‹ Courbet selon les caricatures et les imagesChapitre 38 sur 49 · PAR A. LEMOT · texte numérisé non relu

PAR A. LEMOT

Le Monde pour rire (3 juillet 1870).

GUSTAVE COURBET, par A. Lemot.

Encore au sujet du refus de la croix île la Légion d'honneur. Mais le caricaturiste l'ait aussi allusion, en montrant Courbet fuyant la croix Latine, à sa déclaration de l'année précédente, alors que, prié par les artistes bavarois de résumer son caractère, il peignit une pipe, et audessous, cette inscription : Courbet, sans idéal et sans religion.

Arv.ee 1970 N« *

GfiécuUu. &€j SodcfÙAictLeJ

"Jeudi 7 Juillet

Polichinelle (; juillet 1850). — COURBET, par Montbard.

Lu \H(><j, Courbet -« v i 1 î t envoyé des tableaux à L'Exposition de Bruxelles, <jui lui raturent une première médaille. A l'Exposition «le Munich, la même année, le jury demanda el obtint pour le peintre la croix de chevalier «l<" première «lasse <ie l ordre do Mérite de Saint-Michel, distinction généralement décernée aux artistes. L'étranger, avant la France, rendit hommage bu grand peintre.

— Monsieur Courbet, me pardonnerez-vous? Jo ne sais pas signer, j'ai été obligé de vous taire une croix.

— On te donne la croix et to voilà tout pensif!

— I'iuit-Gtro celle de M. Courbet 1

Le Chariçari (10 juillet 1870).

CROQUIS, par Cham.

Dans ce numéro du Charivari, nous trouArons un écho du banquet offert à Courbet, chez Bonvalet, par les artistes à l'occasion du refus de la croix. Daumicr y assistait. Et connue, lui aussi, il avait refusé de se laisser décorer, on l'associa à la gloire de Courbet.

« Pendant ce temps-là nous fêtions notre ami Courbet, sans nous soucier autrement des gens réservés, des chauvins et des Prudhommes. Nous le fêtions, parce que nous l'aimons bien, sans l'adorer plus qu'un autre, parce que nous l'honorons plus que beaucoup d'autres et que ceux-là qui se passionnent pour les quincailleries décoratives n'ont pas le droit de se moquer d'une tribu sauvage aux anneaux dans le nez. Et, ma foi, tant pis pour qui n'est point venu là; il a perdu une de ces occasions qui ne se peuvent rencontrer qu'une fois au plus dans une existence mortelle, l'occasion d'entendre un homme de grand esprit s'exprimer simplement en public.

« Qu'ils en trouvent beaucoup, nos trouveurs de mots de la lin.

qu'ils en trouvent beaucoup de ces mots-là tels que Courbet, l'autre soir, en eut par bandes : « J'ai toujours eu du courage dans ma vie et je ne m'en suis jamais repenti... Il ne faut pas me féliciter d'avoir refusé la croix, je suis né comme ça. »

— Tu portes ie ruban? .Mais tu n'es pas décore!

— C'esl pour protester eontre M. Courbet.

Le Charivari (n juillet 1870).

ACTUALITÉS, par Giiam.

Le refus du ruban étail an beau sujet <le discussions et passa au premier plan <!•■ L'actualité. Un collégien, Paul Nogent, composa sur le

sujet des vers tiiitaiii.il resijiies eu rimes Couronnées.

Comme devant Richard, chaque bonaparti

Arh U

Pour obtenir la crois lâchement ie courbait

Ce Courbet, Lnttenr qn'nnc IL rté digne, romaine, épique

Mène el pique,

Je ne veux i>a^ qu'en ton râtelier monarchique,

Mon .ut chique Le vil Foin que la main distribue au ricin- art,

<> Richard !

l'.' .m |>, par le chemin pur «mi n'empresse ^ von,

l "1 ■ • près ie y \ mit.

ii I :■ : 1 n. de, pai mon maître Delacroix, liai devant le pr< ■ > ni que l'impérial coffre

De U 1 roii ! Offre,

Hi|i|.'M rate, j'ai eul, dt ton auab rite Hérité

M. Courbet acceptant la croix de la Légion d'honneur, à la condition qu'elle portera désormais son effigie.

Le Monde illustré (6 août 1830).

REVUE COMIQUE, par Gham.

Un contemporain nous a rapporté ce propos tenu par Courbet à l'un de ses amis :

— Ah! mon vieux! Quand nous aurons chassé Badinguet, il nous faudra une autre monnaie... Alors, plus d'empereur coiffé des lauriers prétendus de la victoire, mais une belle lille, mon cher, une fille du peuple, avec un front ample, un nez droit, le menton petit, et sur les cheveux, un beau bonnet phrygien!...

LE CITOYEN COURBET par BERTALL

Abl quofl eit iri d'èlr* OwrbM OtMMd on dc«i»o h toluujx '.

HUMBLE SUPPLIQUE DES HOMMES DE BRONZE DE PtRIS, QUI DEMANDENT » NE PAS ETRE FONDUS.

Lt ciioicn Courbet demande a réfléchir N ; a-MJ j.a» la un mo^cn d'arriver a la (union Je.- j>aru>l

/.<" Grelot (3o avril 1N71).

LE CITOYEN COURBET, pak Bkrtall.

Le décret de la Comm me, prescrivanl La démolition de la colonne de la place Vendôme, esl du 12 avril iS- 1 . A celte date, Courbet n'était pas encore élu conseiller communal. Il ne le fut que Le i<> avril aux élections complémentaires du VI* arrondissement. Toutefois, en sa qualité de président de la Commission des Artistes, il avait adressé une pétition pour le déboulonnement de la colonne, au gouvernement de la Défense nationale le 1 \ septembre 1H-0.

Rappelons en outre, pour expliquer le desideratum de Henri IV, de Louis XIV <:i de tutti quanti, que le a octobre i8jo, à la suite de la délibération de la Commission d'armement «lu VI' arrondissement, Joies Simon décida que Le Napoléon de La colonne sérail fondu, et que ce bronze servirait a couler la staïuc de Strasbourg ornanl la place de la Concorde.

C/iule de la Colonne.

DESSIN DE VIERGE, gravé par Méaulle.

La colonne Vendôme est abattue le i6mai 1871, et non déboulonnée, comme l'avait demandé Courbet, qui fut, dit-on. présent à l'événement.

Z>i fint e/ ft'ur, £*>: Wm "?■> ry,/, L>'„„

ures.,

LXEÏVCICE TRSS Ml GEipX^^er a, Courbet

Le» Signe» tin Zodiaque, V \. pah Nérac, (a6 juin 1871). \.V. TAURKAU. (1. Coumi.ki.

Le naître tient en équilibre la colonne renversée sur le pouce «le sa main

gauche, tandis que son braa droit ne faiblit point el porte même avec aisance la maison de Thiers démolie par ordre de la Commune (19 mai 1H71). Courbai > activement pour sauver les collections de Thiera qui Curent tranaportées au musée du Louvre, ou elles «levaient revenir plua tard.

Les Hommes de la Commune (N° 10).

COURBET, par Alfred Lepetit.

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