OU L’ON AVAIT MIS DE L’EAU BENITE
soit que ce fût un don de sa mère , soit qu’il lui rappelât quelqu’autre souvenir précieux. Elle communia et entra aussitôt en extase. Lorsqu’elle fut rendue au monde sensible, la foule s’était écoulée, mais la tasse manquait. Elle eut un grand chagrin de cette perte et exprima sa peine à son confesseur. Celui-ci la consola le mieux qu’il put et lui donna le conseil de demander à Dieu qu'on lui rendît d'objet volé.
Elle le fît et sa prière ne resta pas infructueuse. La première fois qu’elle reprit ses sens après une extase, elle dit joyeusement : Ma tasse me sera rendue ! Comme on lui demandait si elle connaissait celui qui l’avait prise : Oui, je le connais, répondit-elle, mais j'ai prié Dieu de toucher son cœur, pour qu'il la rapporte sans avoir à rougir de sa mauvaise action. Effectivement, huit jours, après on trouva la tasse cachée parmi d’autres objets dans la cuisine. »
Il est fort difficile de soumettre ce phénomène aux règles de l’analyse scientifique.
Que Marie de Mœrl connût le voleur, il convient de l’admettre, eu égard à la véracité de la personne. Mais que Marie de Mœrl connût le voleur ou ne le connût pas.