‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 54 sur 92 · UNE ÉPOPÉE · texte numérisé non relu

UNE ÉPOPÉE

Vos balles mortelles Frappent sûrement ; (bis) Plus d'un régiment Eprouve des frayeurs telles Qu'il devient peureux Et peu valeureux, (bis.)

Chacun a sa corde

Pour pendre Kiel, {bis.)

Mais quand Gabriel *

Se montre, ô miséricorde !

On devient peureux

Et peu valeureux, (bis.)

Faut qu'on se ménage ;

Au lac au Canard, (bis.)

Crozier, goguenard,

Voulut faire un grand carnage :

Il revint peureux

Et peu valeureux, (bis.)

Middleton s'avance

A l'Anse aux Poissons, (bis)

Disant : " Mes garçons,

" Faut leur flanquer une danse,

" Ces gens sont peureux

u Et peu valeureux. " (bis.)

* Gabriel Dumont.

Ça fit peu l'afiaire

Des jeunes troupiers ; (bis.)

Dans pareils guêpiers,

Que diable avons nous à faire ?

Nous serons peureux

Et peu valeureux, (bis.)

Quelle tripotée

On nous flanque là ! (bis.)

Nous disions " Voilà

" Notre campagne avortée, "

Nous étions peureux

Et peu valeureux, (bis.)

Otter se réserve

Pour un fameux coup, {bis.)

Mais il craint beaucoup

Poundmaker et sa réserve ;

Il est tout peureux

Et peu valeureux, (bis.)

Prenons donc Batoche :

Ces gueux de Métis [bis)

En sont tous partis,

C'est le moment : Qu'on approche,

C'est pas dangereux,

Soyons valeureux, (bis.)

lall River, juin 1885.

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