VIGNETTES
Fleuron du titre. — Invocation à Allah placée au-dessus de la porte d'une tour de la muraille de Saladin, au Bourdj-ez-Zefer. Dessin inédit de Rogers-Bey.
En -tête du chapitre I. — Linteau de porte du bazar des aiguilles au Hamzawièh (xv< siècle) Dessin de M. J. Bourgoin, 1881. Page 1.
Lettre. — Pupitre de lecteur public duKoran, dans la mosquée de Sultan-Hassan (xiv 6 siècle). Restitution de MM. J. Bourgoin et P. Chardin. Page 1.
Vignette flnalb. — Type disparu : un bachi-bouiouk de l'ancienne milice. Dessin de M. Goutzwiller. Page 14.
En -tête du chapitre II. — Inscription sur bois d'une vieille enseigne. Collection A. Baudry. Dessin de M. P. Chardin. Page 15.
Lettre. — Une aimée du Caire, croquis de M. P. Chardin. Page 15.
Vignette finale. — Vase en marbre blanc, orné de caractères couflques et présumé du temps des Khalifes ; haut. m ,90. — Musée arabe du Caire. Dessin inédit de M. J. Bourgoin. Page 29.
En-tête du chapitre m. — Incrustation de mastic noir et rouge sur une frise de marbre. Maison du Grand-Moufti (xvn* siècle). Dessin de M. J. Bourgoin, 1880. Page 40.
Lettre. — Claustra de la mosquée de $alih Thalaiah (xn« ou xin* s.). Croquis de M. Mauss (1879). Page 30.
Vignette finale. — Point terminal des murailles de Saladin, entre la Citadelle et la mosquée de Kaghbay. État en 1871. Dessin de M. P. Chardin. Page 40.
Appendice. En-tête. — Inscription sur bois d'une enseigne en 1404, Collection A. Baudry, au Caire. Dessin de M. P. Chardin. Page 41.
Vignette finale. — Vallon rocheux entre la Citadelle et le mont Mokattam. Dessin de M. P. Chardin. Page 48.
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Il y a quinze ans, au début du règne d'Ismaïl, l'ex-kbédive d'Egypte, la ville du Caire était encore intacte, car si ses monuments et ses rues continuaient paisiblement de tomber en ruine selon la coutume séculaire - de l'Orient, du moins on n'y avait rien tenté comme travaux, dits d'embellissement et de restauration.
Toutefois, le vice-roi et ses ministres parlaient déjà avec enthousiasme de régénérer le Caire selon les méthodes expéditives de Paris. On montrait avec orgueil des plans de quartiers neufs tracés en échiquier et des projets de percements qui faisaient frémir. Dans toutes les directions, la vieille ville des khalifes et des sultans y était traversée par des percées rectîlîgnes et indéfinies, formant des figures assez semblables à celles qu'en blason on nomme sautoirs , chevrons, fasces et pals. Ce devait être comme l'irruption d'une ville américaine au sein d'une forêt vierge.