IMPROMPTU
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L'mnvEBSiTi laval, a l'occasion vu
QUABAKTB-TBOIsâME AKNIYBB- SAIBE DB SA NAISSAKCB
Bans les fastes de notre histoire, Une année a fait bien du bmit ; Un parti rappelle avec gloire L'an mil huit cent qoarante-hnit.
Vous naquîtes en cette année, Fertile en hommes éminents, Qni, devant la Chambre étonnée, Se firent Jnpiters Tonnants.
BOUTADES ET BÊYEBISS
Vous avez leur intelligence, Leurs nobles aspirations ; Vous avez de plus leur science Et toutes leurs perfections.
Permettez donc qu'on tous souhaite Du ciel les plus heureux présents En ce beau jour de votre fête Et de vos quarante trois ans.
12 Déoe^ibre 1893.
A I. ET liïiB F.
A M. ET Mma F.
À l'occasion de leues noces de cristal
T7n jour, en parcourant le chemin de la vie, Vous avez rencontré le sentier conjugal.
La route était superbe et vous Tavez suivie En mêlant vos deux voix au concert musical.
Car les oiseaux chantaient sur la rive fleurie, De l'amour partagé l'hymne sentimental ; Et le ruisseau jaseur, courant dans la prairie, Égrenait aux échos ses notes de cristal.
Trois lustres t)ien comptés ont passé sur vos têtes Sans imprimer de ride à vos fronts bien ouverts. Pour quelques sombres jours, combien de belles fêtes ! L'espérance a pour vous des rameaux toujours verts.
240 BOUTADES BT RâVEBIBS
Jeunes, après quinze ans d'un bonheur sans nuage, Vous gravitez gatment dans le cycle fatal.
Interrompez le cours de votre heureux voyage Pour célébrer ce soir vos noces de cristal.
Que l'avenir vous garde une longue existence. Marchez cœur contre cœur et la main dans la main. Votre bonheur présent, basé sur la constance, Ne peut vous présager qu'un heureux lendemain. L'inaltérable amour, quoi qu'en dise le monde, Est encore aprèa tout le m^eiir capital»
Et c'est sur ce trésor qu^ la Parque se fonde Pour vous filer des jours purs comme le cristal»
L'iltRE Dll TaPS
l'œuvre du temps
Il est minuit, sur le timbre sonore
A retombé l'implacable marteau.
Le nouvel an nous cache, â son aurore,
D'obscurs destins blottis sous son manteau.
L'aile du Temps, balayant notre sphère.
Aux vieux abus soustrait l'humanité.
O Temps, poursuis le cours de ta carrière
Et fais surgir partout la liberté.
Pour l'avenir tu nous gardes, sans doute, Des maux cruels ; donne-les, s'il le faut, Mais, en revnnche, écrase sur ta route Des oppresseurs le funeste défaut.
244 BOUTADES ET BÊTEBIES
Les courtisans d'une clique éphémère Violent les droits de la majorité.
O temps, poursuis le cours de ta carrière Et fais surgir partout la liberté.
Dans ton voyage à travers les espaces, En effleurant l'or pur des blonds soleils, De ton passage as-tu laissé des traces Et refroidi leurs cratères vermeils?
Leur as-tu pris un rayon de lumière Pour éclairer l'honmie trop encroûté?
O Temps, poursuis le cours de ta carrière Et fais surgir partout la liberté.
As-tu trouvé, par delà les nuages.
Un peuple libre assez sot pour vouloir S'encarcaner sous le joug des esclaves.
Et de son rang aspirer & déchoir?
Il est certain que notre premier père A, dans l'Eden^ pour l'esclavage opté. O Temps, poursuis le cours de ta carrière Et tais surgir partout la liberté.
l'œuvbe du temps 245
Depuis ce jour, que d'obscurs autocrates, Assujettis à des instincts pervers, Ont snrohaigé de chaînes disparates Et rançonné tous les peuples divers I Il ont mordu tour & tour la poussière, Ce qu'il en reste est & moitié dompté.
O Temps, poursuis le cours de ta carrière Et fais sur^ partout la liberté.
Forts de nos droits, nous poursuivions notre œuvre. Comptant marcher de progrès en progrès, Quand d'un tyran l'odieuse manœuvre Vint entraver les pouvoirs des Congrès.
L'an qui finit nous rejette en arrière ; En vain pour nous des martyrs ont lutté.
O Temps, poursuis le cours de ta carrière Et fais surgir partout la liberté.
Si l'électeur buvait jusqu'à la lie L'amer poison versé par les hâbleurs, Les nourrissons du pouvoir qui spolie Sûrs de régner riraient de nos malheurs.
246 BOUTAJ>B& BT SBTBBIBS
Mais le ««ratia oippose xm9 ban^ère An froid cynisi»^ & 1^ dfiplifâ0- O Temps, poiuiw3' Iç^ c^pfîEhdiQ t& oar^^i^ Et fais Bxurgfx p^rlpi^ U liUt>eii^«
Dans q^aelqaes iQoiç, la province meurtrie S'échappera des grifEe^.du yaatonr, Nos députés, lecteurs de La Pairiej Gronyemeront sans dol et sans détour.
J'offre aujourd'hui mon hommage sincère Aux francs amis de la lé^alUé.
O Temps, poursuis le courp d»e ta carrière Et fait surgir partoi^t la. liberté.
Montréal» 1er Janyiar 1899.
E milÉE