‹ Coups d'aile et coups de bec [microforme]Chapitre 73 sur 118 · LA LIZETTE DE “L'ETENDARD · texte numérisé non relu

LA LIZETTE DE “L'ETENDARD

AIR! O ma tendre Musette.

O ma tendre Lisette,

Lisette à l’Ætendard,

Toi qui dans la gazette Sciais comme un godendard, As-tu quitté la plume

Pour prendre le inousquet, La varlope ou l’enclume ?

Que devient ton caquet ?

À ta vigueur de style Quand tu t’abandonnais, On devenait hostile

À ce que tu prônais.

Ta prose trop légère Ecrasait le journal ;

À toi le grand vicaire Préfèra Juvénal.*

* Juvénal, était le nom de plume de l’un des collaborateurs de l’Etendard.

TERRE-A-TERRE

Plein d’ardeur juvénile.

Ce jeune homme écrit bien ;

Admirateur servile D'Alphonse le Prurssien,

De la Sainte-Allis ,ce

Et du vieux drapeau blanc, Il voudrait voir en France

Acclamer le hulan. **

O, ma vieille Lisette, Ramène les beaux jours Vicos rendre à ta gazette Tes onctueux discours.

Dis-nous quelles prières T'offrent le plus d'attraits, De tes vertus austères

Cite nous quelques traits,

Moi j'admirais, Lisette, Ton style original

Où perçait la disette D'esprit. Le saint journal, Pourvu qu’il nous endorme D'un sommeil bien profond, Peut négliger la forme

Aussi bien que le fond.

** Le roi Alphonse d’Espagne nommé récemment colonel de hulans venait d’être sifflé à Paris.

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