DIMANCHE 3 JUIN
de la mort de son père allait croissant de jour en jour, au point qu’elle commença une longue et grave maladie le 3 mars 1828.
Cette maladie, selon le médecin qui la soigna, était une fièvre d'accès. Pour nous, d’après l’examen auquel nous nous sommes livré sur la longue série des souffrances extraordinaires de Marie Dominique et d’après les causes que nous avons indiquées, nous penchons à croire que c’était une fièvre nerveuse. » Le docteur Dei-Cloche décrit les symptômes de cette maladie. Il faut laisser aux médecins qui s’occupent spécialement des affections nerveuses, le soin de rattacher la maladie de Domenica à l’une ou à l’autre des catégories précédentes, fièvre d’accès ou fièvre nerveuse.
« Cette affection la travaillait de deux jours l’un, mais le jour libre il lui restait une si grande faiblesse qu elle pouvait rarement quitter le lit. La moindre fatigue ou la plus légère émotion morale déterminait chez elle des convulsions qui se répétaient plusieurs fois dans la même journée. C’était d’abord un étourdissement de tète, accompagné d’un léger frisson ; venaient ensuite des mouvements convulsifs plus ou moins violents, qui agitaient