‹ Coups d'aile et coups de bec (volume 2)Chapitre 80 sur 92 · LA MÉTAPHYSIQUE · texte numérisé non relu

LA MÉTAPHYSIQUE

Lorsqu'il couvre un homme éniéché.

A force de lever le coude,

On perce ceux du paletot,

Et la femme, qui toujours boude,

S'exaspère et dira bientôt :

Porte donc... que faut-il qu'il porte?

Ah ! bah ! que le diable l'emporte !

Porte donc... porte donc... des trous

Ma foi, ça l'embête, Tu veux toujours te mettre en fêle

Porte donc des trous (bis) Puisque tu me mets en courroux.

Lorsque sa femme, un peu revêche,

Le traite de grand animal,

L'ivrogne, craignant qu'on l'empêche

De boire, se conduit fort mal.

Si, loin de coudre sa capote,

Elle lui fait des embarras,

11 se conduit en vrai despote

Et, la saisissant par les bras,

Il lui fait... que peut-il lui faire ?

Ah ! bah ! ce n'est pas mon affaire,

Il lui fait... il lui fait... des bleus !

Ma foi, c'est un lâche :

Eien d'étonnant si ça la fâche

Il lui fait des bleus (bis) Ce qui devient très ennuyeux.

Lorsqu'il a battu son épouse,

Il s'en retourne au cabaret ;

Il boit sa casquette et sa blouse,

Il emprunte à gros intérêt.

Son pantalon se dépenaillé,

Il est inconnu des tailleurs

Et si, pendant qu'il s'encanaille.

Sa femme va laver ailleurs,

Il lui prend... que peut-il lui prendre,

Ah. ! bab ! vous devez le comprendre,

Il lui prend... il lui prend... ses sous

Ma foi, c'est infâme !

Plaignez, jjlaignez la pauvre femme

Il lui prend ses sous (bis) Car elle a toujours le dessous.

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