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A L'EXPOSITION

PAR ClIAM.

La Rencontre, tableau qu'on surnomma La Fortune saluant le Génie et encore Bonjour, monsieur Courbet!

— Bonjour monsieur Courbet! — C'était alors le mot à la mode dans les ateliers, quand on voulait se moquer du maître dont la peinture et l'opinion avancées avaient épouvanté la critique.

Dans une lettre à en-

tête de la Commission impériale de V Exposition universelle, Beaux-Arts{dL\cxme Montaigne), nous avons trouvé cette note anonyme :

M. de Tauzia est prié de ne pas oublier dans la revue du Salon qu'il destine au Journal des Débats, le tableau suivant :

Le second tableau exposé par M. Courbet est intitulé L,a Rencontre, rencontre toute pacifique d'ailleurs dans laquelle on s'aborde le chapeau et non l'épée à la main. M. Courbet s'y est représenté luimême errant dans la campagne; deux messieurs très polis le reconnaissent et se découvrent devant lui. L'auteur a eboisi le moment où il ne rend pas le salut. Est-ce une ironie, est-ce une manifestation? M. Courbet, fatigué des marques de déférence que ne cessent de lui prodiguer les personnes bien mises, a-t-il voulu indiquer, par une fine allégorie, qu'il n'entendait pas rendre plus longtemps le chapeau au simple promeneur, victime de la célébrité de l'artiste, el qu'il resterait étranger à toute marque d'admiration?

Cette interprétation n'a rien de téméraire, car les deux messieurs que M. Courbet a courbés devant lui, le disent incontestablement, sur un air connu :

As-tu vu la binette,

La binette, nette, nette,

As-tu vu la binette,

La binette au prand Courbet ?

Vue de Roquefort, par Courbet.

Personne ne saurait persiller le fromage avec plus de goût que notre grand Courbet. La tranche de fromage est tout un poème.

Jf V

Vue de Roquefort, par Courbet.

Personne ne saurait persiller le fromage avec plus de goût que notre grand Courbet. La tranche de fromage est tout un poème.

Le Journal pour Rire (3 Novembre [855)

LE SALON DÉPEINT ET DESSINÉ. i>.\n Bertall.

L'année précédente, en l854, Courbet avait peinl ses premières narines pendant son séjour dans le .Midi de lu France à Palavas, auprès de son mécène Alfred Bruyas.

Le Charivari (i855)

A PROPOS DE L'EXPOSITION

CROQUIS, par Cham.

Inspire'1, sans doulc, par Victor Fourncl qui qualifia la peinture de Courbet de « peinture d'Auvergnat ».

— Mochieu Courbet, ch' sommes bien content; je ma sentirons plus à notre aise chez vous ! Paraît que vous venions d'avoir une veste... ça fait que nous aurons chacun la nôtre !

Le Charivari (i855)

A PROPOS DE L EXPOSITION

CROQUIS, par Cham.

Chain ne se lassait pas.

Cette fois, il réunit les deux Franc - Comtois qui procédèrent de la môme manière, pour s'imposer à l'attention du public, l'un dans les arts, l'autre dans la politique.

M. Proudbon travaillant désormais aux tableaux antireligieux de M. Courbet.

A la fln de ;on ExposfSfcl er.ircrsa'le, Courbet se décerne k lui-même quelques récompenses Uen méritées, en prcienus d'une multitude choi- *ie , composée it M. Bruycs et t-n cjjien.

Journal Amusant (ia janvier i856).

LES DESSUS DU PANIER, dessinés par Bertall, aprï:s l'exposition de i855.

Bertall passe en revue un grand nombre d'artistes. Il les met dans des paniers el les plus connus occupent les dessus. Ingres trône en roi sur le panier de la ligne. Il domine Flandrin, Chenavard et autres. armé d'un crayon et regarde dédaigneusement An côté de la couleur ou Delacroix le nargue, muni <le sou pinceau rouge, en compagnie de Décampa, de Léon Cogniet, <le Diaz. Nous voyons encore le panier de la marée, le panier ilu paysage, etc.. Dans une petite corbeille discrète, ou distingue mal Courbet. Le crayon de Bertall serait donc la^ <le charger contre le peintre? Ne le croyez point, et pour la bonne bouche, il clôt son «Exposition universelle)} par une vignette qui représente Courbet se décernant à lui-même une couronne de lauriers,

Tableau inédit.

— Mais , mon cher Courbet , et Raphaël , et la Vierge a la chaise, qu'en dites-vous?...

J- Raphaël, Rjphié...., c'est gentil 1 mais vous verrez ma Vierge ou cochon.

Journal Amusant (i5 août i85^).

LE SALON DE 1H07. dépeint et dessiné par Bertall.

La Vierge au cochon? C'est une moquerie I On sait que Ingres exerçait alors la dictature de l'art français ; qu'il enseigna « à voir et à copier la nature à laide des anciens et de Raphaël ». de Raphaël surtout, qui fut l'admiration de toute sa vie. Des l'Age de douze ans, une copie de la Vierge à la chaise — rapportée d'Italie — « fit tomber le voile de ses yeux: Raphaël lui était révélé: il fondit en larmes »... d'après ce que nous a rapporté Th. Silvestre.

Courbet, lui. ne tombait pas en pâmoison «levant les œuvres de Raphaël, et encore moins devant la peinture d'Ingres.

COURBET, pas Kadol (1867).

JPP"V

Au S.-ilon de i*~>~ étail exposé : Les Demoiselles des bords de la Seine, <•»■

chef-d'œuvre qui entendil tanl <!<• bêtises el ^u l»i t tanl d'injures. C'est à propos

de ce non \ < a 11 « scandale » d'aul res direnl << < I «'■ 1 i » que !<■ dessinateur Hadol exécuta

tte lithographie t:in<lis que les critiques <!<• l'art officiel accolaienl ;• Courbet

>ii m epithètes cinglantes : gloriflcateur <lu laid, peintre d'enseignes. Maxime du

ui|> iissiitait n « 1 « 11 ne sait (Courbet) ni chercher, ni composer, ni interpré-

il peint de* tableaux comme on cire des botte» >•

Portrait véridique de saint Couibet, peintre et martyr.

/'élit Journal pour Rire (N* 85)

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