‹ CouleursChapitre 40 sur 50 · ROUE · texte numérisé non relu

ROUE

= Sans rougir ?

= Hélas!

= Vous étiez pareille à un démon.

-HOn

= Il n’y a que les démons qui ne rougissent pas de leur nudité.

= J'en rougis maintenant.

= Avez-vous cédé à l'entraînement d’un tempérament trop ardent ?

= À Ja passion, alors?

= Oui, j'aimais.

Fe OAI ECOUmMaAUMMeACIeMMents.

AUXICKCICICOSICEIDICEE.

= Je le fais, maintenant.

= Comment vous avait-il prise ?

= Je ne sais plus. Par des regards, des sourires, des paroles.

Avez-vous lutté ?

Se TEN amas

A CES CNT

= Oui.

= Vous ne le verrez plus?

= Jamais.

= Bien. Continuez.

Et on avait passé en revue les autres péchés, la gourmandise, la paresse, le mensonge, et Pauline se souvenait des goûters délicats, après les furieux repas d'amour, des siestes danslesbras de son ami, des histoires compliquées qu’elle inventait pour dépister la curiosité maritale.. Ce songe! Car ce n’était plus qu’un songe! Ce songe | Elle pleura.

= Puisque votre repentir est véritable, je vais vous donner l’absolution, quil

aurait été préférable de différer, peut-être, mais les larmes effacent bien des choses.

Demandez pardon du fond du cœur à Dieu, que vous avez offensé si gravement.

Son attendrissement avait redoublé, pendant que les paroles latines tombaient une à une sur ses cheveux blonds, à travers un délicieux chapeau mauve assorti à la robe, qui était du même ton, mais plus pâle.

Fanceremonie tue, elle salua sans aucun embarras, le prêtre qu’elle connaissait. Ils parlèrent un instant de la dernière vente de charité dont les résultats avaient été merveilleux, et le pauvre homme ne pouvait s'empêcher de considérer, sans convoitise, certes, mais avec une certaine lite étonnée cette élégante ] jeune femme, jolie et fine, qui connaissait sans doute mieux que le plus retors casuiste tous les secrets de la luxure.

« La femme |, La! femme! Celle-ci a deux petits enfants jolis comme des anges,

Hors

COMME BAURRS

qu’elle conduit elle-même à la messe et au catéchisme. Son mari prêche la guerre sainte et son amant l’a quittée pour M”* de Ruel, qui dit tout haut : « Moi je suis fanatique de Dieu ! » La femme! La femme! »

Pauline, remontant en voiture, pensa à de délicieuses orchidées qu’une main qu’elle croyait bien deviner avait fait envoyer chez elle le matin même.

= Me voilà pure, sans tache, quel bonheur ! Il y en a une, avec sa petite queue rose tire-bouchonnée, qui est un amour |! C’est lui, assurément, c’est lui.

Déjà six heures! Pourvu que je ne le manque pas |! Mon Dieu |! que la religion est belle ! Je suis heureuse. »

DRENS

Et que l’on touche et que l'on sente les lilas.

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