PAR
Ls Bibliophile JAGOB
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AN NK Dl. lU.Ai rORT. Mvomitv..^ </e Turcnm .
ANNE DE BEAUFORT. — FUle aînée de Pierre de Beoufort; elle lui succéda, en dans la vicomté de Torenne. L*aiuiée suivante, elle se maria avec Agne de Latour, fils et héritier de Bertrand de Latour, seigneur d*0liergues en Auvergne, et de Marguerite de Beaufort. Elle survécut à son époux, qui mourut en i49û» après avoir été un des conseUlers favoris de Louis XL
Cette figure est copiée d'après une vitre de Téglise des Cordeiiers de Nantes. (GÀiGr(Àa£S, portef. YI, il.)
Annb db Bbaufoat porte un petit chaperon, surmonté d*an ajustement étroit et long, enrichi de perles d*or, qui s'arrondit sur le front et se termine en pointe sur le dos. Cette coiffure, qui paraitétre en velours blanc, forme laseule partie remarquable du costume. Le 8urcotd*hermine, rehaussé de pierreries, etla jupe hujiie-foneée, qui y est attachée, recouvrent une robe verte à manches étroites,
T. IV. * i
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1 tfc I I.
COSILMl^â UiblOaiQUBS. 5
ENGliERRANT DE MOÎVSTRIILKT, chroniqueur ou historien. — Il naquit vers Tan 1390. Aucun détail sur sa vie privée n*est parvenu josqu^à nous ; on sait seulement qa*il fut prévôt de Cambrai et bailli de Walincourt. CJn
acte capitulairo delà cath<^(lfalc(l(i(i;iiiil)rai, dad' de l/io7, prouve qu'il était, à cette époque, bailli du cliapitre; mais il avait perdu cette qualité au moment de sa mort, en
Cette figure est extraite de la première miniature du manuscrit de Monstreict, qui nous a déjà fourni la pi. XXV II du volume précédent (GAiGNiàRES, portef., VIL)
Enguerrand de Monstre let est coiffé d'un chapel à rebords, comme les grands seigneurs le portaient à cette époque; le mantelet ouépitoge est en hermine; la robe est •bleu-outre-mer; la ceinture dorée, et le vêtement de de&H sous rouge.
COSTUMES aiSiOJilQU£S
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JEANNE DE BAR. — Fille unique de Robert de Bar, elle lui succéda, en dans les comtés de boissons et
de Marie, .aÏDfli que dans ses autres domaines. EUe épousa, en 1&35, Louis de Luxembourg, comte de Saint-Paul, de
Brienne et de Ligiii, connétable de I rance, qui fut décapité, en 1475. Jeanne était morte auparavant, en 1462.
Cette figure est copiée sur un ancien portrait, qui pour-
rait bit il a\ oir été fait sous Louis XIT, h en juger d'après le costume que porte ici Jeanne de Bar.
La coiffure dessine exactement le contour du visage et
descend derrière la tête ; elle est bleue et posée sur un bonnet blanc. La robe, qui est rose et brochée en or, a de larges manches bordées d*henmne. Une eq;>èce de guimpe blanche, taillée carrément autour du cou et bordée en or, cache avec soin la gorge. Le vêtement de dessous se termine aux poignets par une légère garniture de dentelle. Les souliers sont noirs. Remarquons en passant la belle et lourde chaîne dV qui tombe sur la poitrine de cette dame de la cour de Bourgogne.
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C04TV¥B« BISTOtIQUES, 7
ADAM DE CAMBR AI , premier président du parlement de Paris. — Il mourut le 15 mars 1456, Il avait pour frère Jean Rupe. L^un et Tautre natifs de la ville de Cambrai,
ils en adoptèrent le nom et quittèrent celui de leur lainille.
Cette figure a été copiée d'après un portrait original , peint sur bois , qui était dans le couvent des Chartreux, à Paris. (Gaignièabs, Vil, 31.)
Ce monument intéressant nous fait connaître le cf)stume que portaient les premiers présidents du parlement de Paris. Il se com(»ose d*une calotte et d*une l'obe ample , ceinte autour des reins, bordée de marire près du cou, et
de velours noir au bout des manches. La ceinture est noire ; la calotte et la robe sont venneilles ou rouges.
OBSERVATION
Calottes. — Yerslaim duxiv* siècle, les calottes
succédèrent aux coiffes, mais il n'était alors permis qu'aux laïques d'eu faire usage : c'étaient de petits bonnets qui couvraient entièrement le derrière de la téte. On les fai- . sait indifféremment de toutes sortes d^étoffes, pouvu qu*elles fussent de la couleur du chapel et du chaperon ou matïtelet, et on les nouait sous le menton, de même que la coiffe
8 COSTUMES II lâTORIQUEi».
(Voy, t. II, pi. XLv). Les statuts synodaux du diocèse de Poitiers de 1377 défendirent très expressément aux prêtres
et aux clercs, soit lé^uliers, soit séculiers, de porter des •calottes , lorsqu'ils seraient revêtus du surplis ou autres omements ecclésiastiqueB et qu'ils rempliraient les fonctions de leur ministère.
G08TIIME8 RltTOlIQUlSi 9
GËJMDARMË ou UOMHË D'ilKMES.
dette figure , extraite d'un manuscrit dii xy* aiècle » figure dans Y Histoire de ta milice française, du P. Daniel. (GAiGNiËttBS, portef. VIII, 89.)
Voici les nomâ des diSéi^nteà pièces d^ cette ât'mul^ coto^Iète, en fer poti; à angles aigus éi tranchants, brodé
de clous dorés : le casque, le hausse-col , la ciiira^^sc , les épaulières, les biassarts, les gantelets, les tasseltes, les Ctiissatts, les grèves et les genouillères.
dbsÈftTAfiOFrs»
Gbndarmbrib. — Le gendarme était an cavalier armé de
toute8pièces,G*e9t-c\-dircayantpuur armes défensives le rasque^ lacuirasseet les autres pièces de l'armure qui couvraient tantes les parties du eolps. Le chev&l du geâduirte av&it également la tète et les flancs protégés par des pla(iues de métal, i.es ca\ aliors, équipés de cette manière, farent d'abord appelés liomrnes cT armes et ensuite gens d'armes. Le poids considérable de leur harnais les rendait propres à soutenir un choc et à combattre de pied ferme» en rase canfîpagne, mais il ne leur permettait pas de poursuivre l'ennemi, après l'avoir mis en déroute. On avait donc or-
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