PARODIÉ
On la dit froide et c'est bien vrai, n'en doutez pns Elle pelote Sous votre botte, Elle gémit, Son bruit Fait résonner vos pas.
* Composé à la demande du club de raquettes £s Trappeur et mis eu musique parCallixa Lavallée.
Allons ! gais trappeurs, ch iussons la raquette,
Qui, d'un pas léger,
Nous fera voyager Du froid, parmi nous, nul ne s'inquiète,
Nos torses vaillants
Portent des cœurs bouillants.
Joyeux et dispos, sur la blanche plaine,
Nous nous élançons ;
Que le givre <-n glaçons Vienne transformer notre chaude haleine,
Nul ne s'en plaindra,
Et chacun redira:
Refrain : En avant mes braves, Jamais le trapp-ur Ne connaît uVntraves.
Il n'a j unais peur.
Il rit des autans, marche sur la neige, Acclame l'hiver et son blanc cortège.
Mais les noirs frimas
De nos durs climats
Le laLsent, ma foi,
Passablement froid.
Nous perpétuons le nom, la mémoire
Des h rdis trappeurs,
Héroïques sapeurs, Dont l'historien raconte la gloire,
Et qui, sans bioncher,
Savaient toujours marcher.
Ces fiers rejetons de la vieille Gaule,
La hache à la main,
Se frayaient un chemin ; Ils se sont ren lus. jusque près du pôle,
Et chez l'é ranger
Us ont su nous venger.
En avant mes braves.
Avec d'autres clubs nous entrons en lice ;
Sans les j Louser,
Voulant rival ser Convenablement, les soirs d'exercice,
Nous nous rassemblons
Et d'efforts redoublons.
118 CHANSOXS DIVERSES
Contre nos rivaux nous luttons en frères,
Nous avons promis
De rester leurs amis ; Aux jours de gala, fêtes populaires,
Costumés, joyeux,
Nous marchons avec eux.
En avant mes braves,
En dépit du froid, le trappeur s'enflamme Très facilement Pour le sexe charmant ;
Il sait entourer sa blonde ou sa femme D'un amour ardent, Sans cesse débordant.
Conservant toujours âme noble et fière Et cœur généreux Dans un corps vigoureux
Si, dans le pays, nous avions la guerre, Vite il accourrait A son poste, et dirait :
Refrain : En avant mes braves, Jamais le trappeur Ne conrjait d'entraves, Il n'a jamais peur, Il rit des autans, marche sur la neige, Acclame l'hiver et son blanc cortège.
Mais les noirs frimas De nos dura climats Le laissent, ma foi, Passablement froid.