ou orangée qu'elle se trouve plus (Hrès du centre de l'ombre géométrique; car ce sont les rayons les moins réfrangibles qui se propagent le plus abondamment par diffiraction, à mesure qu'on s'éloigne de la propagation en ligne droite, n D'après les ingénieuses recherches auxquelles s'est livré Magnus, à l'occasion d'une discussion entre Aïry et Faraday, les phénomènes de la diffraction ont aussi lieu dans le vide. Voyez sur les explications par la diffraction, Arago, Notices teientifiques, t. IV (t. Vil des Œuvres), p. 27/i,275.

(69) [page 625]. On lit dans Plutarque {de Facie in orbe Lanx, éd. Wyttenbach, l. IV, p. 780-783) que a le changement de couleur de la Lune qui, ainsi que l'affirment les mathématiciens, passe du noir au ronge et à une teinte bleuitre, suivant l'heure où se produit l'éclipsé, prouve suffisamment que l'aspect enilammé (imOpoiiù^Et) qu'elle préseQt«, lorsqu'elle est éclipsée vers minuit, ne peut être conùdéré comme une propriété inhérente au sol de la planète, n Dion Cassius, qui s'eft beaucoup occupé des éclipses de Lune et des remarquables édits dans lesquels l'empereur Claude annonçait d'avance les dimenàons de la partie éclipsée, appelle l'attention sur la couleur de la Lune, si différente d'ellemême, durant la conjonction. » L'écIipse qui eut lieu cette nuit, dil-il (lib. L\V. cap. il ; cf. lib. LX, cap. 26), jeU le trouble dans le camp de Vilellius; mais ce qui alarma surtout les esprits, ce fut moins l'obscurité, qui eftt pu déjà paraître de triste présage, que la couleur rouge, noire, et taules les leintes lugubres par lesquelles la Lune passa surccssi veinent.»

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(70) [page (|35]. Scbrœter, Setmolopograj^nithe Fragmtiae. l'f part.. 1791, p. 668; 2» part., 1802, p. 51.

(71}[page 426]. BessaUiLbereineaagenommeneAtmotphitn des Mondet, dans les Astronomitche Nachrichlm de Sehum»cber, a" 263, p. A16-Ii20. Voyez aussi Béer et Hœdier, der Mond, etc., % 83 et 107, p. 133 et 153, et Arago, ÂtVrotvmù» populaire, t. III, p. Ii3Ii-IiA2. On a souvent présenté comme preuve de l'esistence d'une atmosphère le plus ou moins de netteté avec laquelle on aperçoit quelques accidents de U surbce de la Lune, et les u brouillards qui paraissent tiaverser ses vallées. » C'est de toutes les raisons la moins soutenable, à cause des variations continuelles qui modifient la transparence des couches supérieures de notre propre atmo^lt^ Herschell le père s'était déjà prononcé pour la négatire, d'après des considérations tirées de la forme que présentait l'une des pointes du croissant lunaire dans l'éclipsé de Soleil du 5 septemlm 1793 {PhUotoph. TVatuaci., t. LXXXIV, p. 167).

(72) [page I|26]. Msdler, dans le Jahrhaài de Schumacher pour 18Ù0, p. 188.

(73) [page 426]. Sir John Uerscbell (Ouliùut, p. 247) appelle l'attention des astronomes sur l'immerdon des étoiles doubles, dans le cas ofi la proximité des astres accou[dés qui forment chaque système ne permet pas au télescope de les séparer.

(7Ii) [page {|27]. Plateau, sur Clrradialion, dans les Mimoires de FAcadimie royale des Sdenees el Belles-LMres de Bruxelles, t. XI, p. 142, et Ergànzungsband su Poggendor^s Annalen, 1842, p. 79-128, 193-232 et 405-443. La cause probable de l'irradiation est une exdtation produite par la lumière sur la rétine, et qui s'étend un peu au delà des contours do l'image.

(75) [page /|37]. Voyez l'opinion d'Arago, dans les Comptes

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twirftU, t.Vin, 1839, p. 713et8S3 : « Les phéDomtoes d'irndiatioD signalés par M. Plateau sont regardés par M. Arago comme des effets des aberrations de réfrangibîlité et de sphéricité de l'œil, combinés avec l'iodistinction de la vîsîon, coït' séquence des drconstances dans lesquelles les observateurs se sont ^acée. Des mesures exactes prises sar des disques noirs 6 fond blanc et des disques blancs à fond noir, qui étaient placés au Palais du Luxembourg, visibles à l'Observatoire, n'ont pas indiqué les eiTets de l'irradiation, d

(76) [page 627]. Plutarque, de Facie in orbe Luns; éd. Wytienbach, t. IV, p. 786-789. L'ombre du mont Allios, qu'a vue aussi le voyageur Pierre Belon {Obtervaiiora de singulor rHit trouvits en Grice, Asie, etc., 155ii, liv. I, chap. 25), atteignait la vache d'airain élevée sur la place de la ville de Myrine, dans l'Ile de Lemnos.

C77) [page &27]. Pour les témoignages de la visibilité de ces quatre régions , voyei Béer et Mtedier, der Mond nach sei~ nen Kosmisdien Yerhœltnissen, p. 191, 2(il, 290 et 338. Il est à peine utile de rappeler que j'ai tiré tout ce qui a rapport à la topographie lunaire, de Texcellent ouvrage de mes deux amis, dont l'un, Wilhelm Béer, a été malheureusement enlevé k la science par une mort prématurée, -~ Afin de s'orienter plus facilement, il est bon de consulter la belle carte synoptique que Mtedier a donnée en 1837, trois ans après la grande carte lunaire qu'il a publiée en quatre feuilles séparées.

(78) [page 428]. Plutarque, de Facie in orbe Lwue, p. 726- 729. Wyttenb. Ce passage n'est pas non plus sans intérêt pour la géographie anoî«ine. Voyez Uumboldt, Sxamen criiique de l'Mtl. de ta Giographie, t. I, p. 1I|5. Quant aux autres opiai<HU proposées par. les anciens , on peut voir celle d'Anaxagore et de Démocrite dans Plutarque , de Placiiis Philosoph., lib. II, cap. 25, et celle de Parménide dans Slobée, p. ki% 453, 516 et 563, éd. Heeren. Comp. Schneider, Èclogxphysiai,

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716 — t. I, p. /i33-â63. D'après un pBssage fort renurquaUe de Pliitarque, dans la Vie de Hkm (dnp. 23), Anaxag(H« lui-mtate, qui appelle la Lune une autre Terre, aurait fait un desàn dn disque lunaire. Voyez aussi Origine, PhUotophvmma, cap. 8, éd. Miller, 1851, p. Ih- le fus fort étonné un jour lorsque, montrant les taches de la Lune dans un grand télescope à on Persu) natif d'Iapahan qui, Inen que fort édaJré, n'avait certainement jamais lu un livre grec, je lui entendis énoDcer l'opinion d'Agésianax, comme très-répandue dans son pays. H Ce que nous voyons là dans la Lune . disait-il , c'est nousmêmes, c'est la carte de la Terre. » Un des interlocuteurs du Traité de Plutarque, sur la Face de la Lune, ne se fût pas exprimé autrement S'il était possîMe de supposer des hommes habitant sur notre satellite sans air et sans eau , la Terre, tournant sur elle-même avec ses taches, dans un ciel presque noir même en plein jour, leur présenterait une sui^ face quatorze fois plus grande que n'est pour nous la pleine lune, et leur ferait l'effet d'une mappemonde fixée toujours au même point du firmament; mats sans doute les obscurcissements, produits sans cesse par les variations de notre atmosphère, eflbceraient les contours des continents et entravecaioit un peu les études géographiques. Voyez Maedler, Atlroaome, p. 169, et J. Herschell, Oullùies ofAslron., % &36.

(79) [page fi30]. Béer et Msdler, der Mond, p. 273.

(80) [page ^31]. Scbumacher's Jahrbach tûr 18I|1. p. 270.

(81) [page A32]. Mœdier, Astronomie, p. 166.

(83) [page ^33]. Le plus haut sommet de l'Himalaya et jusqu'à présent de toute la Terre, le Kînchbjinga a, d'après les mesures récentes de Waugb, Ii(|06 toises de haut, ou 6587 mètres. Le plus haut sommet des montagnes de la Lune, a, d'après Mœdier, 3800 toises; or, comme le diamètre de la Lune est de 337 myriamëtres, et celui de la Terre de i21li, il en résulte que la hauteur des moiilajjiies lunaires est au dia-

mëlre de la Laoe comme 1 est à hbk , celles des monla(j:nes de la TeiTe au diamètre terrestre comme 1 est à 1I|81.

(83) [page tiZti]- Consultez, au sujet des six altitudes dépassant 3000 toises. Béer et Mœdler, derMond, p. 99, 125, 23/1,242,330 et 331.

(8&} [page 435]. Robert Uooke, Miorographia, 1667, obs. LX, p. 242-246. « Thèse seem to me to bave been the effects of Bome motions within the body of tbe Moon, analogous to our Earthquakesi by the éruption of which , as it bas thrown up a brim or ridge round about, hïgber than Ibe ambient surface of tbe Moon, so bas it left a bole or dépression m tbe middle, proportionably lower. » Uooke s'exprime ainû au sujet de ses expériences sur le bouillonnement produit par l'albAtre : n Preseotly ceasing to boyl, the whole surface will appear ail over covered with small pits, exactiy sfaaped like tbese of the Hoon. — llie earthy part of tbe Moon bas been undermined or heaved up by éruptions of vapours, and thrown înio the same kind of figured holes as the powder of alabaster. It is oot improbable also, that Ibère may be generated, within the body of the Moon, divers sucb kind of internai Ares and beats, as may produce exhalations, n

(85) [page 435]. Cosmos. 1. 11, p. 602 (note 43).

(86) [page 435J. Béer et Meedler, der Mond, p. 126. Plolémée a 24 milles de diamètre, Alphonse et Hipparque en ont 19.

(87) [page 436]. On signale comme exceptions Arzacbel et Uavnle, daat le premier a un cratère au sommet , et le second un cratère latéral. Ces points, intéressants pour la géognosie, méritent d'être étudiés de nouveau avec des instroonents plus parfaits (Sdurœler, Seienolopogra^ùche Fragmmu, 2* part, pi. 44 et 68, fig. 23). On n'a jusqu'ici rien

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observé d'analogue aux coulées de lavea qm s'amoneelkal daos nos vallées. Les rayons qui partent de l'Aristote, sainiit trois direcUoDs différentes, sont des cbabes de collines [Béer ■et Mtedier, der Mond, p. 236).

(88) [page li^l]. Béer et Htedier, der Mond, p. 151 ; Arago, Atronomie populaire, t. III, p. /|93 ; vc^ez aussi Emmanael Kaat.Schriflen der ^iischm Géographie, 1839, p. S9S-&02. D'a[ffès des recherches nouvelles et plus approfondies , l'hypothèse des changements temporaires produits dans le reltef de la Lune, tels que la formation de nouveaux pics centraux wi de cratères dans le Mare crisium, dans Hévélius et dans Cléomède. est l'effet d'une illusion semblable à celle par laquelle on s'est figuré voir des éruptions volcaniques dans la Lune. \oyeiSetirœl6t, Selenotopograph. Fragmente, l<*part, p. /ilS- 523 \ 2* part, p. 268-272. — Il est généralement difficile de résoudre la question de savoir quds sont les phis petits obj^ dont la hauteur ou l'étendue puisse être mesurée dans l'âat actuel des instruments. D'après le jugement du D' RoUnson sur le superbe réflecteur de lord Rosse, on peut, & l'aide de ce télescope, distinguer avec beaucoup de netteté un espte» de 220 pieds. Medler a mesuré dans ses observations des ombres de 3 secondes; ce qui, d'après certaines hypothèses sur la position de la montagne et la hauteur du Soleil, correspondrait h une élévation de 120 pieds seulement. Hais ea même temps Mœdler fait remarquer que l'ombre doit avoir une certaine largeur pour être viûble et mesurable. L'ombre projetée par la grande pyramide de Chéops auraîtà peine, en raison des dimensions connues du monument, un neuvième de seconde de largeur, même dans kt partie ta plus large; «Ile serait donc invisible pour nous; voyez Hffidler, dans le Jahrbuch de Schumacher pour 18j|l , p. 26ù. Arage rappelle qu'au moyen d'un grossissement de 6000 fois , qui & la vérité ne pourrait être appliqué à la Lune avec un résultat proportionné à sa puissance, les montagnes lunaires nous C

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à peu près l'effet du Hont-Blaoc, vu à l'œil du du lec de Genève.

(89) [page f|37.] Les sillons on rigoles sont en petit nombre, et ne dépassent jamais une longueur de -22 myriamëtres. Ces aiUoDS sont quelquefois bifurques : c'est le cas de Gassendi. QuAlquefois aussi, mais moins souvent, ils ont l'appareuce de veines, comme Trlesnecker. Ils sont toujours lumineux; ils n'enjambent pas sur les montagnes et ne courent qu'à travers les plaines; leurs extrémités n'offrent rien de particulier, et n'ont ni plus ni moins de largeur que la partie intermédiaire (Béer et Hsdier der MÔnd. p. 131, 225,et 21,9).

(90) [page /|38]. Voyez mon Estai sur la vie noctv/nu dei animaux, dans les forits du Nouveau Monde [TMeaux de la Nature, t. i, p. 319 de la traduct. franc. , publiée par MM. Gide et Baudry). Les spéculations de Laplace (car ce ne furent jamais des idées arrêtées) au sujet d'un clair de Lune perpétuel (ExposUim du système du Monde, 182fi, p. 232) ont été contredites dans un Mémoire de Liouville, sur un cas parlicu- Iftr du problime des trois corps, k Quelques partisans des causes fiitales, dit Laplace, ont imagé que la Lune a été donnée à la Terre pour l'édairer pendant les nuits; dans ce cas, la nature n'aurait point atteint le but qu'elle se serait proposé, puisque nous sommes souvent privés ft la fois de la lumière du Soleil et de celle de la Lune. Pour y parvenir, il eût suffi de mettre à l'origine la Lune en opposition avec le Soleil, dans le plan même de l'écUplique, à une distance égale i la centième partie de la distance de la Terre au Soleil, et de donner à la Lune et à la Terre des vitesses parallèles et proportionnelles à leurs distances à cet astre. Alors la Lune, sans cesse en opposition au Soleil , eût décrit autour de lui une ellipse semblable à celle de la Terre; ces deux astres se seraient succédé l'un à l'autre sur rh(»iion ; et comme à cette distance la Lune n'eût pcûnt été éclipsée, sa lumière aurait oertainemeot remplacé celle du Soleil, a Liouville trouve au

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roniraire « que , si In Lune avait occapé à l'origine la poràioa particulière que l'illustre auteur de la Mleanique cétette lui assigne, elle n'aurait pu s'y maintenir que pendant un temps très-court, n

(91) [page Z|38]. Voyez, sur le transport des terrains p«r les marées, sir Henry de la Becbe, Geologieal Manual, 18S3,

(92) [page A38], Arago, sur ta question de xavoir ti ta £uru f-xerce surnotre atmosphère une influence appriciabU, t. V des notices scientifiques (t. Vlil des Œuvres). Les priocipales autorités citées sont : Sch^bler {Unterswhungen iAer Einfluss des Mondes auf die Yermderwigen in ynserer ÂOnosphâre, 1850, p. 20), Flaugergues (Vingt années ^observaiioiv à Vivien, dans la Bibliothèque tiniverselle, Sdoices et Arts, t. XL, 1829, p. S65-283, et dans le Becueil de Kaslner : Archiv fur die g«sammte Naturiehre, t. XVII, 1829, p. 32-50). et EbeDlolir, dans les Poggendorff's Àrmalai der Physik, t. XXXV, 1835, p. 1^1-160 et 309-320. — Sir Jobn Uerschell croit très-probable « qu'il règne sur la Lune une très-haute tenipàatorE fort au-dessus de l'ébnllition de l'eau, parce que la sur&ce de cet astre est exposée à l'action du Soleil , durant quatorze jours, sans interruption et sans rien qui l'adoucisse. La Lune doit donc, en opposition ou peu de jours après, devenir, à quelque degré que ce soit (in some small degree), une source de chaleur pour la Terre ; mais cette chaleur émanant d'an corps dont la température est encore bien loin de riacandescence (below tlie température of ignition), ne peut atteindre la surface de la Terre, attendu qu'elle est absorbée dans notre atmosphère, oti elle transforme les vapeurs vésiculaires et visibles en vapeurs transparentes. » Sir lobn Uerschell considère te phénomène de la dissolution rapide des nuages sous l'inSuence de la pleine Lune, quand le Ciel n'est point trop couvert, comme un fait météorologique, u confirmé, ajoute-t-îl, par les expériences de Humholdt, aussi bien que par la croyance

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trës-genérale des navigateurs espagnols dans les mers tropicales. 1) Voyez Report of the ^fleenlh Meeling o( ihe Brilish Association for Ihe advancement of Science, I8E16, Notices, p. 5, et Oulltnes of Âslronomy, p. 261.

(93) [page /|39]. Béer et Mœdler. Bàlrxge zur physiscltm Kenntniss des Sonnensysiems, I8I1I. p. 113; les chifEres indiqués résultent d'observations faites en 1830 et en 1832. Voyez aussi Msdier, Astronomie, I8I1O, p. 206. La première et importante correction , apportée k la durée de la rotation de Mars, qui avait été évaluée par Dominique Cassini à 2I|^ /|0' est due aux laborieuses observations poursuivies par William Uerschell de 1777 à 1781 ; ces observations donnèrent pour résultat 24'' 39' 21", 7. Kunowsky, en 1821, avait trouvé 2^^ S&'AO", résultat très- voisin de celui qu'a obtenu Uaedler. La première observation faite par Cassini sur la rotation d'une tache de Mars, paraît avoir eu lieu peu de temps après l'année i67l) (Delambre, Histoire de l'Astronomie moderne, l. 11, p. ^%); mais dans le Mémoire fort rare de Kern, de Scintilialione Steiiarum, Wittenbei^, 1686, $ 8, je trouve mentionnés comme ayant découvert la rotation de Mars et celle de Jupiter : a Salvator Serra et le Père Égidius Franciacus de Cottignez, astronomes du Collège romain. »

(9/i) [page &39]. Laplace, Exposition du Système dvMondt, p. 36. Les mesures très-imparfaites de Schrœter sur le diamètre de Mars attribuent à cette planète un aplatissement de 1/80 seulement.

(95) [page A40]. Béer et Mœdler, Beitrxge. eu. p. 111.

(96) [page liAO]. S» Soba Herschell, Outtinet of Attron..

(97) [pege AdO]. Béer et Msdler, Beitrxge, eu., p. 117-125.

(98) [page 660]. Mœdler, dans les Astrotum. Xadiridilm de Schumacber, n* 192^

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(99) [page khi]. Comas, t. III, p. 468 et (|69. Voyez taai sur l'ordre chronologique dans lequel se sont succédé les découvertes des petites planètes, ibid., p. A66 et 507 ; sur leur grandeur, relativement & celle des astéroïdes mététmques oo aérolithes, p. fi73; enfin, sur l'hypothèse d'après laquelle Kepler comhlait, à l'aide d'une planète, la grande lacune qm sépare Mars de Jupiter, hypothèse qui n'a d'ailleurs eu aucane façon contribué à amener la découverte de la première petHe planète de Cérès, p. &82'A88 et 698-700 (notes 61-63). Je ne crois pas juste le reproche sévère adressé à un illustre philosophe, parce qu'ignorant la découverte de Piazu, h one époque où elle pouvait, il est vrai, lui être connue depubdoq mois, il contestait, non pas la probahilité, mais hien la nécessité d'une planète existant entre Mars et Jupiter. Hégel, ea effet, dans la Dissertation de Orbitis Planetarwn, qu'il écrivit durant le printemps et l'été de 1801, traite des idées des anciens sur les distances respectives des planètes; et citant b série des nombres dont parle Platon dans le Timée (p. 35,

Estienne) : 1.3.3.^.9.8.27 (Voyez Cosmos, t. III, p. 693,

note 51), il conteste qu'il faille nécessairement admettre une lacune. Il dit simplement : d Qusa séries si vertornalur« ordo sit, qnam aritbmetica progressîo, inter quartum et quiotum loctun magnum esse spatium, neque ibi planetam desidenri apparet. n (Uegel's, Werke, t. XVI, ia3&, p. 28; voyez ans^i Rosenkranz , Hegei's Lebm, 18(|Z|, p. 15&). Kant, dans le spîritnel éorit intitulé Naturgendiichu des Himmels, 1755, se borne à dire que, lors de la formation des planètes, Mars dentt bk petitesse à l'immense puissance attractive de Jupiter. Il ne bit allusion qu'une fois et très-vaguement aux « membres du système solaire, qoi sont fort distants les uns des aotreB, et entre lesquels on n'a pas encore trouvé les intermédiaires qoi les séparent, n (Emmanuel Kant, SàmmUiche Werke, 6* part., 1839, p. 37, 110 et 196.)

(100) [page Ii&2].Voyez, au sujet de nnlUieDee que leper-

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reclionnement des cartes célestes peut avoir sur ta découverte des petites planètes, le Cosmos, t. III, p. 126 et 127.

(1) [page i:it|2]. D'Airest, ueber dos System der Klemen Pianelen xwischen Mars wid Jupiter, 1851, p. 8.

(2) [page hhi\. Cosmos, t. III, p. Ii68 et 502.

(3) [page AI|5]. Benjamin Ablhorp Gould (aujourd'hui à Cambridge, dans l'État de Massachusetts ),' Unursuckungen veber die gegmseitige Loge der Bahnm zwischen Mars und Jupt(er, 18W, p. 9-12.

(Jl) [page /iA5]. D'Arrest, ueber dos System der Kletiwt PUmelm, p. 30.

(5) [page b46]. Zacb, Monaitliche Correspondez, t. VI, p. 88.

(6) [page &46]. Gauss, dons le même Recueil, t. XXVI, p. 299.

(7) [page hU6\. M. Daniel Kirkwood, de l'Académie de Pottsville, a cru pouvoir tenter de reconstituer la planète brisée, au moyen des fragments qui en restent, comme on recompose les animaux antédiluviens. Il est arrivé ainsi à lui assigner un diamètre dépassant celai de Mars de plus de 1800 myriamèlres, et ta rotation ta plus lente de toutes les planètes fartncipales, le jour ne dorant pas moins de 67 heures 1/2. (Aeporl ofthe Brilish Association. 1850, p. XXXV.)

(8} [page klp]- Béer et Mœdler, Beitrxge zur p%sùc/i«n Kmntniss der himmlis/Am Kierper, p. IOI1-IO6. Les observations plus anciennes, mais moins sAres de Hussey, donnaient jusqu'à i/2li. Laplace (Système du Monde, p. 266) a trouvé théoriquement, en supposant croissante la densité des coudies, une valeur comprise entre 1/2U et 5/Ii8.

(9) [page fi48]. L'immortel ouvrage de Nevrton, PhiJosO' pki* natunUis Principiamathematiea, parut en mai 1687, et

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les Mémoires de l'Académifl de Paris ne donnent la mesure de rafdatissement délennîoé for Cassini (1/15) qu'en 1691, de $oite que Newton, qui cerltùnement pouvait connaître les expériences faites sur le pendule à Cayenne par Ricbo', d'après la Relation de son voyage imprimée en 1679, dot recevoir le premier avis de la fl^re de Jupiter par des rappcnts verbanx, et par les correspondances écrites, si actives à cette époque. Voyez à ce sujet et sur l'époque oh Hu^bens eut connaissance des observations de Ricber sur le pendule, le Cosmos. 1. 1, p. Ii&t (note 29), et l. Il, p. 616 (note 2).

(10) [page (|I|8]. Airy, dans les ifémoirs ofthe RoytUAania. Society, t. iX, p. 7; t. X, p. &3.

(11) [page W]- On s'en tenait encore ft cette évaluation en 182&. Veyez Laplace, Système du Monde, p. 207.

(12)[page/ii|8]. Delambre, Histoire de CÀsironomû moderne, t. II,p. 75/|.

(13) [page b56]. « On sait qu'il existe au-dessus et audessous de l'équateur de Jupiter deux bandes moins briUaotes que la sui^ce générale. Si on les examine avec une lonette, elles paraissent moins distinctes à mesure qu'elles s'él(ûgneot du centre, et même elles deviennent tout à fait invisibles près des bords de la planète. Toutes ces apparences s'expliquent en admettant l'existence d'une atmosphère de nuages interrompue aux environs de l'équateur par une zone diapfaiiK, produite peut-être par tes venis alises. L'atmosphère de nuages réfléchissant plus de lumière que le corps soUde de Jupiter, les parties de ce corps que l'on verra & travers la lone diaphane, auront moins d'éclat que le reste et formeront les bandes obscures. A mesure qu'on s'éloignera du centre, le rayon visuel de l'observateur traversera des épaisseurs de plus en plus grandes de la zone diaphane, en sorte qu'A la lumière réfléchie par le corps soMe de la planète s'ajoutera de la

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lumière réfléchie par cette zone plus épaisse. Les bandes seront, par cette raison, moins obscures en s'élbignaut du centre, Eïifin, aux bords mêmes, la lumière réfléchie par la zone, Tue dans la plus grande épaisseur, pourra feîre disparaître la difiérence d'intensité qui existe entre les quantités de lumière réflédiie par la planète et par l'atmosphère de nuHges ; on cessera alors d'apercevoir les bandes qui n'existent qu'en vertu de cette différence. — On observe, dans les pays de montagnes, quelque chose d'analogue : qu'on ee trouve près d'une forêt de sapins, elle paraît noire; mais à mesure qu'on s'en éloigne, les couches d'atmosphère interposées deviennent de plus en plus épaisses et réfléchissent de la lumière. La différence de teinte entre la forêt et les objets voisins diminua de plus en plus ; elle finit par se confondre avec eux , si l'on s'en él(^De d'une dbtance convenable. » (T. XI des Œuvres d'Arago.)

(1&) (page A51]. Comot, t. II, p. 382-38/i et 603 (note kb).

(15) [p^e /iS2]. Sir John Herschell, Outltnet <^ Aslrm., S 540.

(16) [page I|53]. Les premières obeervatioos de William Herscbell, feites en novembre 1793, donnèrent pour la rotation de Saturne 10^ 16' W- C'est à tort qu'on a fait honneur au grand philosophe Emmanuel Kant d'avoir deviné par des considérations purement théoriques et consigné dans le brillant ouvrage intitulé : AUgemeine Nalurgeschidoe des Eivanelt. quarante ans avant HersdiMl, la véritable durée de la rotation de Saturne. Le nombre qu'il indique est 6^ 23' 53". Il considère cette valeur « comme la détermination mathématique du mouvement encore inconnu d'un corps céleste, prédiction unique peut-être en son genre, et qui ne peut êlra vérifiée que par les observations des siècles futurs. i> L'attwite n'a point été rciiiplie; les observations postérieures ont révélé

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laie eneor de k benres, c'esirè-dira des 3/5. Oo IroDte daas ]b même 'oanaga, au BDjet de l'AnMau de Satnme, qoe a dans l'amas des particales doDt il se compose, les udo situées à l'ioléneur du cAté de la planète accomplissent leur roblioD en 10 heures, et qne les aatres, qui fonnmt U partie eUériem«, mettent 15 heures à opéra le ménie monvemeut ■ Le premier de ces deux Doml»«i se rapproche par hasard de la vitesse angulaire de la planète (10^ 29' 17")- Voyez Eant, SMmmttùAe Werke, 6* part., 1839, p. 135 et 140.

(17) [page f|53]. l^place (fxposilûm duSyslimeduMonde, p. 43) évalue l'aplatissement de Saturne à 1/11. Bessel n'a point confirmé, mais a, au contraire, déclaré inexacte cette dngulière dépression' d'après laquelle William UeiscbeU , ï U suite d'une série d'observations laborieoses, fiiites avec des télescopes très-divers, trouva que le grand axe de la planËle était situé, non pas dans le plan de son équateur, mais dans im plan formant, avec celui de l'équateur, un angle (f enviroa 45*.

(18) [page 454]. Arago, Astronomie populaire, t. IV, p. 454-

(19) [page 455]. Dominique Cassini avait signalé aussi cette différence d'éclat des deux anneaux. Voyez Mémoira d» FÀotdemie dt$ Seiwcu, 1715, p. 13.

(20) [page 455], {Jonnos, t. Il.p.SBS.Cene fut queqBatre ans plus tard, en 1659, que la découverte- ou plutât VapH- Cation complète des apparences que présentent Sabune et son anneau fut publiée dans le Systema Satumium.

(31) [|Uge 456]. ToatrécemmeSft de semblables éminences ont été aperçues de nouveau par Lassell, à Liverpool, avec un réflecteur de 20 pieds de longueur focale, que lui-oiËme avait construit. Voyez Report of the Bristish Association, 18âO, ■ p. XXXV.

(22) [pa^ 456]. Voyez Harding, Kleine ^heijjonden fur

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1895, p. 100, et Struve dans les ^«Ironom. Nachriehtm de Schumacher, n* 139, p. 389.

(23) [page 457]. Od lit dans les Acta Erudilorvm pro anno 168A. p. h^k, le passage saivant, extrait de l'ouvrage intitulé S^ttema phxnommorvm Satwixi, oMore Galletio, prxposito eccles. Âvenionemis : « Noonunquam corpus Saturai non exacu annuli mediwn obtinere visum fiiit. Hinc evenît, ut, quam planeta orientalis est, centrum ejus extremitati oriental! annuli propius videatur, et major pars ab occidentali latera ait cum ampliore obscuritate. u

(2&) [page 657]. Homer, dans le Neus Phytih Warterbudv deGebler, t.Vlll, 1836, p. 174.

(35) [page I|S7]. Benjamin Peirce, on the Cotutitutton o{ Satum't Ring, dans l'Astronomicat Jowmai de Gould, 1851, t. II, p. 16 : «The ring congists of a stream ot of slreams uf a tluid ralher denser (ban water flowing around the primary. n Voyez ausà Sitliman's Afoerican Jowmai, 2* série, t. Xll, 1851, p. 9d, et sur les inégalités de l'anneau ou les actions perturbatrices et par cela même conservatrices des satellites, John Hencbell, Oultùwi o{ AtOtmomy, p. 320.

(26) [page 458]. Jobn Uerscbell^ap« Obstrvattont, p. 414- Ii30, et OvUiines, p. 650. Voyez aussi sur la loi des distances, ibûi., p. 337, S 550.

(i?) [page 460]. Fries, Y&rUsvmgen utAer die Sternhvnde, 18S3, p. 325; Gballis, dans les Tramactitmt of Ihe CambrUgt Philotophiad Society, t. III, p>. 171.

(28) [page 460]. William Uerscbell, Aeeouni of a Cornu. dans les PhUoiophical Transactions for 1781, t. LXXI, p. 493.

(29) [page 461]- Cosmos, I. III, p. 490.

(30) [page 463]- Voyez, pour les observations de Lassell b

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Starfleld (Liverpool) et celles d'OUo Struve, les Monthly yotica o( ihe royal Attnmomicai Socut^. t. VUI, I8I18, p. k^hl. 135-139, et les Àttronom. Nadirichtm de Scbunucher, n«623. p. 365.

(31) [page &(U|]. Berohard von Lindenaa, Beitrag xur G»tchichle âer NepVun't Bntdedamg, dans le supplément des Aitronom. IfacMelUen de Scbumacber, 18&9, p. 17.

(33> [page liàh]. Atironom. Nadmchten, Tfi 58D.

(33) [page fi6fi]. Le Verrier, Recherdvet lur les mouMmmtt de la plonèle Herschell, 18(|6, dans la Connaissance da Temps pour 18i|9, p. 256.

(3b) [page A66]. L'élément tiès-important de la masse de Neptune a reçu beaucoup d'acovissements successifs. Bstiiné d'abord 1/20897 par Adams, il a été évalué à l/198f|0 par Pcirce, à 1/19^00 par Bond, & 1/18780 par John Herschell, à 1/15A80 par Lassell, enfla à i/ihhht par Otto et Auguste Strave à Poulkova. C'est ce duoier résultat que nous avons adopté dans le texte.

(35) [page 666]. Airy, dans les Monthiy Ifotica ofthe royal Aslronomical Society, t. ViJ, n° 9 (novembre 1846). p. 121-152; Bemhard von Lindenau, Beitrag zur Geschichle der Keptaa't Enldeckung. p. 1-32 et 235-238. — Le Verrier, sur l'invitatK» d'Arago, commença, dans l'été de 18I|5, i s'occuper de la tliéorie d'Uranus. Il présenta & l'Institut les résultats de ses recherches, le 10 novembre 18^5, le 1" juin, le 3 août ti, le 5 octobre 1866, et les publia aussilàt. Le plus grand et le plus important travail de Le Verrier, celui qui contient la solution complète du problème, parut dans la Connaissance des Temps pour 1869. Adams flt part de ses premiers résultats, mais sans rien confier à l'impression, au professeur Chaltis, en septembre 1865, et avec quelques changemenls à l'^strononi; royal, dans le mois d'octobre de la même année, tou-

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jours sans en rien puMier. L'Aitronome royal eut communication des résultats définitifs d'Adams, corrigés de nouveau dans le sens d'une diminution de la dbtance, au commence' ment do mois de septembre 18&6. Le jeune géomètre de Cambridge s'exprime sur ces travaux successif, tous dirigés vers le mime but, avec autant de modestie que d'abnégation : a 1 mention thèse earlier dates merely to show, that my resolts were arrived at independenlly and previously to the puUication of H. Le Verrier, and not witfa the intootion of mterfering with bis just daims to the bonors of the discovery; for tbere is no doubt that his researcbes were fir^ publidhed to tbe world, and led to Ihe actual discovery of the ptanet by Dr. Galle, so that the tacts stated above cannot detract, in the slightesl degree, lh>m tbe crédit due to M. Le Verrier. » Comme, dans l'histoire de la découverte de Neptune, on a souvent répété que l'illustre astronome de Kœnigsbei^ avait partagé l'espérance exprimée déjà en 183& par Alexis Bou' vard, l'auteur des Tables SVran\u, a que les perturhatious d'Uiauus devaient être causées par une planète encore inconnue, u j'ai pensé qu'il pourrait être intéressant pour les lecteurs du Cosmoi de trouver ici nne partie de la lettre que m'écrivit Bessel, à la date du 8 mai 1840, deux ans, par conséquent, avant sa conversation avec sir John Herschell, lors de sa visite à ColIingw^R : « Vous me demandez des nouvelles de la planète située «u delà d'Uranus. Je pourrais vous adresser à quelques-uns de mes amis de Koenigriiei^ qui croient en savoir plus que moi-même sur ce point, l'avais choisi pour texte d'une leçon publique, le 28 février iSiiO, l'exposé des rapporte qui existent entre les observations astronomiques et l'astrtnomie elle-même. Le public ne bit pas de différence entre ces detu objete; il y avait donc lieu de redresser son opinion. La part de l'observation dans le développement des connaissances astronomiques me conduisait naturel lement à remarquer que nous ne pouvons itre certains il'cxpliquer pur notre théorio lous les mouvements des p!a-

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nètes. Je dtai comme preuve Unaus ; les aocieDnes obBecwttions dont celte plsnëte a été l'objet ne s'accordent soUement »ec les éléments déduits des observsdons plne récentes, faites de 1785 à 1820. Je crois vous avoir déjà dit que j'ai beaucoup étudié cette question; mais tout ce que j'ai retiré de mes «fforts, c'est la certitude que la théorie actuelle on plutdt Tapplication que l'on en fait au système solaire, tel que nous le connaissons aujourd'hui, ne suffit point à résoudre le mystère d'Uranns. Ce n'e^ pas, à mon sens, une raiscm pour dése^rer du succès. U nous faut d'abord connaître exacts* ment et d'une manifere complète tout ce qui a été obserré BUT Uranus. l'ai cba^ un de mes jeunes auditeurs, Flemming, de réduire et comparer toutes les observati(uis, «t maintenant j'ai là réunis sous la main tous les faits constatés. Si les anciennes déterminations ne conviennent déjà point fc la théorie, celles d'aujourd'hui s'en écartent plus encore; cw actuellement l'erreur est d'une minute entière, et elle s'accroît de 7 à 8 secondes par an, de sorte qu'elle sera bientôt beaucoup plus considérable. J'ai eu l'idée d'après cela qu'on moment viendrait où la solution du problème serait peut-être bien fournie par une nouvelle planète, dont les élémeob seraient reconnus d'après son action sur Uranus et vérifiéi d'après celle qu'elle exercerait sur Saturne. Je me suis d'ailleurs bien gardé de dire que ce templf fût arrivé; je me borne à ch^cher jusqu'où peuvent cc^uire les &its actueDemeoI connus. C'est là un travail dont la pensée me suit depuis tant d'années, et au sujet duquel j'ai passé par tant d'opioioDs différentes, que j'aspire à en voir la fin, et que je ne négligeiù rien pour arriver à ce résultat aussitôt qu'il sera posûble. Tai grande confiance en Flemmiog, qui, à DanUig où U est appelé, continuera pour Saturne et pour Jupiter la réduction des observations qu'il a faites pour Uranus, Je m'apidaudis, sous ce rapport, qu'il n'ait pour l'instant aucun moyen d'observation et qu'il n'ait pcnnt de oours à bire. Un jour viendra aussi pour lui oii il devra se livrer à des observations dirigées

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vos un but déterminé; «Ion, sans doute, les fftcilités matérielles ne lui manqueront pas plus que dès à présent l'habi- Ifllé ne lui manque, n

(36) [page I|66]. La première lettre dans laquelle Lassell annonça sa découverte était du 6 août 18&7. Voyez Schumadier'a Àstronom. Naditiehun, n" 611, p. 165.

(37) [p. fi66]. Otto Struve, dans les Astronom. NadaidUtn. n* 629. C'est d'après les observations faites à Pouikova qu'Au> guste Struve a calculé, à Dc«pat, l'orbite du premier satellita de Neptune.

(38) [page &66]. W. G. Bond, daos les Proceedings of ihe Ameriean Academy of Arts and Sciences, t. II, p. 137 et 1Z|0.

(39) [page t|67]. Schumacber's Astronom. NaAridiUn, rfi 729, p. 143.

(IiO) [page &69]. « On reconnaîtra un jour, dit Kant, que les (lemières planètes, qui, par la suite, seront découvertes au delà de Satunie, forment une série de membres intermédiaires qui se rapprochent de plus en plus de la nature des comètes, et ménagent la transition entre ces deux e^èces de corps planétaires. La loi, d'après laquelle l'excentricité des orbilas décrues par les planètes est-en raison de leur distance au Soleil, vient à l'appui de cette conjecture. Il en résulte, ea effet, qu'à mesure que cette distance augmente, les planètes répondent de plus en plus à la définition des comètes. Rien n'empêche que l'on considère à la fois comme la dernière {danèts et la première comète le corps céleste qui coup^ au périhélie l'orbite de la planète la plus volaioe, peut-être bien celle de Saturne. Le volume des corps fÀtnétaîces, croissant de même avec leur distance au Soleil, démontre encore clairement la vérité de notre théorie sur la mécanique céleste. j> {NaturgeschichU dà Rimmels. 1755, 6» part., p. 88 et 195, de lacolleciion des Œuvres complètes.) Au commencement de

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la 5* partie, il est question de l'ancienne nature cométaire qao Satnrne est supposé avoir perdue.

(ki) [page f|70]. Stephen Alexander, on îhe tmMariiy of arrangtmmt of the Asteroids and Ou Cornets of short period. and the poss^ilittf of iheir common origin. dans VAstronomical Journal de Gould, a" 19, p. 1Z|7, et n<> 20, p. 181. L'auteur, d'accord avec Hind (Schumadier'B Astronom. Nachridam, n' 72Ii}, distingue « the cornets of short period, wboie semiaxes are ail nearly the same with those of tbe small planés between Mars and Jupiter ; and the otber class, includiog tbe cornets whose mean distance or semi-axis is somewtut less thao that of Uranus. n II termine le premier de ces deux Mémoires par cette conclusion : a Différent focts and coiorïdences agrée in indicating a oear appulse if not an actual cailision ofMars with a large cornet in 1315 or 1316, ttutibe coRiet was Ihereby broken into three parts whose ort>it3 (ît may be presumed) received even then their présent form : viz. that stillpresentfidby tbe cornets of 1812, 1815 and 18(|6 whidi are fragnents of the dissevered cornet. »

(A2) [page £|71]. Laplace, Exposition du Syst^ne dit Monde, édit. de 182(i, p. bU-

(hS) [page &71]. CotmtH. 1. 1. p. 110-127 et A5&-459 (notes Ii2-57).

(fi{i) [page 472]. En trois siècles et demi, de 1500 i 1850, il a paru en Europe 52 comètes visibles à l'œil nu. En les répartissent par périodes de 50 années, on obtient le lablwn suivant :

ises

lUB

10 comètes.

17âA

U comètes.

4 comètes.

h comètes.

10 comèUfl.

1600 — ISBO

I8se

S comètes.

ittsa

• comètes.

Des 23 comèles observées au xvi* siècle, le siëde d'AjuaD, de Girolomo Fracastro, du landgrave Guillaume IV de Hesse, de Mœstlia et de Tjrcbo, les 10 premières ont été décrites par Fingré.

(A5) [page &73]. C'est la comète a de mauvais aagore a i laquelle fut attribuée la tempête qui causa la mort du c^èbre navigateur portugais Bartholomé Dïai, au moment où il frisait, avec Cabrai, la traversée du Brésil au Cap de Bonne- Espérance. Voyez Hnmboldt, Examen critiqae dt l'hiUoin de la Géographie du nouveau Continent, 1. 1, p. 296; t. V. p. SO, et Souza, Asia Portugal., t. 1, 1" part., cap. 5, p. 45.

(;!|6) [page I|7Ii]. Laugier, dans la Connaissance des Temps pour 18f|6, p. 99. Voyez aus^ Edouard Biot, AecAercAet sur les anciennes apparitions chinoises de la ComiU de HaUey, antirisures à l'année 1318, dans le même volume du même Recueil, p. 7l)-8/|.

{kl) [page 474]. Sur la comète découverte par Galle, an mois de mars 1840, voyez les Âstronomis<he Nadvrithun de Schumacher, t. XVIl, p. 188.

(b8) [page hlk]. Humboldt, Vues des CwdUltres {éd. iofoUo), pi. LV, Sg. 8, p. 281. Les Mexicains se faisaient au» une idée fort juste de la cause qui produit les éclipses de Soleil. Le même manuscrit mexicain dont il est parlé dans le texte, et qui remonte au moins à 25 ans avant l'arrifée des Espagnols, représente te Soleil presque complètement couvât par le disque de la Lune, et les étoiles brillant tout autour.

{49] [page 474]- Newton et Winthrop avaient déjà deviné la formaUon de la queue des comètes par les effluves de I> partie antérieure, problème dont s'est tant occupé Beaad. Voyez les Princ^ia phUosoph. noluroi. de Newton, p. 511, et les Philosoph. Transactions for 1767, t. LVII, p. 149, Sg. 5. tr Suivant Newton, c'est près do Soleil que la queue a le plos de

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force et d'élendue, parce que l'air cosmique, ce que j'appelle, avec EDcke, le milieu résistant, a dans ces régions son roasimum de densité, et que les particules de la queue, trëaécbauiTées par le voisinage du Soleil , montent plus aisément au milieu d'un air plus dense. Winthrop est d'avis que l'effet principal se produit un peu après le périhélie, parce que, en vertu de la loi posée par Newtoil {Principia, etc., p. k^h et Ù66), les maxiroa ont toujours une tendance à retarder l'époque de leur apparition.

(50) [page kTli]- Arago, Astronomie populaire, t. II, p. 318. L'observation est d'Amici fils.

(51) [page/|7Ii]. Sir John HerscheIlduissesOtititnej(S589- 597), et Peirce dans VAmericim JourmU for ISdti (p. 42), ont recueilli tous les détails coDcemant la comète du m<Hs de mars 18f|9, qui l»illa dans le Nord de l'Europe, près d'Orion, d'un éclat extraordinaire, et qui est, de toutes les comètes observées et calculées, celle qui s'est approchée le plus près du Soleil. Certaines ressemblances de physionomie, genre de preuve dont, au reste, Sénèque avait déjà démontré le peu de certitude {Quxrtiotm notur., lib. VII, cap. 11 et 17). firent considérer d'abord cette comMe comme iden^que avec celle de 1668 et de 1689. Voyez le Cosmos, t. I, p. 156 et j|78 (noie 92), et Galle, dans les Olbers Cometmbahnen , d" 42 et 50. Bognslaw^ croit d'autre part (Sdiumacber'B Astrotwm. NachrUAten. n* 5Ii5, p. 272) que la période de la comète de 18&3 est de l(i7 ans, et que ses apparitions antérieures eurent lieu eo 1695, 15^8, l&01,etc. 11 remtHile ainsi jusqu'à l'année 371 avant l'ère chrétienne, et d'accord en cela avec le célèbre heiléniste lliiersch, de Munich, H considère cette comète comme identique avec celle dont il est fait mention dans les Milèvrologiquei d'Aristote (liv. I , cbap. 6) et la déngne sous le nom de comète d'Aristote. Ha» d'abord je rappellerai que cMte dénominBtiwi est vague et peut s^i^iqner ft plusieurs olqets. Veul-oD parler de la comète qu'Aristole tait disparaîtra

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dans la constellation d'Orion et qu'il rattache au tremblement de terre de l'Achaîe; dans ce cas, il ne faut point oublier que cette comète qui, d'après le philosophe de Stagire, se montra simultanément avec le tremblement de terre, fut antérieure à cet événement, suivant Callisthène, et postérieure, suivant Diodore. Le 6' et le 8* chapitre des Météorologiques traitent de h comètes désignées pal* le nom des archontes d'Athènes sous lesquels elles apparurent, et par les événements désastreux auxquels on les rapporte. Aristote mentionne anecessîvement la comète ocddentale qai fut observée lors do trsiDblement de terre ^ des inondations de l'Achûe (chip. 6, 8). puis celle qui marque l'archonlat d'Buclès, fîls de Molon. 11 revient ensuite à la comète occidentale, et nomme à cette occasion l'archonte Aateius, qui est devenu dans des leçons vicieuses Aristeus, et que Pingre par suite a confondu, dans sa Comiiographie, avec Aristbène ou Alcisthëne. L'éclat de la comète d'Asteius se répandit sur plus d'un tiers de la voAle céleste. La queue, que l'on désignait sous le nom de élS6çj chemin, avait 60° de longueur, et s'étendait jusque dans la région d'Orion, oh elle se dissolvait. Aristote cite encore (chap. 7, 9) la comète dont l'apparition coïncida avec la cbnis de l'aérolite d'^gos-Potamos, et qu'il ne faut point coofimâte avec le nuage météorique qui, suivant le récit de Daimachot, brilla pendant 70 jours, et lança des étoiles filantes. Enfin Aristote (chap. 7, 10) mentionne une comète que l'on observa sous l'archontat de Nicomaque, et à laquelle fut attribué un violent orage qui éclata près de Corinthe. Ces quatre coroHes remplissent la longue période de 32 olympiades. La premifeie en date, celle qui coïncide avec l'aérolitbe d'£gos-Polamos, se montra, d'après les marbres de Paros, la 1** année de la LXXVIII* Olympiade (avant J.-C. A68). sous l'ardiontat de Théagénidès ; la comète d'Eudes, nommé à tort Euclides par Diodore (liv. XII , chap. 53), fut observée dans la 3* année de rOlymp. LXXXVIII (avant J.-C. A27), comme le prouve aussi le commentaire de Jean Philopon ; celle d'Asteius, dans

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la W année de l'Olymp. Cl (awm J.-C.'373); «nlin celle de Nicomaque, dans la k* anitée de roiymp. CIX (av. J.-C. 3Î|1). Pline (liv. 11, cbap. 25) rapporte à la CVIII' Olymp. la transformation de cette comète qui, après avoir présenté Taspect d'une crinière, prit la fprme d'une lance (jubœ effigies mutata in baâtam]. Sénëqae crut aussi à une tihison directe entre la comète d'Asteius et le tremblement de terre qui ébranla l'Achûe. Il dit, en rapportant la destruction des villes (THélJce et de Bura, qui ne sont pas eipressément nommées par Aristote : « Effigiem ignis longi fuisse CalUstbenes tradit, antequam Burin et Helicen mare absconderet. Artsioteles ait non trabem illam sed Cometam fuisse {Qutest. nolur., lîb. Vil, cap. 5). » Strabon (liv. VUl, p. 384, éd. Casaubon) place la ruine de hks deux villes deux ans avant la bataille de Leac« tcea, ce qui donne bien la h* année de la CI» Olympiade. Diodore de Stctie, après avoir décrit en détail le tremblement de terre du Péloponèse et les inondations qui suivirent, comme des événements accomplis sous l'archonlat d'Asteius (lib. XV, cap. 48 et Iid), rejette à l'année suivante, sous l'archontat d'AldsIhène (Olymp. GII, I), l'apparition de la brillante comète qui produisait de l'ombre comme la Lune, et dans laquelle il vit un' présage de la déchéance des Lacédémoniens. Hais Diodore, qui écrivait longtemps après les événements qu'il TtLDOate, ne se fait pas faute souvent de les reporter d'une année à l'autre , et l'pn peut invoquer en faveur de l'opinion qui place la comète sous l'arcbontat d'Asteius, antérieur d'une année à celui d'Alcisthène, les témoignages les plus anciens et les plus sûrs, ceux d'Aristote et de la Chro* nique de Paros. Pour revenir maintenant au point de départ, comme Bogasiawsbi , en attribuant à la comète de 18fi3 une révolution de 1I|7 ans 3/Ii, est remonté succejsivement aux années 1695, 15f|8, 1£|01, 1106, et enfin à l'année 371 avnnt notre hn, cette dernière apparition coïncide avec la comète qui accompagna le tremblement de terre du Péloponèse, k deux années près suivant Aristote, à une seule année près

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suivant Diodve. écart qui, si l'on pouvait constater la p blonce des orbites, serait de trè»^u de conséquence, ra égard surtout aux perturtrations vraisemblables dans ou mtervallQ de 2211| ans. Si Hngré (Cométographie, 1. 1 , p. 259- 262), tout en substituant, d'après Diodore, l'arehoirtal d'ilcisthfeiie k celui d'Asteiua, et en rapportant la comëta qol disparut dans la constellation d'Orioa à la l'* année de la eu* Olympiade, biî assigne néanmoins pour date les prcmien jours du mois de juillet 371 et non 372, la raisaa en estqn». & l'exem^e de querques bisloriens, ^ marque d'un séro ia première année de l'ère chrétienae. 11 est important de remarquer, en terminant, que sir John Herscbell adopte poor la révolution de la brillante comète, qui fat vue prëa da SoU «B 8^, une période de 175 ans, ce qui reporte wx uméei 166&, 1&93 et 1318 (comp. OuUines, p. 370-372, avec GsUs, dans les OUitra ComeUnbahnm. p. SOS, et avec lo Cosnufi,t. \, p. 156). D'autres combinaisons de Peirca et de Claosen donnent des périodes de 31 ans I1/& ou de 7 ans 1/5, et prouTent combien 11 est hasardé de déclarer la comète d« tfUiS ideiitique avec celle de l'archonte Asteios. Grftce à la menlioii &ite dans les. Météorologiques d'Âristote (liv. !, cap. 7, iS), d'une comète qui apparut sous l'archontat de Nicomaqos, noua savons que le philosopbe de Stagire était Agé su hkù» de kk ans lorsqn'U composa cet ouvrage. Il m'a toujours paru surpranant qu'ibistote qui, à l'époque du tremblemeiit (h terre du Péloponëie et de la grande comète qui coamit de ■a queue un e^ce de 60°, avait déjà quatone ans. pirie avec autant d'indiffërence d'un parwl phénomène, et se borne ï. la ranger parmi tes comttes observées jusqu'à lui. L'étonaemeM . augmente encore, lorsqu'on tit dans le mÔme chapitre qu'An»tote a vu de ses [«opres yeux autour d'une étoile fixa dam la ouiste du Chien, peut-être tùen autour de Piocyoa dans b Petit-Cbien, une apparence nébuleuse représeotast une cfimère. Aristote dit aussi (liv. I, chap. 6. 9) avoir ofatervé dan lesGémeaus l'occultation d'une étoile par le disque de }upibar.

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La crinière de vapeur ou l'esveloppe nébalwse de Procyon me rappelle ua phénomëoe dont il est souvent question dans les annales de l'ancien empire mexicain, d'après le Codex Telterianus : a Cette année, y est-il dit, on vit do nouveau fumer Citlalcho]oa , » c'est-à-dire la planète Vénus nommée aussi TlazoleoU, dans la langue des Aztèques. (Humboldt, Vues des Cordilitrrs, t. II, p. 303.) Probablement, sous le ciel du Mexique comme sous celui de la Grèce, on vit de petib balos formés autour des étoiles par la réfraction de leurs ta;ons.

(52) [fag* (i75]. Edouard Biot, dans les CwnpUt vmdia de l'Académie des Sciencet, i. XVI, 38ti3, p. 751.

{53) [page E|76]. Galle, dans l'appendice de t'DUWa|g;â intitulé Olbers CtmelenbiThnen, p. 221, n» 130. Sur le pdSSagê probable de la comète à double queue de 1823, voyez JtUinbwg Review, 18^8, n» 175, p. 193. Le Mémoire d'Encke, cité on peu plus haut dans le texte, et qui contient les vérltaldes éléments de la comète de 1680, renverse les fanlaiaes de Halley, d'après lesquelles cette même comète, accomplissint sa révolution en 575 ans, aurait apparu à toutes les époques critiques de l'histoire de l'humanité : à l'époque du déluge, d'après les traditions hébraïques; à celle d'Ogygès, d'après les légendes grecques; durant la guerre de Troie; lors de b destrucu'on de Ninive ; à la mort de Iules César, et ainsi de stiite. La durée de la révolution de cette planète est, suivant les calculs d'EncLe. de 881ù ans. Au périhélie, le 17 décembre 1680, elle n'était éloignée du Soleil que de 23000 myriamètrea, c'est 15000 myriamètres de moins que la distance de h Lune à la Terre. Son aphélie est de 853, 3 distances de h. Terre au Soleil. Le rapport de l'aphélie au périhélie est de IbO 000 & 1.

(S&) [page t|76]. Arago, Aslrontmm pofwiiùn, t. Il, p. 617,

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(55) [page kT}]- Sir loha Berscbell, Outlines, of Attronomy. S 592.

(56) [page I|77]> Bernard de Lindenau, dans les Astrono- Vttiàu Nactai^iten de Scbumacher, n' 698, p. 25.

(57) [page &77]. Cosmos, t. III, p. h2-Uh-

(58) [page Ii79]. Le VerHer, daiis les Cofi^tet rendus di fAcadimie des Sciences, U XIX, 18Ii4, p. 982-893.

(59) [page I|80]. Newton n'attriboait l'éclat des comètes les plus brillaotes qu'au reflet de b lumière solaire : isideodeot coinels luce ooilis a se reOexa (Princtpia jiutAemat., éd. Le Seur et Jacquier, 1760, 1. 1!1, p. 577).

(60) [page 480]. fiessel, Schumacher's JaJwbwh târ 1837, p. 16».

(61) [page Ii80]. Cosmos, t. I, p. 120, et t. III, p. 65.

(62) [page 1(81]. Valz, Essai sur la détermination de ta àensilé de l'Èther dans l'espace planétaire, 1830, p. 2, et Cosmos, 1. 1, p. 119. L'accroissement du noyau des comètes, à mesan qu'augmente leur distance au Soleil, avait déjà attiré l'aUenlion d'un observateur très-soigneux et exempt de toute i»^ vention, d'Hévélius. Voy. Pingre, Cométographie, t. II, p. 193. C'est un travail très-délicat, lorsqu'on veut y apporter de l'ezaclitude, que de déterminer les diamètres de la cotaHe d'Eucke, à son périhélie. Cette comète est une masse néboleuse dans laquelle le centre ou une partie du centre se détache par l'éclat de sa lumière. A partir de cette région, qui n'a nullement la forme d'un disque, et ne peut être appelie k léie de la comète, l'intensité de la lumière dimîmie rapidement tout autour. La nébulosité offre dans un sens ao prolongement qui a l'apparence d'une queue, les mesures indiquées dans le texte se rapportent à cette matière nébulensr. dont la circonférence, sans être bien arrêtée, se resserre au périhélie.

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{(S) [page ti81]> Sir John Uencbell, Cape Observationt. 18(i7, $ 966, pi. XV «t XVI.

{6ti) [page ItSi}. Bien plus tard, le 5 man, on vit croître jusqu'à la distance de Q" 19' l'interralle qui séparait les deux comètes; cette augmentation, ainsi que l'a prouvé PlantaiDOur, n'était qu'apparente, et tenait à ce que l'astre s'était rapproché de la Terre. Députa le mois de février jusqu'au 10 mars, les deux parties de la double coœëte restèrent à la même distance l'une de l'autre.

(65) [page A82]. Le 19 février 1846, on aperçoit te fond noir du ciel qui sépare les deux comètes (0. Struve, dans le Bulletin physico-mathématique de CAcadimie des Scùnces d» Sainl-Piursbomg, t. VI, d° d}-

(66) [page ^82]. Voyez Outlines,of Àslron.. $580-583, et Galle, Olben CometeiriHàmm, p. 232.

(67) [page 483]. a Efrfiorua non religiosissimn fidei, sœpe ded[Htur, siepe decipit. Sicut hic Cometem qui omnium moi^ talhim oculis cusioditus est, quia ingentJs rei traxit eventus, cum Uelicem et Burin orto suo merserit, ait illum discessisse in duas stellaa : quod pister illum nemo tradidit. Quis eaim poaset observare illud momentum quo comètes solutus et in duas partes redactus est? Quomodo autem, si est qui vident cometem in duas dirimi, nemo vidit fini ex dnabus? (Sénèque, Quxstiones nalurales, lib. VII, cap. 10.)

(68) [page 483]. Edouard Biot, Recherches sur tes cotnius de la eoUeclion de Ma-luan-lin, dans les C<imple$ rendus âti'Acadhnie des Sciences, I. XX, 1845, p. 334.

(69) [page 485]. Galle, dans les Oùers CometenbiAnen, p. 232. n° 174. Les comètes de Colla et de Bremiker, qui ont fait leur apparition dans les années 1845 et 1840, décrivent leur ort>it«i-filiplique en un temps assez court, si on les com-

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— 7i2 — pan aux «un^lea de ISU et de 1680, qui n'emploîMl pu moins de 3000 et de 8800 ans. Les périodes des.detix comèlea de Colla et de Bremiker ne paraissent être que de 249 et de Shk ans. Voyta Galle, tOid., p. 229 et 23t.

(70) [pageQ87}. La courte période de 120Ii joon tUt constatée par Encbe, lors de la réapparition de sa comète, ea 1819. Les éléments de l'oriXto dlipUque de cette coraèt» se Inis- , vent calculés pour la premiitre fois dan» le Berlin, e Jahrhidi fur 1822, p. 193. Voyex aussi pour la e milieu, résistant, considérée comme moyen d'explit^uer la n- (ûdilé de la révolution, le k* Mémoire d'Encke, dans le Recueil de l'Académie* de Berlin, année iikl», et comparez, à ce sayA Arago, A^ron. populaire, t. Il, p. 287, et Lettre à M. Alésai dre de Humboldt, I8I1O, p. 12, ainsi que Galte dans les Olbert Gfftmaéalmm. p. 22t. Pour con^Iéter en reoKUïlBnt auan loiaque possible, l'histoire de ta eooaète d'Encka, ii est boo 4le rappeler qu'elle fut vue pour la première fois par Méchaia àa 17 au 19 janvier 1786, puis pair mis» CaroTH» Uerscbell du 7 au 27 novombre 1799, par Bouvard, Pons et Birifa éa 20 octobre an 19 qo\'embre 1805, enfin par Pons du SS novembre 1818 au 12 janvier 1819, lors de sa dixîèote léafp^ rîtioD depuis- Ta découverte de MéAain. Le [««(nier Tetcnr calculé à IVance par Eucke fut observé par Rumker i fn^ matta;TOyefrGaire,t&i<f.,p. 21S,217,221et222.— LaooiBMs intérieure âe Biela, on, comme od a aussi contumB die dfet^ la comète <^ BieU et de Ganibart, observée pour la prénâbe Tois le 8 mars 1772 par Montaigne, fut vue ensuite successivement par Pons, le 10 novembre 1^5, par Biela, à Josepbstadt, en Bobême, le 27 février 1826, et par Gambart à UarseiUç, le 9 mars de l^méme année. C'est certainement Biela qui, le pn)jmEsr, ad:écouï«rt «le nouveau la comtn« de 1772. anisn revuicbe Gambart eo a déterminé tes éléments elliptiques , pins tôt que Biela, et presque en mâme teiujwjtue ClRusae. Le premier retour de la comète de Biela. 3Sffï|iné œatbé-

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;, B été obaenà par Hendotson au ctp de Bonne- Eipéranct. darant les mois d'ockâire et de décembre 1831. Le merveilleux dédoublement de la comète de Biela, dont il s été question dans le texte, eut lieu Ion de sa onzième réappiritioa depuis l'année 1772, veralt fin de 13fi5. Voyez Oalle, dans lea OUter* Com»ttiU>aham, p. 214. SIS, 22^, 227 et 232.

(71) (page 487J. Sir John Uenchell OuUàut of Attrm., S 601).

(72) [page f|88]. Laplace, ExposUion du Systime du Bonde, p. 306 et &1A. l^es vues particulières de Laplace sur les conaètes, qu'il considère comme de petites nébuleuses errant de systèmes en systèmes, sont contredîtes par la résolution d'un grand nombre de nébuleuses, opérée depuis la mort de ce grand homme.

(73) [page 489]. Il y «mit des dive^nees d'opinions ï Babylone dans le coll^ des astronomes chaldéeni, aussi bien que cbet les Pythagoriciens et dans looles les anciennes écoles. Sénèque (Qtuat. ruHur., lib. VII, cap. 3) cite les sentiments opposés d'Apollonius le Myndien et d'Épigtee. Bien qu'Épigdne soit nrement cité, Pline (lib. VII, cap. 57) l'appelle a gravis auctor in primis. n Son nom se ratroufe aussi, mais sans qualification, dans GenstH-inus (de Me nauUi. cap. 17), et dans Stobée {Ecloga phy$ica. lib. I, cap. 29, p. 586, éd. Ueeren). Voyet ajissi Lobeck, Agloopluanus, p. ÏZ|1. Diodora de Sicile (lib. XV, cap. 50) croit que l'opinion générale et dominante chez les astrologues de Babylqiie était que les comètes, après des intervalles de temps invariables, rentraient dans des orbi^ déterminés. Le dissentiment qui divisait les Pythagoriciens sur la nature planétaire des comètes, et qu»nientionDent Arfslote et le Pseudo-Plutarque {MMorologiea, lib. I, cap. 6, 1; de Ptaeilis PMlosoph.. lib. III, cap. 2) s'étendait d'après le Stsgirile {Meteorol.. lib. I, cap. 8, 2) à la nalare de la Voie lactée, qui marquait la voie abandonnée par le Soleil et celle

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- 74/1 d'oti avait été précipité Pfaaélon. Voyez Latronne, dans les Mémoires de l'Académie des Inscriptiont, 1839, t. Xli, p. 108. Aristole cite encore cette opinion de quelques Pytbagoricieiu, que les comètes appartiennent à la classe de planètes qui, comme Mercure, ne deviennent visibles qu'en s'élevant, aprèt un long temps, au-dessus de l'horizon. Dans le Traité dn Pseudo-Plutarque, dont malheureusement les indications sont toujours tronquées, il est dit que les comètes se lèvent ft l'horizon à des époques déterminées, après leur révolution socomplie. Beaucoup de renseignements sur la nature des G«mèfes contenus dans les écrits d'Arrien, que Stobée put mettre i profit, et dans ceux de Cbarimander, dont le nom seul a dié conservé par Stoèque et par Pappus, sont perdus pour nous {Ecloga, lib. I, cap. 25, p. 61, éd. Plantin). Stobée die, comme appartenant aux Chaldéens, l'opinion que les comètes liont » rarement visibles parce que, dans leur longue excursion, elles vont se cacher dans les profondeurs de l'éther, comme les poissons dans l'Océan. L'explication la plus séduisante et en même temps la plus sérieuse, malgré ce qui t'y mêle de rhétorique, celle qui est le plus d'accord avec les opinions récent<^ est l'explication qu'a donnée Sénèque : H Non enim existimo cometem subitaneum ignem, sed iuter ieiema opéra naturte. — Quid eniçi miramur cometas tara larum mundi spectaculumt nondum teneri legibus certis? nec initia illorum finesque patescere, quorum ex ingentibus iolervallis recursus estT Nondum sunt anni quingenli ex qito Gnecia

Stellis numéros et nomina fecit,

mullseque hodie sunt gentes que tantum facie noverint ^ lum ; quœ neodum sciant, cum luna deHcl&t, quaro (^tumbrelur. Hoc apud nos quoque nuper ratio ad certum perduxit. Vcniet lenipus quo isla quffi nunc latent în lucem dies extr»hat et longions levi dilîgeirtia. — Veniet tempus qu» posteri nostri (am aperla nos nescisse mircnlur — iStusis serval quod

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— 7h5 — oatendat revisenlibus. Berum natura sacra sua non siinul Inidît : ÎDttiatosnoscsedinius; in vestibule ej us hieremus: illa arcana non promiscue nec omnibus patent, reducta et in interiore sacrario clausa sunt. Es quibus aliud htec œtas, aliud (\as> post nos subibir, despiciet. Tarde magna proveniuDt... » {Qtixsliones nalurales, lib. Vil, cap. S2, 25 et 31.)

(Jk) [page /i99J. L'aspect du firmament dous of&e des objets qui ne coexistent point simultanément. Beaucoup sont énnouis longtemps avant que la lumière qui en émane soit parvenue jusqu'à nous; quelques-uns occupent des places différentes de celles où nous les apercevons. Voyez le Coimos, t. I, p. 175-^86; t. III, p. 86-303, et comp. Bacon, Nowm Organum, Lond., 1733, p. 371, et William Herscfaell, dans les Phiiosophical Transaclions Tor 1802, p. I|d8.

{75)fpageli99]. Cosmos, 1. 1, p. 147, 153 et i75 (note 35).

(76) [page 500]. Voyez les opinions des Grecs sur les chutes de pierres météoriques, dans le Cosmos, t. I, p. 1I|7, 150, &61, A63, h&9 et 476 (notes 61, 63, 69, 87, 88 et 89), t. 11, p. 593 (note 27).

(77) [page 501]. Voyez dans Brandis, GeschichCe der GrieehistA-rœmisciien Philosophie (1" part., p. 272-277), un passage où est réfutée l'opinion émise par Schleiermacher, dans le Recueil de l'Académie de Berlin, années 1804-1811 (Berlin,

(76) [page 501]. Stebée, dans le passage cité {Echga phylica, p. 508), attribue & Diogëne d'ApolIonie d'avoir appelé les étoiles des corps ponceux ou poreux. Cette idée peut b'en avoir été fournie par la croyance si répandue dans l'antiquilé que les corps célesttiS ae nourrissaient d'évaporalioiDS humidrs. « Le Soleil rend les substances qu'il a pompées» (Artslote, Jfeteoroiipico, éd. Ideler. t. 1, p. 509; Sénèque, QuxsUones nata-

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raies, IJb. IV, cap. S). Les corps célestes', semUablMà h i»erre poacfl, éètient supposés avoir aussi lears «xhalaisons propres, c Ces exhalaisons, qui ne peuvent être vues, tant qu'elles er^ rent dans les espaces célestes, ne soat antres que des pierres qui s'enflamment et s'éteignent en tombant sur la terre, a (Plutarque, dePlacitis Philosophorum, lib. II, cap. 13.) IHioe (lib. II. cap. 59) croit que les chutes de pierres météoriques sont des accidents qui se renouvellent fréquemment : a Decidere tamen, crebro non erit dutûum. s II dit aus» (lib. II, cap. Ui) que, lorsque te ciel est serein, la chute de ces pierras détermine une détonation. Un passage de Sënèque [Qtuest. nalur., Ub. Il, cap. 17), dans lequel il est question d'Anaximfene, et qui parait exprimer une pensée analogue, n'a tivt vraisemblablement qu'au grondement de la foudre dans une nuée orageuse.

(76) [page 502]. Je cite ici le remarquable passage do la rie de Lysandre, traduit littéralement : Quelques physiciens ont émis une opinion plus vraisenblable : suivant eux, les étoiles Riantes ne découlent ni ne se détachent du feu AlhM qui s'éteint dans I^ir aussildt après s'être enflammé , et ob sont pas davantage produites par l'ignition et la combusIioD de l'air que la condensation force à s'élever dans les r^ons supérieures ; ce sont des corps célestes qui, lancés sur la lena par la cessation du mouvement giratoire, ne tombent paa toujours dans les espaces habités, mais le plus aouveot dans la mer, où ils restent cacbés à nos regards. »

180) fpege 502]. Sur les astres complètement obscors ov qui cessent, peut-être périodiquement, d'émettre de la lumière, sur les opinions des modernes à ce sujet, en particulier, sur les opinions de Laplace et de Bessel, et sur l'obseï^ «ation de Basse! relative à un changement survenu dans le mouvement propre de Procyon, observation confirmée par Peters à Kœaigsbei^. voyez le Cotmos, t. III, p. S2tfrUiL

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(81) [pege 503]. VojSz le Cosmos, t, Ul, p. 37-&6 et 37S (oote 33).

(82) [page 503]. Il y a littéralement dans le passage de Plutarque, de Fade in orbe Lunx, p. 923) : « La Lune a pourtant un secours contre la force qui là sollicite à tomber : c'est son mouvâment même et la rapidité de sa révolution, comme les objets placés dans une fronde ne peuvent tomber. grSce au mouvement giratoire qui les entraîne.^

0)3) [page 905]. Cottnos, t, f, p. 135.

(8I|) [page 505]. Coulvier-Gravier et Saîgey, Rtàiarchessw la ÈtaOet fiiantes. ia&7, p. 61M6,

(85) [page 505]. Edouard Heis, die periodischen Stertif dmuppen und die ResuUata der Enctieàiungen, 1849, p. 7 et

(S6) [page 505]. La désignation du pâte Nord comme point de départ d'un grand nomlH« d'étoiles filantes, dans la période d'août, ne repose que sur les observations de l'année 1839. lia voyageur qui a parcouru l'Orient , le D' Asahel Grant, écrit de Hardin, en Mésopotamie, que vers minuit le del était comme hérissé d'étoiles filantes, qui toutes partaient de la région de l'étoile polaire. Voyez dans Heis (die periodisdien Siemichnvppen, etc., p. 28) un passage rédigM'après une lettre d'Herrick à Quételet et le journal de Grant.

(87) [page 506]. La prédominance de Persée sur le Lion, comme point de Départ d'un plus grand nombre d'étoiles filantes, ne s'était point encore manifestée loEs des observations ^tes à Brème, pendant la nuit du 13 au 14 novembre 1838. Un obSM^ateur fort exercé, Roswinkel , a vu, dans une pluie d'étoiles très^iboodante , prescjue toutes les trajectoires partir du Lion et de la partie méridiouale de la Grande-Ourse, tandis que d*ns la nuit du 13 au ii novenjbre.

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- 7Û8 — par une pluie d'étoiles à la vérité fort peu con^dénUe, il ne vit que quatre trajectoires partir de la constellalion du Lion. Olbers remarque à ce sujet, dans les Atironomitdu Naehrichlm de Scliumacher, n" 372 , que , durant oette nuit, a les trajectoires n'ét#ient nullement parallèles entre elles, que rien ne semblait les rattacher à la constellalion du Lion, et que ce défaut de parallélisme les faisait ressembler 'à des étoiles filantes isolées beaucoup p)us qu'à des (lux périodiques. Il est vrai que le phénomëDe de novembre fut loîo de pouvoir être comparé en 1838 à ceux des années 1799, 183i et 1833. n

(88) [page 508j. Saigey, Recherches sur les étoiles fiiaatt, p. 151. Voyez aussi sur la détermination faite par Erman des points de convergence, diamétralement opposés aux points de départ, le même ouvrage, p. 125-129.

(89) [page 508]. Heis, periodisehe StemsdMuppen, p. 6. Comp. Aristote, Problemata, XXVI, 23, et Sénëque, Qiuesliones naturales, lib. I, cap. ili : « Ventum significat stellaruro discurrentium lapsus et quidem ab ea parte qnà erumpit. d J'ai admis moi>méme, particulièrement pendant mon séjour à Marseille, à l'époque de l'expédition d'Egypte, l'influence des vents sur la direction des étoiles filantes.

(90)[page 508]. Cosmos, l. I, p. 461 (note 60).

(91) [page 509]. Tout ce qui, dans le texte, est renfermé entre guillemets, est dû aux communicaiions oMigeaQtes de M. Jitles Sdimidt, adjoint fi l'observatoire de Bonn. On peut voir, sur ses travaux antérieurs accomplis de 18^2 à IS^ii. ^igey, Recherches sur les étoiles filantes, p. 159.

(92) [page Sll]. l'ai cependant obsen'é«noi-méme dans la mer du Sud, par 13° 1/3 de latitude Nord, une pluie trèsconâdérable d'étoiles filantes, le IS mars 18A3. L'n 687 avant

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l'ère cbrétieDoe, on remarqua aussi dans le mois de mars deux fius de météores.

93} [page 512]. Une pluie d'étoiles filantes tout & fait semblable à celle du 21 octobre 1366 (ancien style), dont Bo^ guslawskî fils a trouvé l'indication dans le Chronicon Eeclesix Pragensit de Benesse de Horovic [Cosmos, t. I, p. 143), »été décrite en détail, dans le célèbre ouvrage historique de Dusrte Nunez de Liâo {Chronicas dos IteU de Portugal reformadas, parte 1, Lisb. 1600, Toi. 187); mais elle> est reportée à la nuit du 22 au 23 octobre. Faut-il admettre deux flux différents, dont l'un avait été vu en Bohême, et l'autre sur les bords du Tage, ou l'un des deux chroniqueurs s'est-il trompé d'un jourT Je cite le passage de l'historien pottugais : « Vindo o anno de 1366, sendo andados XXll dias do mes de Octubro, très meses antes do falleciinento del Rei D. Pedro (de Portugal), se fez no ceo hum movimento de estrellas, quai os bornées nâo virâo nem ouvirâo. F. foi que desda mea noite por diante correrâo todalas strellas do Levante para o Poueote. e acabado de serem juntas começarâo a correr humas para huma parte e outras para outra. E despois descerào do ceo tentas e tam spessas, que tanto qae forâo baxas no ar, pareciâo grandes fogueîras, e que o ceo e o ar ardiâo, e que a mecma terra queria arder. 0 ceo parecia partido em muitas partes, alli onde strellas nâo slavâo. E isto durou per mujto spaço. Os que isto viâo, faouverâo tam grande medo e pavor, que stavâo como atonitos, et cuidavâo todos de ser mortos, e que era vinda a fim do mundo. »

(9Ii) [page 513]. On e^t pu citer des points de companùsoD plus récents, s'ils eussent été connus à ceUe époque : par exemple les flux météoriques observés par Klœden à Potsdam, dans la nuit du 12 au 13 novembre 1823, par Bérard sur les cAtesd'Epagne, dulSau 13 novembre 1831, et par le comte Souchteln k Orenboui^, du 13 au 13 novembre 1832. Voyez

le Cusmos. 1. 1, p. 15B, etSdiumacher's Astronomis^ Naehtichtm, n* 303, p. 2^3. Le grand phénomène (jae BoDpl&ad et incH nous obseirâmes du 11 au 12 novembre 1799 {Voyage ma Rigions iqainoxiaUs , liv. IV. chap. 10, t. IV, p. 3i'5S, éd. tn-80) dura depuis 2 heures jusqu'à quatre heures du matin, tendant tout le voyage que nous Rmes à trarers la r^on boisée de rOr^ioque, jusqu'au Rio Negro, nous trouvâmes que cet immense flux météorique avait été remarqué par les missioD- DBJres, et noté par pluùeurs d'entre eux sur leur rituel. Dans le Labrador et 'dans le Groenland, les Esquimaux «n avaient été frappés d'étonnement jusqu'à Licbtenau et Ne*r- Hermhut, par 60< U' de latitude. A Itterstedt, près de Wc&mar, le pasteur Zeising vit ce que l'on voyait en même temps en Amérique, sous l'équateur et près du cercle polaire boréaL Le retour périodique du phénomÈne de la Saint-Laurent attira l'attention beaucoup plus tard que le phénomène de novem- Iffe. J'ai recueilli avec soin les indications relatives aux pluies considérable!) d'étoiles filantes qui, à ma connaissance, ont été exactement observées dans la nuit du 12 au 13 novembre, jusqu'à 18&6. On en peut compter 15, qui se sont produites en 1799, 1818, 1823, 1823, dans les années comprises entre 1831etl839, enlSfil etI8/i6. l'exclus de ce calcul tontes les chutes de météores qui s'écartent de la date fixée de plus d'un jour on deux, notamment celle du 10 novembre 1787 et'du 8 novembre 1815. Ce retour périodique presque à jour fixe est d'autant plus étonnant que des corps d'aussi peu de masse sont exposés à un grand nombre de perturbations, et que b longueur de l'anneau dans lequel on suppose les météore* enfermés peut embrasser plusieurs jours de la révolution de ta Terre autour du Soleil. Cest en 1799, 1831, 1B33 M Kik que les Rnx météoriques de novemtn« ont été le plus éd»* tants. O peut être ici le lieu de faire remarquer qu'il y s eu erreur dans la descrip^on que j'ai donnée des météores de 1799, el qu'au lieu d'égaler le diamètre des pins grands bolides à I* ou 1' 1/&, il eAt (iHu dire que ce diamètre était

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égal à 1 ou 1 1/ii du diamètre de la Lune. Je n'achèverai pas cette note sans faire mention du globe enflammé <)ue le directeur de l'observatoire de Toulouse, M. Petit, a observa avec une attention toute spéciale, et dont il a calculé la révolution autour de la Terre. Voyez les Compus rmdua de l'Acadimie dis Sciences, 9 août 1817, et Scbumacber's Asironomitchê NaiJvichtm, n'701, p. 71.

(95) [page 517]. Forster, Mémoires sur les étoiles fUanies, p. 31.

(96) [page 518]. Cosmos, 1. 1, p. IfiO et 173.

(97) [page 519]. Ksmtz, LcrAfrwA der teUoniogie, t. III, p. 277.

(98) [page 519]. La chute des aérolithes qui tombèrent h Créma et sur les bords de l'Adda a été décrite avec une vin^ cité ^Dgulière, mais malheureusement d'uue manière (djscure et non sans quelque mélange de déclamation, par le célèbre Martyr Anghiera (Opus Epistolarwn, Amst., 1670, n« GCCCLXV. p. SA5 et 2A6) . La chute des pierres fut précédée d'un <rf)scurcissement qui voila presque complètement le Soleil, le k septembre 1511, à midi : uFama est Pavoœm immensum in aerea Cremensî plaga fiiisse visum. Pavo visas in pyramidem converti, adeoque céleri ab Occidente in OrîMOem raptari corsa, ut in hone momento magnam bemisphKrii partem doctorum inspectantium sententia pervolasse credator. Ex nubium illico densitate tenebras ferunt surrexisae, quales vtvenUum nullus unquam se cognovisse fsteatur. Fer eam noctis faciem, com formidclosis fulguribus, inaudita tonitrua r^îonem circumsepserunt. ■ Les éclairs étaient si intenses qne, tout autour de Bei^jame, les habitants purent voir la plaine oitière de Crema au milieu même de l'obscurité qui le couvrait. L'écrivain ajoute : « Ex borrendo iUo fragore qaid înila natura lo eam regiCHiem pepereril percunclaberli. Saxa demisit

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in Cremensi planitie (ubî nullus unquam fequaas ovtim lapû visus fuit) iminensse magnitudinis, ponderis egre^i. Oecem fuisse reperta centilibralia saxa fenint. » H est dit encore que des oiseaux, des moutons, des poissons perdireot la vie. I^rmi ces exa{;érations, il faut bien reconnaître que le nuage météorique d'ob tombèrent les pierres devait être d'une noirceur et d'une densité inaccoutumées. Ce qu'Angiera appelle Pavo était sans doute un bolide allongé et pourvu d'une lai^ queue. A la manière dont l'auteur retrace le bruit effroyable qui retentit dans te nuage météorique, il semble qu'il ait voulu décrire des coups de tonnerre accompagnant les éclairs. Anghiera se procura en Espagne un fragment de ces aérolithes gros comine,le poing, et le montra au roi Ferdinand le Catholique, en présence du célèbre capitaine Gonzalre de Cordone. La lettre dans laquelle il raconte ce fait, adressé de Bui^os t Fagiardus, se termine par ces mots : n Mira super hîsce prodigiis conscripta fanalice, physice, theologice ad nos missi sont ex Itslia. Quid poriendant quomodoque gigoantur, Ubi utraque servo, si aliquando ad nos veneris. d Cardan, entrant dansdesdétaikplusprécis(C|pera. Lugd., 1663, t. III, Ub. XV, cap. 72, p. 279), affirme qu'il est tombé 1200 aérolithes, parmi lesquels il y en avait un noir comme le fer et très-dense, qui pesait 120 Uvres. Selon Cardan, le bruit se prolongea pendant deux heures : « Ut minim sit tantam molem in aen suaUneri potuisse. n 11 regarde le bolide i queue comnae um comète, et se trompe d'une annë« dans l'indication de la date, qu'il fixe à l'année 1510. A l'époque où ce phénomène se produisit. Cardan était âgé de neuf ou dix ans.

(99) [page 520]. Récemment les nérolithes qui tombèrent à Braunau, le 1^ juillet 1847, étaient si chauds encore àx heurs après leur chute, que l'on ne pouvait les toucher sans se brftler. — J'ai déjà signalé dans l'Asie eentrate (t. I, p. hK) l'analogie que présente avec une chute d'aérolithes le mythe de l'or sacré répandu chez les races scythiques. Je joins ici le

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passage d'Hérodote, dans lequel est racontée cette légende (liv. V, chap. 5 et 7) : < Tai^itaus eut trois fils doot l'atné s'appelait Leipoxais, le second Arposais, et le plus jeune Colaxais. Sous leur règne, il tomba du ciel, dans la Scythie, des instruments d'or : une charrue, un joug, une hache et nne coupe. L'aîné, qui les aperçut le premier, s' étant approché pour les prendre, l'or s'enilamma aussilAt. Arpoxaîs vint à son tour, el il en fut de même ; les deux frères repoussèrent donc cet or; mais quand le troisième fils, Colaxais, se présenta, l'or s'éteignît et il put le transporter dans sa maison. Ses frères, comprenant le sens de ce prodige, lui abandonnèrent tous leurs droits à la royauté. »

Peut-être aussi le mythe do l'or sacré n'est-il qu'un mythe ethnographique, une allusion aux trois fils du roi qui auraient fondé chacun une des tribus dont se composaient les populations scythiques, et à la prédominance qu'obtint la tribu fondée par le plus jeune, celle des Paralates. Voyez firandstœter, Set/lhiea. deaurea Caterva, 1837, p. 69 et 81.

(100) [page 522], Parmi les métaux dont on a décourert la présence dans les pierres météoriques, Howard a reconnu le nickel, Stromayer le cobalt, Laugier le cuivre et le chrome, Berzélius l'étaui.

{!) [page 524]. Rammelabe^, dans les Annalen de Poggendorf, t. UUUV, 18&9, p. kk2.

(3) [page 526]. Bammelsbei^ , Poggendorf's Ànnalm. L LXXIII, 18/i8, p. 585 ; ^epard, dam ï'Amtrican Journal of Setenea and Aru, de Silllman, 2* série, t. Il, 18/i6, p. 377.

(3) [page 527]. Voyez le Cosmos, 1. 1, p. 145.

(4) [page 528]. Zeitschrift der deatsïJien geologisàun G»uUtcftd/t, 1. 1, p. 232. Tout ce qui, dans le texte, de la page Mb k la page 617, est placé entre guillemets, est emprunté

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à des minuKrite du professeur Rtmmelsbergt porttnt U dtU du tami ie nui 1851.

(5) [page 535]. Vc^ez Kepler, Astronomica nova Hu i'hylica a^estis, Iradita oommmlariit de motiina itetis MarU» ttt oMrvoiioni^ TychonU BrtAi etaborata, 1609, cap. XL etUX.

(6) [page 5ik]. l-n^iai», BsipQ$iHon du SyiUm» 4a M^Hdâ, p. iW et 391.

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POn Lk DBUXlkMB PABTIl DU TDMI III.

(a) M. de Humboldt avait donné, dans l'éditioa BU«naade de H tome dn Comof, le tableau de U petites planètes, rapporté p. BU de la traduction française; mais l'activité scientifique oe l'étant point ralentie depuis, l'auteur lui-même put en ajouter une 4 S*, Eunomie, découverte par H. de Gasparis, la i 9 juillet 1 8S1 . Depuis cette époque encore, jusqu'à la fin de 1 857 seulement, 35 nouvelles planètes furent découvertes : en tSU, Psyché, le 17 mars, par H. de Gasparis; le <7 avril, Thétts, par H. Luther; le 14 jnin et le IS août, Helpomëne et Fortuna par H. Hind; Massalia par H. de Ga^iaris, le 19 sept., et par M. Chacomac, le SO du même mois; Luietîa, le 45 nov., par U. GoldBchmidt; Calliope, le 15 nov., par M. Hind; Thalie, pute rofane, le Ifidéc.; — en 13S3, Phocéa, le 6 avril, par M. Cihacornac; Tbémis, le même jour, par H. de Gasparis; Proserpine, le S mai, par M. Luther; Eulerpe, le 8 nov., par H. Bind; — en 18B(, Beltttne, le 1" mars, par H. Luther; Ara[diitrite, le même Jour, par M. Marth; Dranie, le 11 juillet, par H. Hind; Euphrosine, le 1 sept-, par H. Ferguson; Pomone, le 16 oct., par H. Gtddschmidt; Polymnie, le 18 dn même mois, par H. Chacomac; — en 1858, Circé, la S avril, par H. Chacomac; Lencothée, le 19 ami, par H. Luther; Atalante, le 5 oct., par H. Goldscbmidt; — en 1856, Pidês.^le (S janvier, par H. Luther; Léda, le même jour, par H. Chacomac; Lstitia, par le même, le 8 fëv. ; Hàrmonta, le 31 mara, par H. Gold> schmidt; Dapfané, le 11 mai, par le même; Isis, le 33 du même mois, par H. Pogson, — en48S7, Ariane, le <B avril, par H. PogMn; Njrsa, te 11 mai, par H. Goldschmidt; Eugenia, le 11 juitl,, par le même; Hestia, le 16 aoât, par H. Pogson, Aglala, le 15 sept., par H. Luther; Dons et Paies, surnommées les deux jumelles, le 19 sept., par M. Goldschmidt; Virginia, le 4 oct., par U. Ferguson. Nous donnons aux deux pages suivantes, à litre d'annexé, selon l'ordre dea découvertes, les éléments de ces nouvelles planètes, à l'exception des quatre dernières, dont les orbites n'étaient pas encore calculées k l'époque oà ce tableau Ait étdjit. Le champ des découvertes s'est d'ailleurs encore élargi depuis.

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(6) A M qui trait été dit, dans l« corps de ce Tolome, p. Hi, sur les satellites d'Urinns, il fut ajouta, i la suite de h tradodin française en 1888, que, d'après une coiDiDUDiotion datée do R n^r. 1851, dae ii l'amitié de ur John Berschell, U. Lasael avait uhesirt distinctemeDt, les Si, 28, 30 oct. et I nov. de celle même aunee, deox satellites d'Oraons, situés plus près encore de la plaoèle principtle que lo premier aatell ite de William Heracfaell, auqa^ cet asbo- DOme attribuait une révolntioo d'environ K jours et SI heures, mail qui n'a pas été revu depuis. Les révolutions des deux satellites reconnus par H. Lassel sont évaluées, approzimathrement, à 4 Joui et fe S joun et deiùi.

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