‹ Courbet selon les caricatures et les imagesChapitre 24 sur 49 · I PUPAZZI, TEXTE ET IMAGES · texte numérisé non relu

I PUPAZZI, TEXTE ET IMAGES

par Lemercier de Neuville.

(Paris, Dentu, 1866).

Lemercier de Neuville, homme de lettres et montreur de marionnettes, taisait comparaître, dans cette première série de Pupazzi, des écrivains et des artistes en vedette, non sans intentions satiriques.

Il imagine Courbet, à qui il prête des propos abracadabrants, invité à déposer comme témoin dans un procès imaginaire. Le Président du tribunal l'interrompt soudain :

« Oui, oui, on sait que vous êtes le peintre de la laideur. »

Le Salon de 1866 a fait voir l'Enfant prodttpu de Dubuffe, les Grenadiers du drapeau de G. Regamey, une toile de Robert Fleory et un Courbet qui n'e»t plu» a vendre. L'art n'ett pas dans le marasme...'

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J(1- /*U SM.ÛN OFFICIEL

Lee tableaux du Salon officiel.

Le Journal illustré. — Revue de l'année 1866.

Ouand (rietr, écœuré, fatigue, malade, Sur les reins ailés du divin cheval, Je vaudrais tenter une promenade Au | a)! du rêve et de l'idéal,

J entenjs soudain a mon oreille Inc grosse vois qui m'éveille Avec un formidable rri :

V;vcnt OurU.t et Champfleurv I

Qutnd vous présentez d'une teain timide A S» Majesté mossieu l'éditeur Quelque manuscrit, honnête et candide.

Plein de vos amours, plein de votre cœur, V:te'le libraire inflexible Ferme au nez de l'auteur sensible Sa |orte, en répétant le cri : V-ent Courbet et Champfleury !

Et lor."]u'«u Salon, devant une toile

San» forme ni sens, destin ni couleur.

Indifné je dii : • Apportez un v

Par respect pour l'art, cachez celle hem II .

Des rapins aux fracs impossibbs, Dardant sur moi des yeux terribles, Vocifèrent en chœur le cri :

Vivent Courbet et ClnmpOeury !

Plus de créateurs, de penseurs, d'artistes [levant des projets grands comme leur cœur! Plus que des maçons! Plus que des copistes! Raphaël est mort :Pagucrre est vainqueurl

Pitié ! les critiques eux-mêmes

A nos doléances suprême»

rtépondent par l'éternel cri :

Vivent Courbet et Cbsmpfleuryf

— Sus! A bas les vers, et vive la prose I Sois commun et plat, et lu seras vrai : L'homme n'est pas beau, la chair n'est pas rose ,' L'enfant est maussade et le vieillard laid.

Contre l'art, l'esprit, la chimère,

Réalistes, partons en guerre

En jetant aux cieux notre cri :

Vivent Courbet et ChampfJeuryl

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