‹ Coups d'aile et coups de bec [microforme]Chapitre 118 sur 118 · L'ARMÉE DU SALUT · texte numérisé non relu

L'ARMÉE DU SALUT

Refrain :—Faux et bruyants, Nos concerts ennuyants, Pour sauver l’z'incroyants, Font des merveilles.

Dans l’noble but D'prélever un tribut, Nous leur cornons l'salut

Dans les oreilles.

Cell’ qui n’peuv’ pas dev’nir épouse, Parmi les blond’ fill’ d’Albion, Endosseront not’ rouge blouse

Et coifferont not: capuchon.

Nous avons peu d'succès en France,

Où l’on s'occupe peu d’l’appat rance.

De nos corps expérimentés,

Où nos concerts sont peu goutés, On y traite en paria L'irombone alleluia ;

Les capitaines en jupon

N'y remport’ jamais Je pompon.

Nos boniments, nos cris

De guerre et nos écrits

Font rire les Français

Sans nous assurer le succès.

Faux et bruyants, Nos concerts ennuyants, Pour sauver l’z'incroyants,

Font des merveilles.

TERRE-A-TERRE

Dans l’noble but,

D'prélever un tribut,

Nous leur cornons l'salut

Dans les oreilles.

Cependant la vieille Angleterre,

Où nous logeons notre arrièr’-train,

De subjuguer toute la terre,

Voit not’ général Booth-en-train.

L’'Anglo-Saxon nous fait des rentes

0 me SE

Et nos cohortes délirantes,

Enfourchant le nouveau dada,

+ nu mn

S'abattent sur le Canada.

De sermons bien munis, Dans les Etats-Unis,

Avec un grand bruit de chaudrons,

Nos troupiers ont fait bien des ronds.

Chez ces peuples bernés,

Nous sommes casernés

Et, pour les dégourdir,

Nous achevons d'les assourcur.

Faux et bruyants,

Nos concerts ennuyants,

Pour sauver l’z'incroyants

Font des merveilles.

Dans l'noble but D'prélever un tribut,

Nous leur cornons l’salut

Dans les oreilles.

Montréal, août, 1888.

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