‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 12 sur 92 · LA NOUVELLE ANNEE · texte numérisé non relu

LA NOUVELLE ANNEE

Hope spriugs eterual in the hutnan breast ; Man is uever but ahvays (o be blest.

Bientôt une nouvelle année Kemplacera sa sœur aînée Que l'aile du Temps éconduit.

L'horloge nous dit : "Qu'elle meure," Et sonne avec sa dernière heure Son glas funèbre. Il est minuit :

A cette minute fatale, S'ouvre la marche triomphale Du nouvel an, hôte inconnu, Et l'écho du timbre sonore A nos oreilles vibre encore, Murmurant : " Sois le bienvenu '' Quand mil huit cent quatre-vingt-quatre, Sur nos épaules vint s'abattre, Il remplit nos cœurs de gaité.

Nous dansons autour de sa tombe, Lorsqu'au noir chaos il retombe

Et roule dans l'éternité.

Quatre-vingt-cinq a nos hommages :

Dès qu'il paraît sur nos rivage?,

Nous jetons des fleurs sous ses pas.

Qu'apporte-t il donc pour les hommes ?

Pauvres étourdis que nous sommes,

Hélas ! nous ne le savons pas.

L'espoir flotte à travers les âges,

La joie inonde nos visages,

Les ans peuvent naître et mourir,

Qu'importe à ceux que l'espérance

Anime et fait jouir d'avance

Des biens que le ciel doit offrir ?

Parfois l'illusion nous aveugle et fait taire

La voix du souvenir ; Si nous pouvions percer les voiles du mystère Qui cachent l'avenir,

Nous y verrions de tristes choses ;

Bien plus d'épines que de roses

Viendraient s'offrir à nos regards ;

Nous lous retournerions, hagards,

Vers ce passé que l'on oublie,

Que trop souvent on calomnie,

Qu*on regrette fatalement.

Chaque année a ses jours d'orage,

Jours d allégresse et jours de deuil ;

L'an passé, dans notre entourage,

A fait germer plus d'un cercueil.

Tout en formant des vœux pour que Dieu nous préserve De tant de fléaux redoutés, Remercions le ciel des jours qu'il nous réserve,

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