‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 38 sur 92 · LA SESSION D'OTTAWA · texte numérisé non relu

LA SESSION D'OTTAWA

Des policiers ont contenu la foule, Un triple hourra retentit au dehors, L'airain mugit, on dirait que tout croule Et le tambour bat dans les corridors.

Quel bruit immense !

Quel brouhaha !

Lorsque commence

La session d'Ottawa.

Salves, discours, saints, flots d'harmonie Durent bien peu, mais, pour être dispos, Lorsque finit cette cérémonie, On prend au moins trois grands jours de repos.

On se délasse,

Il faut voir ça,

Avant qu'on passe

La session d'Ottawa.

Or, il faudra discuter sans colère Et divaguer en un style élégant.

Des employés, pour gagner leur salaire, Le toucheront : c'est déjà fatiguant.

Quelle misère

Pour ces gens-là !

Peuvent-ils faire

La session u'Ottawa ?

Nos députés vont reprendre l'ouvrage Et prononcer des discours ennuyeux ; Nos sénateurs, redoublant de courage, Pour bien dormir, s'étendront de leur m ieux.

Le chef de file

Gouvernera :

C'est très utile

La session d'Ottawa.

Page 1