JEUNE FEMME A CHEVAL AVEC UN CAVALIER
L'absence de routes rend l'usage des chevaux plus commun au Mexique
qu'en Europe. Combien de fois ne voit-on pas de jeunes et délicates \n
glaises entreprendre à cheval le voyage de Vera-Cruz à Mexico, et soutenir avec courage les privations d'une route qui est loin d'offrir les comforts
qu'elles sont habituées à trouver sur les chemins d'Angleterre, Quant aux
gens du pays, ceux qui n'ont le moyen que de nourrir un seul cheval, S'ils
sont deux, y remédient en y montant ensemble, Les dames surtout, soit
crainte, soit inexpérience, préferent s'asseoir sur la selle tandis que le cava-
lier, à califourchon par derricre , dirige les mouvemens du cheval. Les selles
d'ordinaire ont une pièce rapportée, qui sert de siége à celui qui monte en
croupe. \insi lon voit sur le méme bidet li mère et son fils, la fenune et
son mari, a jeune fille et son amant, passant la main autour de sa taille
pour lempécher de tomber; eUeela pendant plusieurs lieues, sans causer de
scandale, car cest Pusage, et cel usige-Bren vaut bien un autre. Ce qui fait
de la peine aux Européens, cest de voir ces pauvres chevaux, qui ne sont pas
des plus forts, surchargés d'un double fardeau, entreprendre de longues
courses , caches sous d'énormes harnachemens. Cette planche représente Le
costume d'un couple de riches campagnards, Le manteau de la jeune dame
est Le méme quon à vu dans la planche re, espece de tunique hermaphrodite
qui fait prendre quelquefois Le quiproquo lorsqu'il couvre quelque Virago
aux traits basanés et masculins. Celui du cavalier appelle Jorongo. C'est
une pièce de laine oblongue avec un trou au milieu pour passer la tête, elle
est tissée à carreaux et à flammes de diverses couleurs éclatantes: on la fa-
brique principalement à la Puebla de los Xngeles.
Hidalgo.
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Planche Vingt-Quatrième.
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