‹ Coups d'aile et coups de becChapitre 33 sur 49 · ROUGEURS ASTRALES · texte numérisé non relu

ROUGEURS ASTRALES

Soleil resplendissant, ta Inmière féconde Fait fleurir les buissons et mûrir les épis, Ta chaleur bienfaisante entoure notre monde Et remet la vigueur dans nos corps assoupis.

Cest toi qui fait surgir l'or de la moisson blonde, Toi qui couvres le sol d'un verdoyant tapis, Et ton grand œil peut voir sur la terre et sur Ponde, Que notre humanité s'en va de mal en pis.

256 BOUTADES ET BEYEBIES

Hier, en te couchanti tu rougissais de honte. Ayais-tu remarqué les horreurs qu'on raconte ? Ou plutôt, voyais-tu tout ce qu'on ne dit pas ?

Ce matin, je te vois rougir â ton aurore.

L'hémisphère opposé serait-il donc encore

Plus que le nôtre absurde et fertile en faux pas ?

Fall River, 8 Septembre 1893,

m m\ MIS

Page 1