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DEUXIÈME PROMENADE

L'unique sculpture de Courbet, jusqu'alors, était le Petit Pêcheur de Chabots, qui lut exposé au Salon parisien de i8G3.

Le Charivari (18G4).

UNE PROMENADE AU SALON, Croquis. p\r Ciiam.

Gustave Moreau exposait au Salon de l'année 1864 : Œdipe et le Sphinx sur lequel Cham s'escrima en plusieurs croquis. Quant ;'i Courbet il montrait des paysages. Ces tableaux ne donnant pas matière à exciter les adversaires de l'école réaliste, Cham déclare (pue le bruit fait autour du Sphinx de Gustave Moreau enlève tout sommeil à Courbet.

Le Sphinx de M. Gustave Moreau empêchant M. Courbet de dormir.

(n'avez vous dont W le Gardien? vous paraissez terrifié ?

— Je crois bien ' noos attendons ï'nn instant à L'autre les tableaux de MrCourheV

Le Chariçari (3i mars i865).

ACTUALITÉS, PAB Ciiam.

Le Charivari (16 avril i865).

CROQUIS, par Cham.

Chain est un esprit facile.

Alexandre Dumas fils collectionnait les œuvres d'art et venait de vendre quelques tableaux de sa galerie.

M. Dumas fils vendant des tableaux, M. Courber se met a faire des vaudevilles réalistes.

Le Jour du blanohisaeur; par M. Courbât.

tîommase au talent convaincu de M. Courbet. Au moins, celui-là. on ne l'accusera pas de travailler pour la vente. — P&i plui que M. Minet.

Tableau de M. Manet pour l'année procha ne (jxrinluie ùe l'avenir). — M. Courbet accueille M. Manet dans lcscharnji élyséer.s du réalisme.

• lia vont visiter ensemble l'intérieur du puiti de GrcDelle, dernier asile de la vente moJerne.

L'Illustration (3 juin i865). — LE SALON, tar Bertall.

Manet était représenté au Salon, par Y Olympia. Cette peinture et celle du couple Proudhon lurent bafouées. L'hostilité à l'égard des deux artistes était générale.

Cependant leurs procédés de facture étaient très différents. Après les «billes de billard», comme disait Manet, on devait s'attendre aux « cartes à jouer », comme disait Courbet.

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Ae Charivari (au juin iSG5).

CROQUIS PUIS AU SALON, pab Daumier.

Daumier, admirateur et ami «le Courbet, prit la défense <lu Prondhon. Ce

l'ut en v.iin. I n révolutionnaire en blouse blanche, rêvant dans un jardin avec

femme auprès •!<• lui et ses enfants! C'était, <1<- L'avis de tous, de la pure invrai-

• mblance; M. Joseph Prudhomme eût préféré voir ressusciter P.-J. Proudhon

brandissant le drapeau rouge, sur une barricade, ou... emprisonné.

M. Courbet se jetant cette année dans les bras de la sculpture qui recule épouvantée.

Le Charivari (7 mai i865).

CROQUIS, par Cham.

Cham ne perdait pas une seule occasion de dauber sur Courbet. Ayant appris que le peintre venait de faire un portrait / médaillon en plâtre, de la femme du poète Max Buchon, Cham avertit le public. Et pourtant la sculpture de Courbet était bien sage.

— Mon cher Courbet!

— Mon cher Manel.

— Voici l'exposition finie. Nous sommes-nous assez moques de ce cielin de public !

— Ah! mou ami, il nous l'a bien rendu!

Le Charivari (a5 juin i865).

CROQUIS, par Cham.

« On a traîné dans la boue, accusé de laideur absolue, Courbet, qui cherchait dans la vie autour de lui les motifs de ses tableaux. Manet, apparu en dernier, semblait condenser sur lui, encore accrues, l'opposition et les attaques qu'avaient ensemble supportées les peintres originaux du siècle. »

(Histoire d'Edouard Manet, par Th. Duret.)

Le Charivari (2 juillet i865).

CROQUIS, par Giiam.

Toujours à cause du portrait de P-.J. Proudhon et de sa famille ; objet d'horreur.

Le Charivari (8 octobre i865).

CROQUIS, par Cham.

Les « galettes » de

Courbet sont, de n<>^ jours, dans tous les

grands musées de L'Ancien et du Nouveau- Monde, et elles font L'orgueil des collectionneurs.

— Madame, ne me poussez pas à bout ! j'ai nia vengeance, je vous ferai peindre par M. Courbjt.

— Oh non ! giûce ! vous ne feriez pas ca ?

M. Courbet commence à fai 1 . de salutaires réflexions en voyant que les galettes n'ont qu'un temps.

ao.

M. Sainle-Beuve n'ayant pas voulu, en homme d'esprit, changer les habitudes de M. Courbet qui s'est charge de peindre son portrait.

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Le Charivari (i865).

CROQUIS, par Cham.

Un journal de L'époque, Le Courrier artistique, annonça que : « M. Courbet, en reconnaissance des remarquables articles publics sur Proudhon par M. Sainte- Beuve, allait peindre un portrait en pied de l'illustre sénateur pour le proebain Salon. »

On se souvient que le critique des Lundis publia pour la première fois son Etude sur Proudhon, dans la Iievue contemporaine, en

Cependant, et nous le regrettons, il n'existe aucun portrait de Sainte - Beuve peint par Courbet. Nous avons enregistré, à ce sujet, L'affirmation du regretté Jules Troubat, dernier secrétaire de Sainte - Beuve et son exécuteur testamentaire, qui était aussi un ami de Courbet.

Le Charivari (i865).

CROQUIS, par Cham.

Cham veut absolument persuader au public que Courbet a peint le portrait de Sainte-Beuve.

Ne vouant pas re>t«M- l'obligé de XI. Courbet. M. Sainle- Beuve lui laii cadeau d'un cheval comme il les aune.

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