‹ Coup d'oeil sur les ressources productives et la richesse du Canada [microforme]Chapitre 13 sur 27 · FOX · texte numérisé non relu

FOX

d'intérêt public, qui donnent actuellement au pays une plus value considérable,

Nous savons qu'il y a des gens qui méconnaissent et nient l'utilité de ces immenses sacrifices, bien qu’ils sachent parfaitement qu'aujourd'hui le système des anciens moyens de communication et de transport serait impuissant à desservir le déveléppement toujours croissant de la vie économique du Canada. Nous les plaignons plus que nous les condamnons, car ils affirment leur impuissance à comprendre le rôle que peut exercer un système ñnancier sagement administré. Ils s'imaginent que c’est avec ses économies qu'un pays peut exécuter des immenses travaux nécessités par les besoins ou les exigences du commerce, surtout quand ces travaux, comme en Cana . sont destinés à transformer dans un temps plus ou moins éloigné une société en un grand neuple agricole et manufacturier.

Comme l’exprime un économiste français, M. Fabas, “ ces hommes ne connaissent une sation que comme un propriétaire qui, travaillant sur son domaine avec les bras et l'intelligence d'autrui, peut, en effet, épuiser ses ressources en salariant ce secours étranger ; tandis qu’une nation est un homme complêt, propriétaire, ingénieur, ouvrier, capitaliste, à la fois, qui féconde ou améliore son sol par ses propres forces, par l'emploi de ses propres facultés, et ne trouve par conséquent, sauf des cas extrêmes, qu’un accroissement de ressources dans ses créations. D'ailleurs, il n’est pas besoin d'évoquer tant de comparaisons pour comprendre qu'un pays ne s’appauvrit pas, même d'argent, quand des travaux utiles, quelques considérables qu'ils soient, sont exécutés sur son propre sol, avec ses propres matériaux et par les bras de ses citoyens. Aussi, les statisticiens qui prétendaient, dès 1854, que la France était ruinée, parce que le montant des travaux publics avait dépassé celui des épargnes nationales, étaient-ils dans une erreur gressière : la suite l’a bien prouvé. ”

Quant au Canada, voici à quels travaux ces argents empruntés d'Angleterre ont servis; on verra combien ces entreprises approchent en valeur le montant de la dette, telle que portée dans le bilan des affaires de la Province.

Page 1