‹ Cours abrégé d'histoireChapitre 77 sur 209 · COMTE DE DALHOUSIE · texte numérisé non relu

COMTE DE DALHOUSIE

eaccessivemeut par les mains de Thonorable James Monk, qui ne fit que dissoudre la Chambre et ordonna de nouvelles élections; puis par celles de Sir Peregrine Maitland ; enfin, par celles du comte de Dalhousie, qui arriva à Québec, le 18 juin 1820, en qualité de gouverneur-général des colonies anglaises de l'Amérique du Kord.

S. Convaincue enfin de l'impossibilité de protestantiserlepajs, l'Angleterre prit le sage parti de laisser les Canadiens suivre la religion de leurs pères.

Le 12 janvier 1819, le Saint-Siège érigeait Téglise de Québec en métropole, et conférait à Mgr. Plessis le titre d'archevêque; à AE. McDonald, celui d'évêque de Eégiopoiis (Kingtston) ; et, à M. McEachern, celui d'évêque de Eose, pour le Xouveau-BrunsTvick et les îles de la Madeleine.

9. Le comte de Dalhousie convoqua la nouvelle Chambre législative pour le 14 décembre 1820. Dans cette session, la Chambre vota un bill de subsides qui fut rejeté par le Conseil, ce qui ne manqua pas d'augmenter le mécontentement des représentants du peuple; ensuite, la discorde alla toujours croissant enti-e ces deux branches de la législature. Le gouverneur, qui était du même avis que le Conseil, prétendit que le vote des subsides était insuffisant sans le concours de ce corps. Il ne craignait pas de braver l'opinion de la Chambre, car il comptait bien que l'union des deux Canadas, à laquelle il travaillait de toutes ses forces, lui donnerait raison des Canadiens- Français. Après avoir visité dans ce but le Haut- Canada, il convoqua les Chambres à son retour; maie il reçut un nouveau refus au sujet des finances, n'ayant eu qua cinq votes en sa faveur dans la Chambre d'assemblée.

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