TÉMÉRITÉ
LE | Il est certes bien difficile, en nombre de cas, de | | fixer la limite des pouvoirs dont les autorités pu- L..! bliques sont revêtues. Elles sont tenues encore HE plus rigoureusement de prévenir le crime que de po le punir, et cependant le code de nos lois crimif à nelles, source de leur mandat, en règle générale, nes châtie mieux qu'il ne prévient. Toutes les offenses
et toutes les punitions sont prévues; le moyen FA d'arrêter le mal, non pas! Le magistrat trouve | dans la loi foule d'occasions pour le bras du bourreau ou du fouetteur public de s'exercer, mais peu 4 d'aide pour tarir la source des fautes contre la sopou ciété.
jte Je suis juste, et j'admets sans hésitation qu'on du donne plus facilement un coup qu'une raison, et qu'il est plus aisé de sévir contre les délits que de les prévenir. N'empêche que les législateurs ne portent point assez leur attention de ce côté. On , devrait armer la société, dans la personne de ses “ magistrats, de plus de pouvoirs qu’ils n’en ont.
Il est un proverbe anglais qui est vrai et que je AS TES traduis librement ainsi: Une once d'hygiène vaut RUE mieux qu'une livre de médicaments. Si on pouvait le transporter, l'appliquer dans la législation !
Pourquoi ce Jong préambule, me dira-t-on ?