LE SONNEUR DE BINIOU
A Paul Déroulède.
«Je ne suis, moi, qu'un sonneur de clairon. » Pavl Déroulède.
Barde des camps ! l'humble barde des grèves Fut et sera toujours de tes amis Car nous avons, tous deux, les mêmes rêves, Un même amour pour notre cher pays!
Quand ta Chanson monte, on aime à la suivre; La mienne à moi s'en va je ne sais où... Tu vas soufflant dans ton clairon de cuivre : Je ne suis, moi, qu'un sonneur de biniou !
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A travers plaine et foret et montagne, Ta rude voix chante au Sud, pleure à l'Est : iMoi, je ne fais que chanter ma Bretagne Aux fiers enfants des vieux pays d'Ouest; Tout doucement je lie une humble gerbe De fleurs d'Arvor, de Vendée et d'Anjou... Tu vas soufflant dans ton clairon superbe : Je ne suis, moi, qu'un sonneur de biniou!
Je vas chantant l'humble pécheur d'Islande, La Paimpolaise et son beau petit gâs, Les chemins creux, l'océan, la grand'lande.. Je vas chantant, surtout, nos vieux combats! Car si nos gâs, aux jours des épousailles,
*a Choquent gaîment leurs gros souliers à clous. Le jour venu des sanglantes batailles,