‹ Cours abrégé d'histoire [microforme]Chapitre 100 sur 309 · DE VAUDREUIL—MONTCALM · texte numérisé non relu

DE VAUDREUIL—MONTCALM

1757] 3. Au printemps de 1756, arrivèrent de France avec le marquis de Montcalm, qui venait remplacer le baron Dieskau au commandement de l'armée, plusieurs officiers de mérite, entre autres, le chevalier de Tévis, depuis duc de Lévis et maréchal de France, de Boug: tinville et de Bourlamaque. Il arriva aussi un bataillon du régiment de la Sarre, et un autre du régiment de Royal. -Roussillon.

4, Le 15 août 1756, les Français, commandés par Montcalm, s'emparèrent des forts Ontario et Chouaguen. 1600 prisonniers, 113 bouches à feu, 5 bâtiments de gucrre, 200 bâteaux, avec d'immenses approvisionnements d'armes et de vivres, tombèrent en leur pouvoir, Les Anglais eurent 150 tués ou blessés, et les Français, 30.

Epuisé par la famine et miné à l’intérieur par l’inconduite des administrateurs, le Canada ne pou rait résister longtemps aux forces ‘considérables que ! l'Angleterre ne cessait d'envoyer en Amérique. En 1757, la colonie ne reçut de France, pour tout secours, que 1500 hommes, tandis que les colonies anglaises en ree ns 10000 de leur métropole.

Dans la même année, les Français, sous la conduite de Montcalm, s ’emparèrent aussi du fort George où William-Henry, établi à la tète du lac Saint-Sacrement, La garnison anglaise se défenditavec bravoure

mais, au bout de six jours, ayant perdu tout espoir d'ètre secourue, et voyant ses munitions presque épuisecs, elle capitula. Dans l'impossibilité de nourrir les prisonniers, au nombre de 2300, Montcalm se décida à les renvoyer, à condition de ne pas servir co ‘re la France avant dix-huit mois.

Malheureusement, cette beile victoire fut tachée par la conduite barbare des Sauvages alliés des Français, qui pillèrent et tuèrent un gri and nombre de prisonniers anglais, Ceux-ci n’eussent pas dû se mettre en

. Quel secours la colonie reçut-elle de France, au printemps de 1766 ?—4, Quelle victoire les Français, commandés par Montealm, remportèrent-ils à Chouaguen, en 1756 ?—5. Quels succès les Français eurent-ils en 1757?

route avant l’arrivée de l’escorte qui avait ordre de les protéger contre les attaques des Sauvages. Ces derniers étaient donc seuls responsables de la violation du droit des gens; on ne peut attribuer cet acte si déplorable de cruauté qu’à leur insatiable férocité, à leur indépendance et à leur haine pour les Ang ais. Ceux-ci, toutefois, avaient eu le tort de donner du rhum à ces barbares, malgré les représentations expresses des généraux français.

6. Montcalm, au printemps de 1758, n'avait que 6000 hommes à opposer aux 40000 que les Anglo- Américains venaient de mettra à la disposition du général Abercromby, qui pouvait, de plus, compter sur un Corps de réserve de 20000 miliciens.

7. Cette même année, 1758, les Français perdirent Louisbourg et toute l'ile du Cap-Breton, l'ile de Saint- Jean, les forts Frontenac et Duquesne.

Pendant près de deux mois, la garnison de Louisbourg, qui ne comptait que 6500 hommes, tant sol- Jats que miliciens et Sauvages, lutta avec une incroyable énergie contre plus de 12000 soldats et marins, sous les ordres du général Amherst et de lamial Boscawen; et ce ne fut qu’à la veille d’un assaut impossible à soutenir, que le gouverneur de la place, M. de Drucour, crut devoir capituler. e

Le fort Frontenac n’était gardé que par 70 hommes sous les ordres de M. de Noyan, quand les Anglais s’en emparèrent; aussi, dut-il se rendre au bout de deux jours au colonel Bradstreet, qui l’attaquait avec 3000 hommes. M. de Ligneris, qui commandait au fort Duquesne, se voyant menacé par une arme de 6000 hommes commandés par le général Forbes et le colonel Washington, brûla le fort, et se retira avec sa garnison dans celui de Machault.

6. Quelles forces Montcalm pouvait-il opposer aux Anglo-Américains, en 1758?—7. Quelles pertes les Français éprouvèrent-ils en 1758 ? Quelle fut la conduite de Louisbourg ? Par quelles forces était gardé le fort Frontenao quand les Anglais s’en emparèrent? Com went les Français perdirent-ils le fort Duquesne ?

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