LA LIZETTE DE “L'ETENDARD
AIR! O ma tendre Musette.
O ma tendre Lisette,
Lisette à l’Ætendard,
Toi qui dans la gazette Sciais comme un godendard, As-tu quitté la plume
Pour prendre le inousquet, La varlope ou l’enclume ?
Que devient ton caquet ?
À ta vigueur de style Quand tu t’abandonnais, On devenait hostile
À ce que tu prônais.
Ta prose trop légère Ecrasait le journal ;
À toi le grand vicaire Préfèra Juvénal.*
* Juvénal, était le nom de plume de l’un des collaborateurs de l’Etendard.
TERRE-A-TERRE
Plein d’ardeur juvénile.
Ce jeune homme écrit bien ;
Admirateur servile D'Alphonse le Prurssien,
De la Sainte-Allis ,ce
Et du vieux drapeau blanc, Il voudrait voir en France
Acclamer le hulan. **
O, ma vieille Lisette, Ramène les beaux jours Vicos rendre à ta gazette Tes onctueux discours.
Dis-nous quelles prières T'offrent le plus d'attraits, De tes vertus austères
Cite nous quelques traits,
Moi j'admirais, Lisette, Ton style original
Où perçait la disette D'esprit. Le saint journal, Pourvu qu’il nous endorme D'un sommeil bien profond, Peut négliger la forme
Aussi bien que le fond.
** Le roi Alphonse d’Espagne nommé récemment colonel de hulans venait d’être sifflé à Paris.