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Oui, de J oliette, où je connais tant de bons cœurs et de si belles femmes.
C'était dans l'été de 1868 M. Heiss arrivait à Joliette pour étudier le fran-
sur les bancs de Vétude, C'était un écolier dans le vrai sens du Mot. Il sortait des universités allemandes. I] y avait appris, outre sa, langue, l'anglais, le latin, le grec, l'espagnol, il venait an Ca-
y a réussi !
Il était bourré de classiques, il SaVait de tout et il étudiait toujours. Ses confrères ne SaVaient pas ce qu'il lisait, plongé dans d’affreux grimoires allemands.
C'était un bon et honnête Sarçon qu'estimait qui- Conque l’approchait. Il famait bien un peu, il prenaït bien un Verre de vin, il aimait bien S'égarer avec un COMpagnon sous le “ bois du grand vi- Caire”—c’est un terme local, —et il était le plus Jjovial des hommes instruits. [I] avait été reçu médecin ou avocat en Allemagne: ;] racontait volontiers ses aventures d'étudiant : ;] avait bu, après ses examens, à Ja façon germanique, des litres de bière dans sa botte, °
Je crois même qu'il avait eu des duels,
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La grâce l'avait probablement touché à temps, et il venait à Joliette se perfectionner dans la pratique des vertus chrétiennes.
Toujours est-il qu’il a laissé les meilleurs souvenirs dans la communauté des clercs de Saint-Viateur, qu'aujourd'hui il gouverne un grand diocèse, qu'il a la foi républicaine sans croire trahir sa foi religieuse.
Enfin, c’est un des nôtres.
Pour bien des gens c’est encore une révélation qu'un évêque soit républicain, tant nous avons été habitués dans nos jeunes ans à redouter la république.
M. Heiss était un journaliste du temps qu'il habitait Joliette : il collaborait assidûïment au True Witness.
C'était un musicien de talent.
L'harmonie doit régner dans son diocèse comme elle domine dans sa forte cervelle de Teuton.
Est-il disciple de Wagner ?
Si je savais cela, je le livrerais aux disciples de Gounod, et je lui ôterais toutes ses bonnes notes.
en rrsmi mL
NAISSANCES, MARIAGES ET DÉcès . 218
Depuis quelques années la presse s'applique à Corriger la STammaire et le Style de nos écrivains, et nos écrivains, qui ne veulent Pas être en reste avec elle, se sont MIS à signaler ses défauts. Une Main lave l’autre. Pourquoi n'écrirais-je point un Chapitre des travers de la Presse, quitte à me faire peigner de la belle manière Si j'écorche quelque Journaliste ?
aPprend ; je ne serai ni grave Comme le voudrait
Nous allons faire la causette en famille.