‹ Coups d'aile et coups de bec [microforme]Chapitre 8 sur 118 · LE CINQUANTENAIRE · texte numérisé non relu

LE CINQUANTENAIRE

Voyez leur front altier, leur figure sereine, Voyez ces étendards

Flotter au gré des vents sur cette vague humaine Où plongent vos regards !

Dans l’espace éthéré, voguent les pâles ombres

De ces hommes de fer, morts aux champs de l’honneur ; Ils viennent, du futur perçant les voiles sombres, Découvrir à leurs fils une ère de bonheur.

Ts viennent apporter à la grande revue

Les touchants souvenirs d’un passé glorieux, Quand la sainte espérance expose à notre vne A côté du présent l'avenir radieux.

Nous regardons, ravis, le présent qui s’efface, L'avenir qui s’avance et le passé qui fuit,

Ces mobiles jalons que le Temps dans l’espace Transforme en s’éloignant sur la route qu'il suit.

Ces trois termes fatals, le canadien les aime : Il fut, il est encore, il veut être toujours Digne de ses aïeux et digne de lui-même, Fidèle au Canada, son Pays, ses amours.

Sur un nuage d’or, dans la voûte azurée,

Le génie immortel du Canada français

Chante et fait retentir de sa voix assurée

Les ais du firmament. Ecoutons ses couplets :

SPAS A cs DA E ns

LR

Je suis soldat, voyageur, censitaire,

F LE FA el

Hardi marin, paisible laboureur,

Coureur de bois, défricheur, mandataire,

Homme d'état, artiste, découvreur.

Est-il besoin que je me sacrifie ?

Sans hésiter j'aftronte le trépas.

EE FR a Poe CHE

rater

La nation que je personnifie

Est du sang des héros ; elle ne mourra pas.

PME) rss

Pour conserver ma multiple existence, I1 m'a fallu guerroyer constamment ; | Abandonné, sans la moindre assistance,

D NEA TRE PI I

Contre Albion j'ai lutté vaillamment.

A Sainte Foy, pour la France, ma mère, Je triomphai dans un suprême efiort.

On me vendit ! Ma douleur fut amère,

Mais, en dépit de tous, je suis devenu fort.

Sous le drapeau de la vieille Angleterre, J'ai par deux fois chassé l’envahisseur ;

Bravant l’orgueil d’un pouvoir arbitraire,

TRS

J'ai du, plus tard, combattre l’oppresseur.

On & pendr: de sublimes rebelles,

Nobies mariyrs dont l’œuvre restera.

Le coq gaulois a retrouvé ses ailes

Je suis libre et jamais l'on ne m’asservira.

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