‹ Costumes et moeurs de Mexique [microforme]Chapitre 12 sur 29 · BERGER MEXICAIN · texte numérisé non relu

BERGER MEXICAIN

D'immenses distances à franchir, et l'abondance des paturages sur un sol vierge bien arrosé et échauffé par les rayons d'un soleil perpendiculaire , tout en créant la nécessité de multiplier les chevaux, ont aussi fourmi les moyens de les nourrir facilement, et Fon peut avancer que Amérique, proportionnellement à sa population, compte pius de chevaux que l'Europe Le manque de routes ayant rendu inutile l'éducation des chevaux de trait, les chevaux de selle ont eu le privilége de couvrir le pays, et d'exploiter cette nature prodigue; et depuis le riche propriétaire jusqu'à Fhumble gardien de ses troupeaux, les Mexicains des campagnes ne se servent guere de leurs jambes , mais vaquent à leurs moindres affaires toujours montés sur leurs fideles coursiers. Iest curieux de voir entrer journellement dans la capitale de nombreux troupeaux de moutons, guides par deux où trois bergers à cheval, qui de leurs longues chambrières atteignent les brebis qui secartent des autres et les poursuivent en décrivant mille détours si elles S'obstinent ou se refusent à suivre la route où le sentier sur lequel on les pousse. La grande habitude des gens de la campagne de se tenir constamment à che val, rend la cavalerie mexicaine supérieure celle d'autres nations d'Europe. surtout dans une guerre de partis comme celle qu'elle à soutenue pour con

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Si la France peut s'énorgucillir des Lafayette et l'Angleterre des Byron, qui ont offert le tribut de leurs bras et de ivur vie à la cause de la liberté du Nouveau-Monde et de la Grèce, FTtalie aussi peut réclamer sa part de gloire dans ces honorables combats. Ses enfans épars sur différeries contrées du globe n'osant envisager le sort de leur malheureuse patrie, déçue pour le moment dans son espérance de ressaisir le sceptre national, ont cherché sous l'étendard de l'étranger la gloire où la mort. Quelques-uns de ces élèves du siecle militaire de Napoléon ont offert leurs services au despotisme , mais la plus grande partie à trouvé sous les drapeaux de l'indépendance le terme d'une carrière orageuse. Un trés-petit nombre à survécu au climat, aux fatigues, aux privations de toute espece dans ces régions désertes de l'Amérique. | Pilisola, né sousle ciel ardent de Ta Calabre ; est peut-être Le seul Falien qui jouisse du prix de ses longs travaux. Entré fort jeune au service d'Espagne, apres avoir fait les campagnes de la Péninsule contre les Francais, il parvint au grade de lieutenant et fat envoyé après Ja paix au Mexique. Devenu capitaine il se distingua au commencement de l'insurrection par son courage et sa fermeté. Mais bientôt, appréciant KR justice de la cause mexicaine, lorsqu Iturbide était sur Le point de succomber sous ses nombreux ennemis, il se déclara pour l'indépendance du Mexique et contribua avec la division quil commandait alors au triomphe définitif. Envoyé après cela à Guatemala qui voulait se détacher de la fédération mexicaine, il pacifia cette province par sa modération. Rappelé par le gouvernement à la capitale, il a été capitaine-général de l'Etat de Mexico, chéri des soldats et des citoyens, et père et protecteur de tous ses compatriotes que le hasard amène dans ces ré-

sions lointaines. La planche représente son costume de général de cavalerie.

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