‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 68 sur 92 · NOS GRANDS HOMMES · texte numérisé non relu

NOS GRANDS HOMMES

0, Mousseau, tu peux digérer

De tout en quantités énormes,

Et tu prétends même opérer

Dans le budget maintes réformes ;

A table, une fois bien assis,

C'est affreux ce que tu consommes,

Avale donc nos déficits

Créés pour nourrir nos grands hommes (bis.)

Ecrivailleur, dans les journaux,

Les brochures et les revues,

Fais l'éloge des dindonneaux,

Entasse fautes sur bévues.

De prétendus littérateurs,

Ignorant que tu nous assommes,

Deviendront tes admirateurs :

Ils sont si naïfs nos grands hommes ! (bis.)

Certains de nos légistateurs,

Espérant noyer notre race,

Se sont faits centr dsateurs ;

Notre vigueur les embarrasse.

Peu soucieux de conserver

Ici des i ays autonomes,

Ils tiennent à nous voir crever :

Us sont si loyaux nos grands hommes ! (bis.\

Montréal, janvier 1885.

DEEI DERA.

Pour fêter les clubs de raquette Qui nous arrivent d'Ottawa, Il faut, à la bonne franquette, Chanter le refrain que voilà :

Déri déra la la. (bis)

Chacun veut voir le palais d'glace Et prendre part au festival, On est si nombreux qu'ya pas d'place Pour voir ousqu'est le carnaval.

Déri déra etc.

Certain gommeux coiffé d'un' tuque, En homme a voulu s'déguiser ; Un' belle pour peu qu'ell' le r'luque, Ne rt anqu' pas de s'désabuser.

Déri déra etc.

On transforme bien des couvertes En blancs capots à capuchon ; Ça dégarnit les lits, mais certes, Ça vous donne un air folichon.

Déri déra etc.

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