‹ Coups d'aile et coups de becChapitre 47 sur 49 · ROSINE · texte numérisé non relu

ROSINE

C'est vrai, mais vous avez eu tort de me cacher Cette vérité là qnand j'étais votre amante.

Roméo

Ne dîtes plus ce mot. Votre bouche charmante

Le prononce souvent, et vous ne savez pas

Qu'il s'applique â la femme ayant fait un faux-pas.

Vous n'êtes pas encore une femme déchue Dans le vrai sens du mot. Votre langue est fourchue Comme dirait l'Indien ; c'est un vilain défaut. Mais vous êtes restée honnête et comme U faut : Vous avez conservé la pureté physique .

Rosine

Fort bien dit. Si j'en crois votre métaphysique

Je suis passablement canaille . . . au figuré

Mais au propre^ le cœur n'est pas trop . . . défloré.

Roméo C'est cela.

Rosine

Vous avez découvert — tablant sur cette base — Qu'il serait encor temps de rétamer le vase ?

ROMBO

Je le crois.

Page 1