‹ Coups d'aile et coups de becChapitre 2 sur 49 · Â BORD DE LA NORMANDIE · texte numérisé non relu

 BORD DE LA NORMANDIE

Air : JHrai revoir ma Normandie.

Humant la brise saturée De l'acre odeur du sel marin, Contemplant la mer azurée, Les flots moelleux, le ciel serein, Narguant tangage et maladie.

Les passagers, dans leurs discours, Vantaient beaucoup " La Normandie," Un paquebot qui traverse en neuf jours

* (Composée & bord du p'aquebot transatlantique " La Normandie.")

18 BALLADES ET BSYERIES

On devisait sur l'art nautique

Quand Neptune de son trident

Frappa les flots de l'Atlantique

Qui sursautèrent en grondant ;

La brise humide et refroidie

Alors vint nous'prendre à rebours

Et secouer " La Normandie,"

Un paquebot qui traverse en neuf jours

Or il advint par aventure

Que la mer reçut maints tributs :

Jacques rendit sa nourriture,

Le vont emporta mon gibus.

Presque tous, la tête alourdie,

Imploraient du ciel le secours

Et maudissaient " La Normandie,"

Un paquebot qui traverse en neuf jours

La chanson était encore incomplète. M. Victor Lassagne, de Chicago, voulut bien se charger de la terminer par le ]] couplet suivant :

Enfin on aperçoit la plage.

Ce beau pays de liberté.

Oublions les maux du voyage.

Atterrons tous avec fierté.

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