‹ Costumes historiques des XIIIe, XIVe et XVe siècles, extraits des monuments les plus authentiques de peinture et de sculpture, dessinés et gravés (volume 2)Chapitre 77 sur 87 · CHEVALIER FRANÇAIS · texte numérisé non relu

CHEVALIER FRANÇAIS

L’infanterie , qui jusqu’au treizième siècle avait encore fait la principale force des armées, perdit son importance, et devint presque nulle lorsque les gentilshommes eurent commencé à se revêtir de ces pesantes armures à l’épreuve des flèches des arbalétriers , et qu’au moyen de leurs longues lances ils atteignaient le fantassin sans se mettre à la portée de son épée. La paix ne pouvait amollir ces hommes qui ne connaissaient d’autre travail , d’autre plaisir que les armes , qui ne cessaient de s’exercer à tout ce qui peut développer les facultés corporelles ; dont les jeux et les tournois n’avaient pas d’autre but. Ils vivaient au milieu de leurs chevaux , et s’occupaient de l’éducation de leur destrier avec autant de soin que de celle de leurs enfans. Ce destrier , réservé pour les combats , ne servait pas de monture habituelle à son maître. Le chevalier le faisait conduire en main par un écuyer , et montait son palefroi jusqu’au moment de combattre. Le cheval et l’homme également fortifiés par l’exercice et le ménagement de leurs forces devinrent capables d’efForts surprenans.

Le chevalier suivant est extrait des miniatures qui ornent une bible française conservée dans la bibliothèque Barberini à Rome. Le casque d’acier est retenu par une courroie rouge. La cuirasse est bleue et ornée de boutons d’or. L’écu est garni d’une plaque d’acier ornée de deux fleurons bleus. Le reste de l’armure est d’acier. La lance est terminée par une pointe aiguë. La selle est de velours cramoisi, et la housse est de drap d’or.

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MCC. — N° 91.

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