‹ Coup d'œil sur les thaumaturges et les médiums du XIXe siécleChapitre 208 sur 264 · UN MÉDECIN QUI NE · texte numérisé non relu

UN MÉDECIN QUI NE

vait remuer que l’index de la main droite.

— Je lui demandai ensuite si le lendemain, qui était un vendredi, le sang coulerait de son corps comme les vendredis passés. — Elle répondit : Jusqu'à, présent, mon martyre n'a jamais manqué. Ce jour-là mes plaies ont toujours saigné. Demain matin, quand j'aurai médité la sainte messe, venez me voir et vous serez convaincu de la vérité. Si vous veniez auparavant , vous me distrairiez de mes prières et votre visite me serait pénible. ».I1 y a une impression poignante à suivre cette lutte entre la curiosité de l’observateur et la souffrance de la patiente. Cependant le docteur est dans son rôle en questionnant et en s’assurant de la réalité des phénomènes.

Voici la suite de cette lutte relatée par l’observateur lui-même : « Je la priai de me permettre d’examiner son pouls. — Elle y consentit. Mais, dit-elle, ne pressez pas trop fort mon bras, de peur qu'il ne me vienne de longues et violentes convulsions, comme il est arrivé récemment quand un médecin qui ne croyait pas à mes souffrances, voulut me tâter le pouls malgré moi. Je fis comme elle désirait, mais je ne sentis aucune pul-

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