‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 64 sur 92 · ZUT · texte numérisé non relu

ZUT

Air : Pst, pst.

Pourquoi ferais-je cncor de nouvelles chansons ? On a fait enrouer plusieurs d'nos gros chaussons A leur faire chanter bien au dessus du ton : Oh! la, la, Pst, pst, pst, J' tu1 appelle Oscar Piton.

Pour cell'slà, zut, zut, zut,

N'en fut plus, zut, zut, zut, Ça nous vient de Charenton et c'est bête comm' chou, Zut, zut, zut.

L'abruti, zut, zut, zut,

Qui s'permet, zut, zut, zut, D'composer d'pareill's sci's d'vrait être empalé. Zut, zut, zut.

.Revenant l'autre soir d'chez mon ami Bourdon, En chemin je rencontre un' dinde et son dindon, Tous deux étaient vêtus à la dernier' façon Tandis qu'i' f'sait la roue ell' s'dandinait l'croupion Elle disait : Piac, piac, piac, Je sens que, piac, piac, piac,

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On m'a pétri' d'un limon supérieur Piac, piac, piac, Mon chapeau, piac, piac, piac, Et ma rob', piac, piac, piac, Font un très bel effet ; on doit m'admirer, Piac, piac, piac.

Etalant sa roupi' sa queue et cœtera, Le coq d'Inde disait : Quiconque me verra, S'écrira : Sapristi ! quel beau mossieu qu'voilà ! Lorsqu'il rne reconnut son regard se voila

Il se dit : Glou, glou, glou,

J'connais ça, glou. glou, glou, Ça m'a prêté d'I'argent pour m'rincer l'dallot Glou, glou, glou.

Comme j'suis pas glou, glou. glou,

De la haut', glou, glon, glou Au lieu de m'saluer, il passe en s'gourmant Glou, glou, glou.

L'autre jour, j'membêtais, j'vais flâner su' l'boul'vard, Pour mieux lorgner les bell's, j'me tenais à l'écart, J'en remarqu' un' bien chic, quim'lance un doux regard ; J'ia reconduis chez elle et j'iui pai' le p'tit char. Elle me dit : Chnic, chnic, chnic, J'suis rendu' chnic, chnic, chnic, Et d'un grand pied de nez souligne ces mots, Chnic, chnic. chnic,

186 TERRRA-TERRE

Mon mari, chnic, chnic, clinicr Est jaloux, chnic, chnic, chnic, Si vous entrez il va vous flanquer dehors Chnic, chnic, chnic.

Certain de nies amis, grand mineur devant Dieu, Ne se permettrait pas d jurer par la mort-dieu Il est d'humeur égale en tous temps en tous lieux Le juron qu'il emploie est drôle et n'est pas vieux Il dit toujours : Yomm' yomm' C'est épatant, yomm, yomm, Voulez vous prendre un coup, je puis vous l'offrir Yomm' yomm' yomm' Quel franc luron, yomm' yomm', Que ce mineur yomm' yomm', Majeur depuis longtemps, et qui toujours dit, Yomm, yoimu', yomm'.

Je v'nais d'iire en entier l'histoire de Surcouf Et Lise à sa toilett' v'naii d'ajuster un pouf. Nous allâmes naviguer près de l'Abord à Plouf: Fatigué de rainer, j 'm'arrête et j 'm'écrie : Ouf! Tout à coup, pouf, pouf, pouf, Ma rame, pouf, pouf, pouf, Tombe à l'eau, j'veux la repêcher, j'tornbe aussi Pouf, pouf, pouf, M'sieu Taché, pouf, pouf, pouf, Etant là, po jf, pouf, pouf Me cria : Degringolavit etfecit pouf, pouf, pouf.

Montréal, novembre 1883.

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