PRÉFACE
un vaste champ où l'un et l'autre peuvent cueillir de riches et utiles moissons. Ajoutons qu'on ne saurait inspirer trop tôt aux enfants le goût et l'amour des choses sérieuses, et que nulle étude profane n'est plus propre que celle de l'histoire à faire atteindre ce noble but. Il est digne de remarque, au surplus, qu'un jeune homme, habitué de bonne heure à lire des ouvrages moraux et instructifs, s'adonne rarement à des lectures légères ou pernicieuses. C'est une vérité tellement évidente et si généralement admise, que les romanciers du jour, même les plus répréhensibles sous le rapport moral, s'efforcent souvent d'élever sur quelque fait historique l'échafaudage de leurs œuvres frivoles ou malsaines.
Dans la rédaction du cours d'histoire que nous offrons aujourd'hui au public canadien, et que nous de-tinons tout particulièrement aux élèves des écoles primaires élémentaires et primaires supérieures, nous n'avons eu, pour l'histoire du Canada, qu'à suivre Garneau, Ferland et Faillon, et, pour le reste, qu'à marcher sur les trace? des auteurs les plus connus et les plus véridiqae?. Nous nous sommes attachés à reproduire les faits principaux et à les indiquer par des dates précises, de manière à en retracer facilement le souvenir. Cha^iue fois même que nous avons pu le faire sans dépasser les limites forcément restreintes d'un abrégé, nous sommes entrés dans des détails assez étendus pour donner aux faits leur vérit ible physionomie et pour les graver plus profondément dans la raémoir '. Entraînés par la beaut,- et la multiplicité des événements, nous aurions voulu n'en omettre aucun j mais la nature même de notre ouvrage s'y opposait formellement. Ceux qui se sont déjà essayr^ dans co genre, comprendront sans peine le regret que nuus eu avons tout naturellement éprouvé.
Tel qu'il est, cependant, nous osf)n3 croire que ce Cours renferme à peu près tout ce qu'il importe de savoir en histoire ; nous sommes certains, en outre, que les nombreuses questions placées au bas depages et se rapportant à des numéros dordre, faciliteront singuliirement le travail de la mémoire chez les élèves. Les maîtres mêni-s trouveront, dans la méthode qi;e nous avons suivie, un avantage ])récieux, un puissant auxiliare. N'ayant pas toujours le loisir de préparer une série d'interrogations sur le texte à étudier, ils trouveront ici un questionnaire détaillé, qu'il leur sera facile, toutefois, «ie dévelopi er davantage s'ils le jugent insuflBsan-.
On peut, d'ailleurs se servir avec proft* do cet ouvrage oomn g livre de lecture courante, dan- les premières classes des écoles m< dè':es et dans les académies : c'est dans cette vue, du moins, que nous n'avons point mêlé les questions aux réponses. Loin de souffrir de cet arrangement, l'enchaînement des faits s'en trouve fortifié davaiita„Oj — rien no venant ainsi briser la continuité du récit.
Dans notre pensée, enfin, ce Cours répond à un oesoin véritable, et comble une lacune dont les instituteurs se plaignent depuis longtemps j malgré ses iniperfcctions presque inévitables, nous espéroi;:^ donc qu'il rendra quelques services à renseignement élémentaire de l'Histoire. Puisse-t-il, du moins, être accueilli comme un gage évident .lu vif intérêt que n'-ui» portons à l'instruoti'm do la jeunesse de notre pays I
TABLE DES MATIÈEES.
N( riONS GÉNÉRALES d'HISTOIRE 9
i'î;!i>iiÈRE Époque. — Depuis la création jusqu'au déluge. 11 f Pic.'xiÈ.ME " — Depuis le déluge, jusqu'à la vocation
d'Abraham IG
l'HoiisiÈME " — Depuis la vocation d'Abraham, jusqu'au passage de la mer Rouge. . i20