Ce fut le 5 mai 1789 que s'ou\T.'it à Versailles
15/ Pourquoi Louis XVI convoqua-t-il Ic.^ États-généraux ? ^
1. Quelle était la situation de l'Europe quand éclata la Révolution française ? — 2. Quand et où s'ouvrit l'assemblée des États-géu^raux V Comment cette assemblée étaii-elle comT)Osée?
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rassemblée des Êtats-généraux, au milieu d'un enthousiasme sans exemple peut-être dans l'histoire. Elle était divisée, suivant la coutume, en trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers-état ; mais les premières difficultés qui se présentèrent ayant fait naître la défiance entre les membres de l'Assemblée, il leur fut impossible do s'entendre sur les moyens à prendre pour remédier aux maux de la France.
3. Le 14 juillet 17S9, une violente insurrection éclata dans la capitale: les arsenaux furent envahis, les barrières brûlées, et la Bastille démolie. Plus tard, dans les journées des 5 et 6 octobre, le peuple se porta en foule au château de Versailles. La famille royale fut obligée de se rendre à Paris; l'Assemblée, qui dès ses premières séances avait pris le nom de Constituante, et avait employé ses efforts pour donner à la France une nouvelle constitution politique, se rendit aussi dans la capitale.
4. Les principaux décrets de l'Assemblée constituante furent la division de la France en départements, l'établissement du jury, la création des assignats, la liberté de la presse, la suppression des couvents, et celle des titres de noblesse et des droits féodaux. L'Assemblé constituante voulut aussi donner au clergé une constitution civile. Cette dernière, qui fut promulguée sans aucune intervention du Saint-Siège, est une dès jjlus grandes fautes politiques de la Constituante, en ce qu'elle attentait à la liberté de conscience. Les évèques et les ecclésiastiques recevaient un salaire de l'Etat, â condition de prêter le Kerment civique. La grande majorité du clergé français refusa ce serment, préférant la pau\Teté, l'exil et la persécution à une sorte de parjure.
5. Bientôt un grand nombre d'ecclésiastiques et de nobles quittèrent la France, où ils croyaient leurs
3, Qu'arr va-t-il à Paris le 14 juillet 17S9 ? Quel nom prit l'Assemblée ? — 4. Quels furent les principaux décrets de l'Assemblée consti'uante ? Quelle fut la conduite du clergé de France touchant le serment civique ? — j. Comment fut traité le roi après son arrestation à Varennes ?
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jours en danger ; le roi essaya aussi do passer à V étranger avec sa famille ; mais il fat arrêté à Yarennes et ramené à Paris, où il fut étroitement gardé dans le château des Tuileries et contraint d'accepter une nouvelle constitution, le 14 sept<imbre 1791. Quelque temps après, les révolutionnaires soulevèrent le peuple contre le roi, et Louis XVI fut attaqué dans son palais. Ce prince se réfugia dans le sein de l'Assemblée législative, qui avait succédé à la Constituante. Là, il entendit proclamer sa déchéance, et fut l'enfermé dans la prison du Temple avec toute sa famille.
6. Le 21 septembre 1T92, une nouvelle assemblée, appelée Convention nationale, s'étant installée, s'empressa d'abolir la royauté, et de proclamer la République. Cette' Assemblée, conduite par des monstres 60US la forme d'hommes tels que Marat, Danton, EobespieiTC, et leurs confédérés, avaient soif du sang do rinnocent monarque. En conséiuence, il fut mis en accusation, et condamné par cet infâme tribunal à périr sur l'échafaud par la guillotine.
7. La fermeté de Louis XV"! ne so démentit pas lorsqu'il entendit sa sentence, et,suivant le témoignage d'un jacobin exalté, Hébert : " il avait dans ses regards et ses manières quelque chose de surnaturel à l'homme." Il fut conduit au supplice au milieu du plus morne silence. Lorsqu'il fut arrivé au pied de l'échafaud : Fils de saint Louis, montez au ciel! lui dit l'abbé Edgeworth, son confesseur. Louis protesta une dernière fois do son innocence, et livra au bourreau sa tête auguste (21 Janvier 1793). Ainsi périt, à la fleur de son âge, le meilleur des hommes et le plus faible des rois, véritable martyr des fautes du pouvoir absolu qui n'étaient pas les siennes, et d'un concours inouï de circonstances oii de plus forts que ce prince infortuné auraient succombé. La reine Marie- Antoinette et Madame Elisabeth, sœur de Louis XVI, qui ne savait que prier et pardonner, eurent le même 6ort<
C. Quelle fut la conduite de la Coarention nationale de 1792 ? — 7. fccontex l«i circonstance» de la mort d© Louia XVI.
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la première, en octobre 1793, et la secoTKJe, au mois de mai 1793. Le dai^^hin, fils de Louis XVI, enfant de dix ans, mourut danJSl^îi^hot du Temple, en 1795.
8. De 1792 à 179^^1a>gTmlotine, à Paris et dans les provinces, était to(We)fumante du meilleur et du plus noble sang de Fra^CQ£->JLes arrestations étaient si nombreuses, les exécu^oa^£t les mas-acres si horribles que cette période est connu^udans l'histoire sous le nom de " Kègne deUa Terreu^^ Pei^pr^^Ja plupart de ces démons, chefiLdu -gû^v(^^^mênt re^TP^tionnaire, furent, à leur touî%^BL2ïm?s à^ïa^illotin^ par leurs rivaux, et reçurent al>^in2Liusis^i^timent de leurs crimes. Bc ce nombre e\iiit ic oi^S^rOrléans, Philippe Égalité, ce monstre de wt-e^r-i^^SLcm^té-qui avait voté la mort de son cousin, Tmiortue^tsiii^^YL
9. La Convention se laissa aller au^>ÊXcè3 les plus extravagants. Elle décréta l'abolition oMa religion chrétienne; le Dimanche et tout ce qui appartient au caractère sacré duchristianisme, encoururent la haine des révolutionnaires et furent etïacés ; enfin, le culte abominable de la Déesse lîaison fut substitué à la morale sublime et aux dogmes si purs de la religion du rhrist.
10. Alarmés des procédés extravagants de la révolution en France, les souverains de l'Europe commencèrent à comprendre qu'il était temps d'unir leurs forces, pour s'opposer à ses progrès effrayants. Dès .1792, une coalition s'était formée entre la Prusse et l'Autriche, afin de rétablir l'autorité royale et de restaurer la tranquillité dans le pays. Après l'exécution de Louis XYI, l'Angleterre, la Hollande, la Pussie et l'E-îpagne s'unirent aux deux autres. Les forces alliées ayant envahi la France sous le commandement du duc de Brunswick, furent complètement défaites.