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COdTUMES HlSïOftlQU£â« lll9
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LOUISE DE SAVOIE, duchesse d'Angoulême, mère de François I*'. — Filie de Philippe, duc de Savoie, et de Marguerite de Bourbon « elle fut mariée à Tàge dè douse • ans (I4B8) » à Charles d^Orléans» comte d* Angou)6iliev Celle prineesae était belle« habile et ambîtîëtise. Veiive à dlx^iuît ans, éloignée de la cour par le soupçonneux Louis XI , elle prépara dans Tombre la fortune de son fils. Ce fut Louis XII qui la rappela près du trône , et qui choisit son fils ppur gendre contre le vœu d'Anne de Bretagne. En 1515, Louise • de Savoie, nommée régente du royaume, gouverna avec sagesse pendant l'absence do Fraiirois 1" qui guerroyait en Italie. File fut encore régente, lorsque son fils était prisonnier à Madrid. Ses conseils , ses négociations vinrent souvent en aide à François I*% Elle signa avec Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas, en 1529, le traité de Cambrai, connu sous le nom de traité des dames. Elle mourut, eo 1532, à Grcz, village du Gàtinais.
Cette figure est copiée d'après une miniature dédicatoire du manuscrit n* 6811 de la Bibliothèque Nationale.
(WiLLEMiN, II, 236.) Ce manuscrit fut exécuté, en 1517 ou 1.518, à Amiens, pom' Louise de Savoie qui l'avait demandé au mayeur etaux échevins de cette ville. 11 contient les chatUs rmfanx en l'honneur de la Sainte-Vierge , couronnés par la Confrérie de Notre^Dame^u-Puy ttA-
150 COSTUMBS HISTORKîUBg.
miens, et les copies des tableaux qui en reproduisaient les sujets, tableaux qui étaient exposés dans la cathédrale.
LooiBB DE Satoib cst id représentée avec une coiffe noire, rayée de blea; la partie de cet ajustement qai couvre le front est blanche. Le tour de gorge est blanc, bandé de
bleu. La robe est noire avec dos dessins gris-tanné ; le bout des manches est garni d'une ample fourrure brunrouge. Le vêtement de dessous, duquel on n^aperçoit que les manches, est écarlate ; de petites manchettesplissées entourent les poignets. Une grosse chatne d*or à larges chat*nons, passée en ceinture, pend jusqu'aux genoux.
COSTCXBS BltlOkKtVBS. 161
JACQUES DE GIIABANNES, seigneur DE LA PA- LIGË. — Maréc&al de France, gouverneur du Bourbon* nais» de 1* Auvergne, du Forez, du Beaujolais, du Lyonnais, il suivit Charles YIII h rexpéditioià de Naples, aida
Louis XU à coijquérir le duché de Milan, et contribua beaucoup au gain de la bataille de liaveiines, en 1512. 11 se trouvait à la bataille de Marignan et au combat de la Bicoque , en 1552. Étant passé dUtalie en Espagne , il secourut Fontarabie, puis fit lever le siège de Marseille , et mourut, en 1525, les armes à la main, à la bataille de Pavie.
Cette figure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
Ce costume est celui que portaient les grands-officiers de la Couronne, lorsqu'ils paraissaient au conseil, ou dans les assemblées publiques. L*annure est d*acier poli; le tonnelet est en plaques de fer. La cotte d^armes, ouverte sur le côté, est écarlate, doublée de damafc. blanc. La toque est rouge, rayonnée d'or, et doublée de bleu. Le vêtement, sur lequel est appliquée Tannure, est chamois, La garde de répée de cérémonie est d*on
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PHILIPPE DE CHABOT, seigneur de Brion. — Amiral de Fi ance , gouverneur de Bourgogne et de Nonnandie, il fut fait prisonnier à la bataille de Pavie, en 1525, avec François I*', dont il était le favori. Il commandaitavec succès l'arméo du roi , en Piémont (1535) , lorsque le comte de Montmorency et le cardinal de Lorraine, jaloux de son crédit , Taccusèrent de malversations. 11 fut livré à une commission judiciaire, destitué de sa charge et condanmé k une amende considérable. Mais la duchesse d'Estampes, maîtresse du roi, obtint la révision de la procédure, et Chabot fut mis en liberté; puis, rentra en grâce. 11 mourut, en 154â.
Cette figure est tirée des portefeuilles de Gaîgnières.
Le surtout, à collet renversé et à manches ouvertes au-
dessous de fépaule, est en étoffe bleue, ornée de passements d'or, et doublée d*une autre étoffe bleue à broderies d*or. La veste, boutonnée depuis le haut de la poitrine jusqu*aux reins, est brune. Les trousses sont blanches, les chausses noires, ainsi que les souliers , sur lesquels on aperçoit des dessins d'or. La toque est en velouis noir rayé d'or; la plume qui Tome est blanche.
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COSTUMES HISTOHIQUES
RIGAUD D'AUREILLE, baron de Villeneuve. — Conseiller-chambellan et maître d'hôtel du roi, gouverneur et sénéchal d*Agenais et Gascogne, il naquit à Yilleneuve-de-> rAmbrou en Auvergne , an milieu du xv* siècle. Il suivit Charles VllI à la conquête de Naples (l/i94). 11 fut chargé de diverses missions diplomatiques auprès des ducs de Savoie et de Milan. Louis XII le nomma, en 1508, son ambassadeur à la cour de Tempereur Maximilien. Sous le règnç de François I**, Rigaud d*Aureille, qui vit sa faveur décliner avec l'âge, se retira en Auvergne où il mourut.
Cette figure est tirée de la même source que la pl. XLYIÏI
de ce volume. (GAiGMÈniis, portef. YIII, 5 et 9.)
Le surtout, couleur laque-rose, est orné dans le bas de deox bandes brunes contournées en or, au milieu desquelles passe une fourrure. On retrouve ce même dessin, mais plus compliqué, sur les amples manches de ce surtout, qui, ne recouvrant point Tavant-bras , laissent à découvert le vêtement de dessous , blanc et rayonné d'ur. Le collet renversé , orné d'une riche broderie d'or, est également laque-rose , mais un peu plus clair que le surtout et moucheté d'or. Les chausses sont blanches, les babouches jaunes. La toque, surmontée d*une plume rose rayonnée de blanc, est noire et enrichie de boulons d'or.
COSTUMES HISTOlltQVBS. 157
MARGUERITE DE FRANCE, duchesse de Savoie. — Fille de François 1"% née en i5'2â, au château de Saint» Germain-eii^Laye , elle épousa, en i55'J» Emmanuel Philibert, duc de Savoie. Cette princesse ne se distingua pas
moins par ses vei tus, que par ses grâces et son esprit Elle mourut, en
Cette figure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
Ce costume élégant et simple se compose de deux robes.
Celle de dessous, surmontée d'une broderie blanche sur fond bleu-clair, est laque-jaune. Celle de dessus, qui est vert-pomme, est bordée autour de la poitrine d*uiie petite bande laque-foncée et or, dont les deux extrémités se réunissent sur le devant, pour descendre jusqu^à la taille. Les boulTettes, retenues par des lacets d'or, sont roses. Le fichu est blanc rayonné d'or. Le diadème, posé sur une coiffe blanche et or, est en or et enrichi de perles blanches.
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Digitizc^
COSTDHBS BI8TOHIQDB8. 159
JEAN DE CHABANNES, seigneur de Yandenesse. — Il était frère de Jacques de Ghabannes , seigneur de La . Palîce. Il fit prisonnier, & la bataille.d'Agnadel, où il conibattit comme un Hon, le fameux général vénitien Alviane, et le présenta à Louis XII sur le champ de bataille. ïl contribua beaucoup au succès de la journée de Mariguan ; il se distingua encore au combat de la Bicoque et fut frappé d*nn coup mortel, en même temps que Bayard, à la retraite de Rebec, en i52&.
Cette figure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
La casaque est bleu-outremer, et doublée de damas blanc, avec collet renversé, doublé de même. Le pourpoint est jaune, avec des dessins bleus; sous ce vêtement, on en
voit un autre de couleur bleue très claire, avec des dessins blancs. Le bonnet est noir, relevé d'or.
COSTUMES HISTOniQUËS. iOi
JACQUES CARTIER, navigateur français Il naquit à Saint-Malo dans les dernières années du xv* siècle. Ayant
conçu le plan d'un voyage d'exploration dans le nord de rArnériquc, il fut autorisé par lo roi à le iiiottro à exécution; reconnut, en i5â/i.et 1555, le golfe Saiiil-Laurent et lé fleuve de ce nom jusqu'au point où fut bâti depuis Montréal, et mourut à Saint-Malo.
Cette figure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
Le manteau, à longues manches fendues longitudinalement, est brun ; le collet renversé est en fourrure brune. Le vêtement de dessous est violet très clair, avec des crevés blancs, comme les attaches du bas des manches. Le
pourpoint est rose ; la chemise est blanche avec des dessins bleu très clair. Les chausses sont gris-perle. Le bonnet, posé sur un réseau rose et or, est noir ; les babouches sont bleues.
GOSTOiEBB HI8T0AIQUBS*
ANNE DE GRAYILLE, dame de -Monta^. — Elle
était fille de Louis Malet, seigneur de Graville et de Marroiissis, amiral de France, et de Marie do Balsa c ; elle fut mariée à. son parent Pierre de Balsac , seigneur d'Entrargues, et mourut sous le règne de François I".
Cette figure se trouve sur une miniature placée en tête
d'un manuscrit de V Histoire de Berose Caldée^ dédiée à Anne de GraviUe. (Gaigniè&ës, portef. VUl» 39.)
La robe est brune mouchetée d*or, avec un tour de gorge noir, au-dessus duquel on aperçoit la chemise bandée d*or.
Les manches de cette robe, façonnées en biais depuis le coude, sont ornées d'une large fourrure jaune-brun. Le vêtement de dessous» en étoffe vert-pomme mouchetée d'or, est ouvert et laisse encore paraître la chemise, dont les manches sont d'une ampleur extraordinaire. 11 y a quatre collieisd'or ; au second est attachée une fleurdumême métal. La ceinture est eu orfèvrerie. .
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COSTUMES UISÏOAIQUES,
ANTOINETTE DE BOURBON, duchem de Guises- Fille de François de Bourbon, comte de Vendôme , elle
nai|uit au châtccau de Ham, le 25 décembre l/i94. Elle fut mariée en 1513, par le roi Louis XII, à Claude de Lorraine, premier duc de Guise, De cette union, elle eut huit fils et quatre filles, dont elle voulut soigner elle-même Téducation. Cette princesse pieuse fit plusieurs fondations en faveur des pauvres, et mourut à Paris en 1583.
Cette figure est copiée d'après un almanach exécuté en
Ce costume se compose de deux robes. Celle de dessus, avec des manches d'hermine d'une ampleur extraordinaire, est montante, mais ouverte et lacée dans la partie la plus voisine du cou. Cette robe est vert-pomme ; la laçure, Tomement qui se voit sur la gorge et Tentoumure des manches sont en passement d'or, ainsi que la ceinture. La robe de dessous, à manch(\s rayonnées d'or, est blanche. La coiffuresimple et élégante, posée sur le derrière de la téte, est pourpre, et le voile qui pend par derrière est blanc.
AVIÎ nî\gnf df François
A.MOI.NF. Î)K CKKOI I
C08TUHZS HISTORIQUES.
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ANTOINE DE CREQUI, seigneur de Pont-Remi.— Il se distingua dans toutes les guerres de son temps où il fit preuve d*une valeur indomptable. Il commandait TarUUe^ rie à la bataille de Ravênnes (1512) ; il ne se fit pas moins
remarquer à Marignan (1515), et contint à la Bicoque (1525) la retraite des troupes françaises. 11 fut tué au siège d*Hesdin.
Cette figure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
Le manteau est noir, bordé de dessins d'or. Le vêtement de dessous est bleu-clair, rayonné d'or, à taillades blanches. Les trousses sont rouge-brun ; les chausses sont blanches et les babouches jaunes.
COSTUMES UIS J OllIQUES. iCD
LXVU
THOMAS DE FOIX, seigneur de Lescur, connu aussi
sous le nom de maréchal de Foix. — Il était frère puîné de Lautrec. Il fit ses premières armes sous François 1'% fut nommé maréclial de France en Iô2i, et mourut à la ba* taille de Pavie.
Cette figure e^t tirée des portefeuilles de G aiguières.
Le surtout est bleu, doublé de fourrure brune. Le vêtement de dessous est blanc, avec des taillades bleues. Les cbausses sont blanches et les babouches bleue&
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XVI' SIF.C'l.K
COSTVUBS HISTORIQUES»
BONAVENTURE DESPERÎERS. — Né vers la fin du
XV" siècle, d'une famille ancienne Ai nay-le-Uiic en Bourgogne, ses talents de poète, de peintre et de musicien le firent renuirquer, dès qu*il vint à la cour ; ii devint valet de chambre secrétaire de la reine de Navarre , sœur de l'icinçois 1''. On croit qu'il eut, grande part à la composition de ï tieptameron et des Marguerites de cette prmcesse ; il jouissait d'une faveur particulière auprès d^elle. 0*est k cette faveur qu*il dut de n^étre pas poursuivi et condanmé comme athée, après avoir mis au jour son audacieux Cymbalum mundi. Dans un accès de fièvre chaude, ii se perça de son épée et mourut en i5/i.4. Ses contes et ses poésies ne furent publiés qu'après sa mort.
• Cette ligure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
Le bonnet est noir. Le vêtement de dessous est de drap
d'or avec des dessins bleus. Le surtout, bouffant autour de la ceinture qui serre la taille, ressemble beaucoup à nos blouses modernes ; il est rose avec des dessins bleu et or ; ' le collet renversé est en velours noir. La chemise est plissée sur la poitrine et garnie d*une broderie autour du cod« Les chausses sont blanches.
GUILLAUMË DU BEtLAY, setgflêùr dë Lartgèy; — Fils fttné de Imub du Bellay et de Maff^ueriie de Latour- Ldiidry, il ïiaquit en 1491, l^ïàtiçois V le fit chevalier dô Vntéré de âain^Michd^ gouvemém' de lUriii , vibe^ rd du Piémont, et le ehai^ de f>lttdëuM afttbasâàd^
dans lesquelles le seigiicut' dë Laiigey fit preuve d'une singulière habileté; Il se distingua aussi comnie huninie dt; guerre, et il écrivit plusieurs ouvrages sur l'ati ttiilitalré. Quand il mourut en Clément Marot lui fit cette belle épitaphe :
Ci-igll Làngey dont la plume et Tépée Ont surpassé Gicéron et Pompée.
Cette ligure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
Le pourpoint, qui laisse le cou entièrement découvert,, est blanc, à taillades bleu-clair environnées d^or; les dovH
bles trousses sont façonnées de même. L'habillement de dessous, qu'on aperçoit au bout des manches boufl'antes du pourpoint , est vert. Le chapeau , le ceinturon et lés babouches sont bleu-clair ; les chausses blanches. La braguette, qui a la figure indécente d'une grosse noix, affecte
de fie montrei* au lieu de se cacher sous les basques du pourpoint
OBSERVATION
Costume de cour. — Ce costume, qui se portait ordinairement à la cour, dans l'intérieur des appartements, fut en grande mode, vers le mitieu du règne de François 1*'. Il était ûdten étoffé de soie, taffetas ou satin, à rezceptîon des chausses qui étaient en tricot de soie ou de laine. On ornait de dentelles, poiuLs de Venise et d'Alenron, les manches et le col de la chemise qui étalait ses garnitures hors du vêtement. La toque on le chapeau était en velours ainsi que la chaossore, qui commençait à' prendre la forme exacte du pied. • %
Digitizc '^■ÎÉOgle
ANDRÉ DE FOIX, seigneur de Lesparre. — 11 était . frère de Lautrec et du maréchal de Foix» ainsi que de la célèbre duchesse de Ghâteaubriand , maîtrefise de François P% 11 fut, comme ses frères, un homme de guerre in> trépide. Kii ]5il, il coiiiinaiidait un corps d'armée en i\avarre. Les blessures qu'il reçut devant Fampeluue le rendirent aveugle. Obligé de renoncer aux armes, il se retira dans ses terres et y mourut en 15A7.
Cette figure est tirée des portefeuilles de Gaignières.
La casaque, à collet renversé en velours noir, est écarlate» ainsi que la toque, ornée de plumes blanches. Le vêtement de dessous, qui descend jusqu'au genou et forme tu-
nique, estjaurie. Les chausses sont blanches; les babouches à crevés sont écarlates.
OBSERVATION
GosTUMB DB LA NOBLESSE. — On trouve, dans les monuments contemporains, peints, sculptés uu gravés, de nombreux exemples de ce costume, qui était particulièrement porté par la noblesse, à la ville et à la cour, dans les cir-
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constances ordinaires. Il était venu évidemment d^Italîe,
où les Espagnols Tavaient pris également, en sorte que ce fut le costume à peu près adopté dans toute l'Europe à cette époque*
XTIÎ Slkl'I.K
KIlAJV(;OISK 1)F. FOIX,
: COSTUUES H19T0K1QUES. 177
FRANÇOISE D£ FOIX, comtesse deChàteaubrianU — Fuie de Phébus de Foix , elle naquit vers 11^95, et fut
mariée très jeune à Jean de Laval-Montmorenci , seigneur de GhàteaubrianU Bien qu'elle vécût éloignée de la cour , le bruit de sa merveilleuse beauté ne tarda pas k s'y répandre. François 1*" l*appela, ditH>n, auprès de la reine, et elle ne sut pas résister à la passion de ce roi de la ^ilanterie. L'histoire de cette femme illu^trij et malheureuse est mêlée d'ailleurs de beaucoup de fables, au milieu desquelles il est impossible de discerner la vérité. Madame de Gbàteaubriant , se voyant remplacée dans la faveur du roi par la duchesse d*Etampes, quitta la cour, se confina dans son château, et y mourut en 1537, assassinée, suivant la tradition, par son mari, qui aurait attendu pour venger son honneur que François I" eût oublié tout-à-fait cette belle et malheureuse maltresse.
Cette figure est tirée des portefeuilles de Oaignières.
Ce costume se compose de deux robes et d'une coiffure en résille d*or. La robe de dessus, qui serre la taille et qui tombe très-bas en s^élargissant et en s*ouvrant par devant, est bleu-azur à dessins d'or, avec de grandes manches et
T. IV. 2â
178 G08TUUES HIST0B1QDB8.
d'amples parements en hermine. La robe de dessous est blanche, à manches justes. La cehiture est une écharpe blanche» attachée négligemment au-dessous de la taille par un gros nqsud.