Celui-ci, à la tête de trois cent mille hommes
apprenant que l'armée romaine n'était que de quinze mille, se mit à rire en disant: “S'ils viennent à nous comme ambassadeurs, ils sont trop de monde; si c’est pour nous battre, ils sont trop peu.” Ileut lieu de se repentir de cette jactance; les Romains firent un affreux carnage de ses troupes (69). Pomypée fut charué d'achever la guerre.
14. Mithridate, abandonné par Tigrane, fut encore trahi par son fils Pharnace, au moment où ii allait enter contre Rome un dernier et terrible effort. Ce ailhcureux prince essaya de terminer sa vie par le poison; mais, habitué dès sa jeunesse à en braver les clics, il n’en ressentit aucun mal et se perça de son épée (65), Avec ce génie barbare, succomba l’incépendunce de l'Asie.
11, Qu'était Sertorius? Quelle fut sa fin ? Que sait-on de Spartaous ?—12, Que fit Mithridate, ayant appris la révolte de Spartaous et la guerre que les Romnins avait à soutenir en Espagne ?—13. Quelles force: :pposa-t-il aux Romains ? Quelle remarque fit-il en crpree int
he : Romains n'étaient que quinze mille ?-—14. omment finit Mithbridate ?
15. Pompée parcourut l'Asie en vainqueur ; il sou. mit tous les peuples jusqu’à l'Euphrate, et rendit Ty. grane ct Pharnace tributaires. A son retour, on lui donna le surnom de (Grand (64). Ses victoires et scs conquêtes en Asie avaient accru sa popularité. Maitre de l’armée, rapportant d'immenses richesses, il eut pu jouer le rèle de Sylla, si la violence n'eut répugre à l'indécision de son caractère; il poussa la modération jusqu’à se tonir aux portes de Rome en attendant ie jour du triomphe et ie licenciement de son armée.
16. Pendant ce temps, Rome échappait par le patriotisme du grand orateur Tullius Cicéron aux cri. minelles entreprises de Catilina. Ce jeune patricien, perdu de dettes et de crimes, voulait relever sa iortune en bouleversant sa patrie. Cicéron, nommé consul malgré les intrigues de Catilina, déjoua tous ses projets, qu'il découvrit au Sénat, et fit mettre à mort Les complices du conspirateur, tous jeunes débauché: et
atriciens comme lui. Catilina, obligé de fuir, se mit à la tête de ses partisans, et marcha en armes contre Rome, mais il fut vaincu et tué dans une bataille, près de Pistoie (62).
17. Pompée n'avait pas assez de désintéressement, ni Cicéron assez de résolution et de fermeté pour sauver l'État. Le premier se repentait déjà de s'être mis dans la dépendance du Sénat en congédiant son armée ; le second n’admirait que les actes de son consulat et s’imaginait naïvement que la république ne courait aucun danger parce que le Sénat lui avait décerné le titre de Père de la patrie. Caton, esprit chagrin, citoyen austère, qui voyait Rome perdue si elle ne revenait à ses mœurs antiques, et Crassus, le vain jucur de Spartacus, plus fastueux que libéral, ne pouvaient devenir les maitres de la république. Cette fortune était réservée à un personnage nouveau qui s'avhe
15. Que faisait alors Pompée ? Que reçut-il à son retour à m0? —16. Que se passait-il à Rome pendant l'expédition de Po en Asie ? Qu'était-ce quo Catilina, et comment finit-il ?- 1: était l'état de Rome vers l'an 60 avant J.-0?
minait sans bruit, mais avec une habileté consommée, vers la première place.
13, Issu d’une famille illustre, mais alliéo à celle de Marius, Jules César était déjà renommé par sou éloquence et ses talents militaires. Sylla avait deviné son ambition,: en disant qu'il voyait en lui plusieurs Marius. Les dépenses excessives qu'il fit dans son édilité et pour se faire nommer grand pontife l’endettèrent grandement; car, depuis longtemps déjà, les suflrages et les faveurs du peuple s’achetaient à prix d'argent, Ses mots heureux, son audace, achevèrent de tourner sur lui tous les regards. Quant à lui, il ne faisait point mystère de son immense ambition, et, traversant un petit bourg des Gaules pour aller combattre les Lusitaniens, il disait à coux qui l'entouraient: ‘J'aimerais mieux être le premier ici que le second à Rome. ”
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Depuis le premier Triumvirat jusqu'à l'établissement de l'Empire (60-31).
1. Désormais l'autorité était à Rome le partage du plus audacieux et du plus habile. Le jeune César chercha à établir son influence à l’aide de celle des plus puissants citoyens : Pompée, célèbre par ses victoires, Crassus, le plus riche des Romains. L'union de cos trois hommes s’appela triumvirat,
2. César, pour se créer une armée, se fit confier le soin de soumettre les Gaules. Pendant neuf ans d'incroyables efforts, il vainquit successivement toutes ls peuplades de cette vaste contréo, épouvanta les Germains et les Bretons, et revint triomphant avec une «rmmée dévouée à sa fortune (50). La conquête de li Giuule s'était achevée par des ravages et des massacres, Deux millions d'hommes avaient perdu a vie ou la liberté en résistant au conquérant.