‹ Cosmos; essai d'une description physique du monde; (volume 2)Chapitre 6 sur 36 · SÉRIE PHOTOMÉTRIQUE DES ÉTOILES · texte numérisé non relu

SÉRIE PHOTOMÉTRIQUE DES ÉTOILES

J'intercale ici un tableau que j'emprunte au récent ouvrage de sir John Herschell, OuUines of Âstronomy, p. 6I|5 et 6[|6. Mon savant ami, M. le docteur Galle, a bien voulu se charger de le coordonner et d'en rédiger l'explication. Voici un extrait de la lettre qu'il m'écrivit, à ce sujet, en mars 1850 :

u Les nombres de l'ichelte photométrique contenue dans les Outiines of Astronomy ont élé formés à l'aide de ceux de VéchelU mtlgaire, en ajoutant uniformément 0,^1 à ces derniers. Les grandeurs indiquées par les nombres de cette seconde échelle proviennent d'observations directes. L'auleur a institué des séries de comparaisons {sequeruxs) entre les diverses étoiles, et a combiné ses résultats avec les grandoirs ordinairement employées par les astronomes {Voyage au Cap, p. 304-352); sous ce dernier rapport, le Catalogue de la Société astronomique de Londres, pour l'an 1827, lui a servi de base (p. 305). Les mesures photométriques, proprement dites, laites sur plusieurs étoiles à L'aide de l'astromèlre. n'ont pas servi directement à construire cette table, mais seulement à voirjusqu'àquel point l'échelteordinaire des grandeurs (lai'*, la 2*, la 3*... grandeur) peut représenter la quantité de lumière réellement émise par chaque étoile. En procédant ainsi, l'auteur est arrivé à ce résultat remarquable, que la série de nos grandeurs habituelles (l", 2*, 3',...) répond à peu près à celles que prendrait une même étoile de 1" grandeur, transportée successivement aux distances 1, 2, 3 et l'on sait

que, dans ce cas, l'intensité de la lumière serait représentée par la sériel, 1/4, lA Vl^.... (Voi/offe au Cap, p. 371,372; OuUines, p. 521, 522.) Toutefois, si l'on veut perfectionner cette remarquable concordance des deux séries, il faut augmenter nos évaluations habituelles d'environ 1/2 grandeur, ou

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plus eiactement de 0,/|1 ■ Dans ce système, une étoile estimée actncitement de 2* (ijandeur devient de la grandeur 2, {|1: une aatre de 2,5 grandeur devient de S, 91, elc. .. C'est là VéchelU phoiomélrique que sir John Herschell propose de substituer à rMwlle actuelle des grandeurs ( Voyage au Cap, p. 372 ; Oui- Ima, p. 522), et assurément cette pmposition mérite bien d'élre accueillie. D'un côté, en effet, la différence entre les deux échelles est à peine sensible (would hardly be fell, foyage ou Cap, p. 372); d'autre part, la table des Oullines (p. 6&5 et sniv.}, peut déjà servir de base jusqu'à la h' grandeur, en sorte qu'on peut dès aujourd'hui appliquer complélemeot aux étoiles la règle qu'on a suivie jusqu'ici d'une manière instinctive, et qui consiste en ce que les intensités nbtives à la 1", la 2*, la 3% la U*,— grandeur sont proportionnelles aux nombres 1, \/k, 1/9, 1/16, etc... Sir John Her- Kfadlachoîsi ce du Centaure comme étoile normale de prelùèK grandeur pour l'échelle photométrique, et comme unité pour la quantité de lumière (Outlines, p. 523; Voyage au Cap, p. 372). D'après cela, si l'on élève au carré le nombre qui représente la grandeur photométrique d'une étoile, on obtient TioferBe du rapport de la quantité de lumière à celle de a du Cailaure. Par exemple, x d'Orion ayant 3 pour grandeur photooiétrique, émet 9 fois moins de lumière que a du Centaure; et eo même temps, ce nombre 3 indique que x d'Orion doit itre 3 (bis plus éloigné de nous que oc du Centaure, si ces deux étoiles sont des astres d'égale grandeur linéaire et d'égal éclat. Si l'on eût lait choix d'une autre étoile, de Sirius, par exemple, qoi est II fois plus brillant, pour servir d'unité à cette échelle dont les nombres indiquent h la fois l'éclat et la distance, la régolirité dont il vient d'être question ne se serait pas pré- KDtée avec la même simplicité. En outre, deux particulariics désignaient assez c& du Centaure; sa distance est connue avec na certain degré de probabilité, et cette distance est la plus petite de t4Mites ccllesquo l'on a mesurées jusqu'ici.

■ L'auteur des OutUnes montre dalls ce dernier ouvrage.

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p. 521, que l'échelle pholométrique, ordonnée suivant les carrés 1, l/ù, )/9, 1/16,... est préférable à toute autre série, telle que les progressions géométriquesl, 1/2, 1/Z|, 1/8,. ..ou 1, 1/3, 1/9, 1/27.... Pendant votre voyage en Amérique, voos aviez adopté une progression arithmétique pour coordonner les observations que.vous fîtes sous l'équateur; mais vos séries, ainsi que les précédentes, ne s'adaptent pas aussi bien à l'échelle ordinaire des grandeurs stellaires (volgar scale) que la progression des carrés adoptée par Herschell (Humboldt, Recueil iSObserv. astron., 1. 1, p. lui, et ÂUron. PfachridUm, n" Zlli)- Dans la table suivante, les 190 étoiles des OutltrtM sont ordonnées d'après l'ordre des grandeurs seulement, et non d'après leurs déclinaisons boréales ou australes. *

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