ANTIOCHUS
le devoir, '• Tout cela, dit Bossuct, était écrit dans les livres inspirés. "
2. Si la violence des persécutions fit tomber bien des Juifs dans l'idolâtrie et l'oubli de la loi divine, il y eut un grand nombre de fidèles Israélites qui demeurèrent fermes, et aimèrent mieux mourir que de désobéir à Dieu en se souillant par des viandes im- 2)ures.
Un des plus illustres fut le saint vieillard Eléazar. Ce docteur de la loi consentit à marcher au supplice plutôt que de manger des viandes défendues que l'on essayait en vain de lui mettre de force dans la bouche. Ses amis, touchés d'une fausse compassion, étaient parvenus à substituer des viandes permises aux viandes défendues, et rengageaient à en manger, afin de paraître ainsi avoir obéi an roi ; mais le courageux vieillard répondit: *' Une telle feinte ne convient pas À mon âge ; je no donnerai pas aux hommes plus jeunes que moi un exemple funeste qu'ils pourraient être tentés d'imiter s'ils^ venaient à croire qu'à Tàge de quatre-vingt-dix ans, Eléazar a changé de vie. Pour quelques jours qui me restent à vivre, je ne cou\i'irai pas d'opprobre ma vieillesse, et. pour échapper aux supplices des hommes, je ne m'exposerai pas à tomber sous la main du Tout-Puissant, auquel je n'échapperais ni pendant ma vie ni après ma mort. " Ayant achevé ces mots, il subit la mort avec courage.
3. Un exemple plus sublime encore vint montrer à la nation juive et à tous les siècles la force surhumaine que les vrais Israélites trouvaient dans leur mainte foi.
Sept frères, connus sous le nom de Jlachabées. comparurent devant le tyran, qui employa vainement les promesses et les menaces pour leur faire abandonner le Seigneur et son culte. Irrité de leur fermeté, il ordonna qu'ils fussent tourmentés les uns après les autres, en commençant par l'aîné. On lui coupa la
2. Quelles furent lea plu? illustres victimeij do la cruauté d'Anfiuchus? — Racontez avec détailla mort courageuse d'Eléaxar. — L.. Rafitnteï rhi«t<»irc des ecpt ftx-res MachuWca et de leur mère.
llff HISTOIRE SAINTE.
langue, les pieds et les mains, et on le fit ensuite rôtir dans une chaudière d'airain. Ses frères et ea mère, présents à ce terrible spectacle, s'encourageaient mutuellement à subir à leur tour cette mort cruelle. Le second endura le même supplice, et, au moment d'expirer, il dit au roi: " Vous nous arrachez la vie; mais Dieu, pour qui nous la sacrifions, nous la rendra après que nous l'aurons perdue. " Les cinq autres subirent de semblables supplices en présence de leur mère, qui les exhortait à la patience dans l'espé- ]"anco des récompenses éternelles. Le septième, à peine dans l'adolescence, fut remis entre ses bras, afin qu'elle l'engageât à obéir au roi ; mais cette femme incomparable, s'élevant au-dessus des sentiments de lu nature, dit à son fils : *• Regardez le ciel, mon fils, et rendez-vous digne des récompenses de vos frères ; ne craignez pas la mort, soyez fidèle au Seigneur notre Dieu. '" L'enfant, l'interrompant s'écria: '-Xon, je n'obéirai point aux ordres d'un prince impie, qui me commtaide d'abandonner mon Dieu. " Antiochus en fureur ordonna qu'on lui lit subir le même sort qu'à ses frères ; le môme jour la mère fut aussi immolée à la cruauté du tyran.
4. Tout Israël était dans la désolation, et chacun se voyait à la veille de perdre la vie s'il ne voulait abandonner la loi du Seigneur. A la vue d'aussi atroces persécutions, et, poiu- n'être pas témoin de l'apostasie de quelques Juifs, qui n'avaient pas le courage d'imiter les illustres martyrs d'Israël, un prêtre, nommé MathatMas, se sentit animé de l'esprit de Dieu, et sortit do la ville en criant de toutes ses forces : " Israélites qui vous sentez le courage de demeurer dans l'alliance du Seigneur, venez et suivez-moi. ' Entouré denses cinq fils Jean, Simon, Judas appelé Machabée, Eléazar et Jonalhas et d'un grand nombre de Juifs, il se retira dans les déserts et sur les mon- * tagnes, fortement résolu de s'y défendre. Sommé de he rendre par un des officiers d'Antiochus, Matha-
4. Quic?t-cc qui prit lit Jôfcii»c ilt- la lui et de la uation?