‹ Coups de clairon; chants et poèmes héroïquesChapitre 25 sur 69 · LA BANNIÈRE DE LOIGNY · texte numérisé non relu

LA BANNIÈRE DE LOIGNY

(Patay-Loigny, 2 décembre i8yo).

Par les canons décimée, Notre malheureuse armée Doit reculer ou périr;

Pour assurer la retraite Sonis vient trouver Charette Et lui dit : « 11 faut mourir!

Garde à vous ! ! !

Devant la mort je m'incline; J'ai mon Dieu dans la poitrine Et Dieu ne recule pas ! »

hm-T'-v

Charette au nom de ses Zouaves Lui répondit : « Tous ces braves Vous suivront jusqu'au trépas !

En avant ! ! !

(.< Sonne, clairon! sonne, sonne!

Là-bas le canon résonne :

Nous allons courir dessus;

Toi, Verthamon, blanche et fière Brandis bien haut la Bannière Du Sacré-Cœur de Jésus!»

A la baïonnette !.'.'

Près des soldats d'Italie Marchent les gâs d'Algérie, Les Tourangeaux, les Bretons Dans leur troupe qui se rue La Mort, comme une charrue, Creuse de rouges sillons!

Serrez vos rangs .'.'.'

Mais la Bannière chancelle..

Verthamon tombe avec elle, Se lève et retombe mort;

Au long cri d'adieu qu'il lance,

De Bouille père s'élance...

Et l'Etendard flotte encor!

Au drapeau ! ! !

Ferron, Sonis et Charette

Sont frappés... Mais rien n'arrête

Ceux-là qui les ont suivis...

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