ELLE N’AVAIT NI DORMI, NI BU
i&J4, elle n'avait ni dormi , ni bu une goutte d'eau , ni avalé une miette de pain.
Elle disait, en outre, qu’elle était martyrisée sans relâche par de cruelles douleurs dans toutes les parties de son corps et particulièrement à l’endroit de ses plaies, douleurs qui, tous les vendredis, se joignaient à de fortes palpitations de cœur et devenaient tellement intolérables que quelquefois la mort lui aurait paru préférable. »
Tout commentaire semble terne quand il s’agit de souffrances plus terribles que la mort. On a dit des martyrs que les témoins qui donnaient leur vie fortifiaient singulièrement leur témoignage. Il y a lieu à une observation du même ordre à propos de Domenica,car simuler pareilles souffrances dépasse l’imagination.
Voici le trait culminant de la relation du docteur au point de vue du spectacle offert par la patiente aux gens qui l’entouraient.
« Le lendemain, 5 mai, à sept heures du matin, j’allai revoir Domenica. A plus de cent pas de sa demeure , on entendait des cris perçants venant de la fenêtre de sa chambre qui correspondait à la rue. En approchant, on distinguait ces mots : Mon Dieu ! secourez-moi ! A peine eus-je mis le