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COMPLAINTE

Ah ! dans ce temps d'ignorance

De démence, S'il existe un tendre cœuj', Qu'il regarde, (pi'il i)alisse,

Qu'il frémisse, Qu'il partage ma douleur.

J'ai vu faible, sans lialeiiie Sous la peine,

Le vieillard prêt à périr.

J'ai vu le jeune homme impie Dans l'orgie

Ecrasé de son loisir.

J'ai vu cette ange déchue Dans la rue

Prostituer ses appas.

J'ai vu sa gorge si pure La pâture

De l'orgie et des frimas.

J'ai vu, couchée sur la glace,

Crier grâce La mère et son nouveau-né.

Point de cœur qui compatisse

Au supplice De ce couple infortuné.

Peujjle enfin lève la tète.

Vois la fête Aurore de ton bonheur.

Le Seigneur nous est propice,

Sa justice Nous devait un rédempteur.

— Les Demoiselles de village, eau-ffute imprimée i)ai Dilatre, rditée par Cadart et Luquet.

Cette eau-forte, l'unique (pie Courbet aurait faite, n'est pas de lui, elle est de Bracquemond. Nous avons sur ce point le témoignage menude Brac(|uemond, auquel nous nous sommes référés. Klle date de 1866 70, à l'époque où les éditeurs Cadart et Luquet publiaient ses séries d'eaux-fortes, demandées aux divers artistes. Us avaient demande une gravure à Courbet qui, inexpérimenté sur ce terrain, avait |)rié Hracipiemond de se substituer à lui, se bornant à mettre sa signature sur la plaque.

— Courbet a donné, à i>lusieurs reprises, des dessins nrlf?inaux à

l'Autographe, une publication qui reproduisait des dessins et des pages écrites des artistes.

L'Autographe au Salon et dans les ateliers, 1865, contient ainsi un dessin plein de caractère. Il représente un des Casseurs de pierres qui figure dans le tableau de ce nom : le jeune homme vu de dos, portant un panier rempli de pierres.

Ce dessin a été reproduit une seconde fois, dans l'Autographe de 1872, mais cette répétition faite évidemment non pas d'après le dessiij original, mais d'après la reproduction elle-même, donne une œuvre plus sèche et moins satisfaisante que la première de 1865.

L'Album autographique, L'Art à Paris en 1867, contient trois dessins de Courbet, reproduits par le « gillotage ».

î" Portraits d'homme et de femme, d'après le tableau connu sous le nom Les Amants dans la campagne.

2° Le jeune Homme blessé, d'après le tableau du même nom.

3° Les Demoiselles des bords de la Seine, dessin d'après le tableau du même nom.

L'Album autographique, 1868, reproduit un dessin de Courbet, L'Aumône d'un mendiant, d'après son tableau du Salon de cette année.

L'Autographe, 1871, reproduit un dessin de Courbet intitulé Les Fédérés à la Conciergerie. Le dessin est accompagné d'un envoi à Brigot, signé : «Gustave Courbet, fédéra' des prisons de "Versailles». Courbet l'aura donc exécuté, alors qu'il se trouvait en prison, après avoir été arrêté comme membre de la Commune. Ce dessin, en fait de fédérés, représente deux jeunes garçons, de véritables enfants, dans une cellule.

— La Mort de mon cousin Moisy, complainte en quatre couplets. Paroles et musique de Ch. Adam. Comme frontispice une petite lithographie signée Gustave Courbet, représentant le cousin Moisy derrière un pressoir. Imprimerie Louveau Bernard et C", Paris, (Vraisemblablement publiée vers 1848-1850).

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