NÈGRE DE VERA -CRUZ
Une chose qui paraît fort singulicre à tous ceux qui foulent pour Ka pre mere fois le sol de la côte mexicaine, cest lespece de ressemblance ou d'analogie qui existe entre un negre de Vera-Cruz dans son costume de dimanche et Farlequin du vaudeville. Cette gure noire, ce chapeau blane , ce sabre placé en guise de bitte, tout cela réuni aux gestes pluisans et comi ques des négres forme un ensemble auquelil ne manque qu'un habit bigarre de différentes couleurs, pour vous transporter dans une scene de carnaval. Ou se demande, comment cela peut il étre? Est-ce le negre qui est anterieur à larlequin ou larlequin qui à fourni le moule du negre? Cest une question quon pourratt soumettre à quelques académies savantes poui exercer leurs meéditations. Quant à nous, faisant transition du burlesque au
positif, nous dirons que race des nègres sur le golfe mexicain est supérieure à celle des indigenes, des métis et des créoles. Les negres sont robustes, gais etalertes, tandis que la race européenne y est languissante et faible, et se propage avec peine, En général, les races Sameliorent en montant du sud au nord et se detériorent vice versa. Les negres de Guinée se developpont avec avantage au Brésilet à Saint Domingue , où la chaleur n'est pas si forte qu'au Senégal. Les Anglais se multiplient prodigieusement et avec avantage aux États-Unis , et mème sur le sol glace du Canada , tandis qu'ils déperissent à Honduras et à la Jamaique. Sans les negres la côte mexicaine deviendrais un véritable désert. Les travaux les plus pénibles , ceux sans les quels Fhonune ne saurait prospérer sont leur partage. Leur force est prodi gicuse et leurs formes athlétiques ; mais ils n'oublient pas de se faire bien payer
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Jeune femme de Tehuantepec
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Planche Dousième.
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